Yan Pei-Ming a offert une de ses peintures , « Le Rêve », au musée des Beaux Arts de Dijon. Elle rejoindra la partie du musée actuellement en travaux. J’ai assisté à un commentaire, dans le cadre de « l’oeuvre du mois ».
Jamais je n’étais restée aussi longtemps devant une oeuvre ! Une heure et demie! Assise sur mon tabouret de toile, j’écoutais l’aimable jeune femme qui faisait sa conférence sur Ming, et sur cette toile en particulier. Mais je ne quittais pas des yeux la peinture du « Rêve ».
Je suis entrée sans problème dans cette sorte de sous-bois sombre. J’ai marché sur le sol terreux ou pierreux et sur les feuilles mortes. J’ai longé les gros troncs d’arbres. Et j’ai atteint cette lueur, au fond, là-bas, qui m’attirait depuis le début. Une respiration claire, au centre du tableau, qui contraste avec l’atmosphère noire et angoissante du restant. J’ai écarté les masses puissantes et épaisses, résistantes et hostiles, pour me glisser tant bien que mal dans cette ouverture souriante, bleutée, fraîche et accueillante.
Pas de vraie figuration de forêt ni de frondaison, pourtant. Juste l’évidence d’un paysage. Quelque chose d’abstrait, mais qui évoque inévitablement une image de voûte végétale ou, peut-être de roches volcaniques, ou encore de caverne… On pense à un paysage bien romantique du XIXème siècle…Avec un beau clair-obscur!
Contrairement aux toiles que je connaissais de Ming, celle-ci n’est pas le résultat, apparemment, des larges gestes de peinture brossée. Elle est surtout faite de giclures, d’éclaboussures, et de matière. Et elle comprend un peu de couleur autre que le gris, le blanc et le noir. Pas le rouge de certains de ses portraits, ses « fausses propagandes chinoises »! Mais un superbe bleu!
extrait du « Rêve » de Ming
En tout cas, j’ai retrouvé la force de l’artiste et son énergie. Et j’ai vu à nouveau sa maîtrise de la construction.
Le paysage que j’avais devant moi était évidemment un monde intérieur. Celui du peintre ou celui de qui vous voulez. Le mien, pourquoi pas! Le vôtre?
Cliquez sur les visuels pour agrandir, en deux fois
Cécile Bart était à Interface, à Dijon, (12 rue chancelier de l’hospital) cet hiver 2015-16. Cet appartement/galerie était fier d’accueillir la plasticienne bourguignonne de renom, à juste titre. (du mercredi au samedi, 14-19h)
extrait de l’oeuvre de Cécile Bart
Cécile Bart s’est pliée, comme tous les artistes qui interviennent à Interface, à l’adaptation aux lieux. C’est d’ailleurs son habitude. Elle a donc choisi d’ habiter non pas l’espace et le volume des pièces mais les murs. C’est à dire des surfaces. Et les surfaces, c’est quelque chose d’important dans le travail qu’elle mène depuis des années.
On retrouve donc ici ses aplats de couleur, en formes géométriques: de grands carrés ou rectangles. Soit directement peints sur le mur blanc, soit peints sur du voilage Tergal (un matériau qu’elle utilise souvent, depuis longtemps). A remarquer que les boiseries des salles portent également ces formes carrées ou rectangulaires et que tout cela offre une harmonie de lignes intéressante.
Et voici donc une agréable impression de glissement pour le visiteur… (Car, les voilages sont tendus devant les murs, à plus ou moins grande distance de ceux-ci.). Sensations de décalage des plans, double vue, perturbation du regard, translucidité, modifications des lumières et des couleurs suivant le déplacement du visiteur dans la pièce.
L’artiste a voulu que l’un des murs de l’appartement ait un espace suffisamment large entre lui et la tenture en Tergal pour que le visiteur puisse s’enfiler dans ce couloir. Il pénètre ainsi au cœur de l’œuvre et porte un regard différent. Les teintes sont soudain plus opaques, le jeu des superpositions n’existe plus… Mais il voit de l’autre côté…Une expérience!
Les distances, les profondeurs, les transparences, les additions, les modulations… Tout ce jeu subtil est à Interface. Une histoire de peinture et de regard…
Cliquer sur le visuel pour agrandir, en deux fois
J’avais tout de même préféré l’exposition de Cécile Bart en 2009 au FRAC de Dijon. Je vous mets le lien de la page « archives du blog » qui contient mon papier à ce propos : https://www.doudonleblog.fr/category/archivblog/page/15/
C’était à voir en novembre 2015, la plasticienne Christine Delbecq proposait « Chambre d’échos » à la Maison des Sciences de l’Homme, sur la campus dijonnais (esplanade Erasme, 8h30-18h30). L’artiste avait travaillé là en résonance avec le recueil de poésie de Myriam Eck « Mains suivi de Sonder le vide ».
Entrons….
Sensation de souffle imperceptible. Flotter. Porté. Douceur crémeuse. Caresse nuageuse.
Au centre, une bâche plastique géante est suspendue d’un bout à l’autre de la pièce, comme un immense hamac, presque jusqu’au sol. Blanche, translucide. Grande voile où sont juste posés là, à portée de nos mains, deux petits cartons blancs, découpés, évidés, bousculés.
Sur les murs, deux très grands panneaux couverts de centaines de petites photos. Christine Delbecq a photographié sa propre installation, en détails très rapprochés, en allant au coeur même de l’oeuvre. Collés, regroupées, serrés, de divers formats. Voilà donc ce « grand blanc de l’attente » (comme le nomme Christine Delbecq) éparpillé, dispersé en fragments, mais… reconstitué. En une autre forme. Ressuscité. C’est le même « grand blanc », et pourtant différent. A la fois multiplié et intensifié. Rapproché et éloigné.
Impression de voir le mur respirer. Gonfler et maigrir. Bomber et reculer. Avancer. Navigation à la voile. Orgasme.
A l’autre extrémité de la pièce (de la chambre) sont suspendues des surfaces blanches verticales, où s’alignent les « Petits Rouges ». Série de tableautins (18/25 cm) où s’enchaînent des signes, des graphismes, des collages etc, sur papier rouge marouflé sur bois. C’est une rupture, semble-t-il, dans la « chambre », de couleur, de matière, de lignes…Mais, à bien regarder, tout est là encore. Les Petits Rouges, eux, peut-être, « disent » ce qu’on vient de ressentir. Ils pourraient être une variation du Grand Blanc. En tout cas une mise en « écriture »de ce qu’il se passe dans cette chambre d’échos.
L’écriture de la respiration. Les pleins et les déliés de la vie. Les textes du non-dit.
Bon! Dernière nouvelle! Les Petits Rouges ont disparu! L’artiste a préféré les supprimer…Faut suivre, hein? J’attends une explication!
je referai des photos …A suivre!
Voilà! En dehors du vernissage, sans foule et sans éclairage nocturne, je suis retournée dans la « Chambre » . Belles lumières d’après-midi, et à nouveau impression de plis de lit, de sensualité, de caresses… Le grand plastique blanc au centre de la pièce jouait de sa nonchalance et de son immobilité prometteuse. Et, sur les murs de photos, le même plastique, avec ses petits cubes, s’imposait plus que jamais, mais…éclaté, explosé. Reproduit mais…démultiplié (au sens de « augmenter la force »).
extrait de l’un des murs photographiques
Et décidément la Ligne Rouge me manque! J’ai de la peine à comprendre sa disparition dans cette expo. (cf plus haut ce que j’en pense).
Les élèves ados et adultes des ateliers d’art plastique de Christine Delbecq exposent également, après avoir travaillé toute une année sur le recueil de Myriam Eck. C’est à l’Athénéum, sur le Campus. Excellent travail. A voir aussi.
Cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois
Jusqu’à dimanche soir 8 novembre, à l’hôtel de Voguë, Dijon, « Les Amis de la Peinture Bourguignonne au vingtième siècle » proposent une exposition (comme tous les deux ans) intitulée « Confrontation ». Toutes les oeuvres accrochées là appartiennent à un seul collectionneur. (10h30-18h)
Peintures plutôt « classiques » …
Mais certaines toiles de Georges Laporte, par exemple, ou ces aquarelles inattendues de André Claudot faites lors d’un voyage en Chine sont très intéressantes. Petit coup de coeur pour une toile de Pierre Klemcynski! (photo ci-dessous). J’aime l’ambiance créée ici! Peintre bourguignon lui aussi, Raymond Rochette (1906-1993) a son exposition à la Galerie Notre Dame, 3 rue Musette, à Dijon, jusqu’au 15 nov. Fameux pour ses peintures de la métallurgie lourde du Creusot dès 1949. Etonnant.
« L’Alchimie du livre », de Anselm Kiefer, à la Bibliothèque nationale de France, François Mitterrand, à Paris, était à voir (oh oui!) jusqu’au début février 2016.
Quand je pénètre dans l’immense salle d’exposition de la Bibliothèque F. Mitterrand, je crois être passée de l’autre côté du miroir. Comme Alice au Pays des Merveilles.
Je suis dans une bibliothèque de géant: très hauts rayonnages, très grands livres étranges, ouverts, fermés, rangés, empilés, debout, couchés, vieux, endommagés… Des vitrines, aussi, et de rustiques coffres métalliques dont le contenu est écrit à l’encre. (En fait, tout cela est une reconstitution de la réserve de l’artiste Anselm Kiefer, en région parisienne, qui contient un bon millier de ses livres d’artistes créés depuis plus de quarante ans.)
La tête me tourne. Le caractère sacré du lieu me saute aux yeux. Je savais le livre magique, mais à ce point! Kiefer le hausse jusque dans des sphères élevées. Le livre porte en lui la vie, le monde, l’Histoire, les Hommes, la Terre… Euh! Tout, quoi! Le livre est porteur. Le livre est sorcier, aussi, sans doute. Il a des pouvoirs.
Et, surtout, c’est le comble…le livre, ici, n’est pas vraiment livre. Trop gros (certains sont plus grands que moi), trop lourd (certains sont en feuilles de plomb), trop épais (certains sont en terre), trop fragile (certains sont en débris de verre)… On ne l’ouvre pas. On ne le feuillète pas.
Et pourtant…L’idée (l’idéal) du livre est bien là.
Mais c’est l’oeuvre d’un plasticien, ne l’oublions pas! Pas d’un écrivain. « L’Alchimie du livre » parle de la guerre, de Hitler, de Genet, de la Kabale, de cosmogonies, de femmes au destin tragique etc. La matière est riche. Le matériau également, d’une variété incroyable: photos, sable, métal, peinture, aquarelle, branches, cheveux, cendre, fleurs etc.
La scénographie est puissante, autant que chacun de ces drôles de livres. L’exposition est construite comme une bibliothèque, certes, mais aussi comme un temple (ou une église ou une synagogue ou une mosquée!) Deux grandes peintures occupent les murs. Un océan et une forêt au milieu desquels règne un …livre.
Bref, l’ensemble est très fort. Éléments et Tout…
cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois
A l’Entrepôt 9, à Quétigny (galerie Barnoud),il y a eu l’exposition d’Isabelle Lévénez , « IL voyage autour de mon crâne »
Savoir déjà que le IL du titre de l’expo passe par une ambiguïté entre les initiales de l’artiste, le masculin, le féminin, l’autre, le moi etc… Nous sommes conviés à un voyage à l’intérieur d’un paysage mental. Celui d’Isabelle Lévénez, mais sans doute aussi celui d’autres personnes (ses élèves? Puisqu’elle est aussi art-thérapeute…Ou le nôtre?)
Tout tourne autour du cerveau, donc (car, le crâne est son écrin)
Des dessins délicats qui disent le mystère de cet organe caché et essentiel, sa beauté plastique. Doucement, se mêlent des impressions, toutes en lien les unes avec les autres. C’est ce que j’apprécie. Même si le passage de l’une à l’autre est imperceptible: on pense, par exemple, teste de Rorschach, images de scanner, empreintes d’un cerveau. Mais aussi sensations internes, émotions, pensées…etc.
De la pointe de son crayon subtil, l’artiste suggère à la fois une vérité médicale et un imaginaire tout puissant (né du cerveau). Un peu de préciosité ne gâche rien: feuilles d’or ou de cuivre viennent agrémenter parfois ces petits dessins tout en finesse. La matière et le matériau ont leur rôle aussi: brou de noix ou papier abrasif, par exemple. Ou encore linogravures. D’autres oeuvres sont des photos retravaillées au crayon, le crâne est suggéré comme un être organique ou végétal. Assez beau!
Directement dessinée sur le mur, au fusain, voici aussi une grande vague troublante. Une obsession de traits (cf photo ci-dessous) Ce que dicte parfois le cerveau? Les confusions et les entrelacs de notre paysage mental?
Les mots et l’écriture ont également leur place dans cet univers d’artiste. Des phrases sont projetées sur les murs. Elles ont toutes comme sujet grammatical le fameux « IL »: « IL écoute le silence de l’image », « IL trouve l’opacité blanche » …
La vidéo « Temps suspendu » est intéressante (et pourtant, j’ai tendance à m’ennuyer sévère devant les vidéos contemporaines!): une pile de feuilles de papier filmées en train de s’envoler une à une…mais film passé à l’envers. Chorégraphie fascinante dans un environnement vide et anonyme, plutôt pesant. Forte impression du temps qui défile.
Le reste de l’exposition n’est pour moi que du « remplissage ». Un tas de confettis, une éponge siliceuse sur un bout de bois, une chaise de bois décorée à la craie … Désolée.
Pour agrandir le visuel, cliquez dessus, en deux fois
Presque par hasard, je suis tombée sur la Galerie « L’envoûtée » à Mâcon. Un beau lieu, ancienne cave de l’Académie, aux voûtes peintes en blanc. Là se situait une rétrospective de l’artiste Raymond Pagès, en octobre 2015. Pour moi, une découverte intéressante
Raymond Pagès est devenu célèbre par ses affiches Air France en 71. Il est connu surtout comme « affichiste », du coup. Mais franchement, cet artiste gourmand de tout et inventif mérite qu’on s’intéresse à lui pour autre chose!
Dans cette expo de Mâcon, mise en place par un de ses amis, on lui voit ses premières peintures des années 50, style de Staël ou da Silva. ( Il a participé à plusieurs Grands Salons de l’époque). Et puis, toute sa recherche plastique autour des matières, formes, couleurs, collages, impressions etc. Il touche à tout. Il se balade. Mais avec un esprit de vrai artiste. Il se passionne pour le jazz, la méditation orientale, la poésie… Les mots sont ses complices, il aime jouer avec, et partir de là pour créer. C’est ainsi que l’on voit, dans son travail « la petite peinture de nuit », « le deconcerto pour un silence », « les maîtres à penser » (admirables encres pleines d’humour qui donnent à voir le « maître à pencher », « le maître à penser prêt à régner -araignée- etc). Il flirte avec dada (cf son invitation à une exposition d’oeuvres fictives!!).
Son ami Dubuffet est un vrai compère pour lui. L’exposition montre aussi cette partie de l’histoire de l’artiste, avec leur correspondance etc. Mais rien d’ennuyeux du côté de ces souvenirs en vitrine. L’essentiel restant les peintures, collages, objets plus ou moins surréalistes…
Je n’ai pas pris de photo et vous livre simplement l’affiche de cette rétrospective. Cliquez dessus pour agrandir.
Fin de l’année 2015, l’artiste plasticienne Fabienne Adenis a donné à voir son Peuple d’Ondalia à l’Entrée Libre, galerie de la Caisse d’Epargne , rond-point de la Nation, Dijon.
Dieu sait que je les ai aimées ces créatures magiques jaillies du four de Fabienne Adenis! Ces divinités et ces prêtresses révélées dans leurs coutumes de peuple lointain, au fond d’un imaginaire merveilleux! J’ai cru en ce peuple d’Ondalia créé par l’artiste. Ce « Peuple de la Neige espérée ». J’ai suivi ses rites, observé ses objets cultes, son animisme, ses parures, ses nourritures… J’ai été émue par son arrivée sur notre Terre, par ses apparitions ici et là lors d’expositions de Fabienne Adenis. Voilà bien 8 ans que je le suis dans ses pérégrinations. Cela m’a toujours paru une très belle aventure d’art plastique.
Et là…
Que s’est-il passé?
Est-ce mon état personnel triste, agacé et fatigué de ce jour-là? Est-ce ce lieu bancaire (et Couqueberguien!) solennel, froid et artificiel?
En tout cas, cette fois, je ne suis pas du tout entrée dans le pays d’Ondalia. J’ai évidemment reconnu beaucoup des pièces présentées, en raku ou en porcelaine pour les phalènes, par exemple (cf photo ci-dessous) Mais, d’un coup, je les ai trouvées clinquantes, posées, mal mises en scène…Elles avaient perdu leur âme. Bien sûr, ce sont des pièces magnifiques, parfaitement réussies et maîtrisées, originales. Elles vont plaire. Et c’est tant mieux. Moi, je n’ai pas été touchée par l’ensemble.
Je ne connaissais pas les peintures à la cire de Fabienne Adenis qu’elle a accrochées aussi à cette expo. Celles de l’entrée, avec leurs délicates silhouettes sur fond de matière dense sont intéressantes (cf photo ci-dessous).
je choisis de mettre des photos de mes archives, seule la peinture correspond à cette exposition. Cliquer pour agrandir, en deux fois.
Le professeur d’art plastique du collège et lycée Montchapet, à Dijon, (qui doit être encore Pierre Gallion, si je ne m’abuse) a fait réaliser aux élèves des photos qui utilisent les techniques du plasticien Philippe Ramette. Cet artiste contemporain réputé fut dijonnais et même élève de Montchapet! Sa particularité est de se mettre en scène, de faire des photos (de lui ) en position incroyable, défiant les lois de la pesanteur, de l’apesanteur, de l’équilibre, sans trucage… (pas de Photoshop ou autre).
Utilisant la sculpture de Louis Leygue qui se trouve à l’extérieur du lycée, à l’entrée, le professeur et ses élèves ont fait des photos qui , comme les oeuvres de Philippe Ramette, modifient notre perception, jouent avec l’absurde, trompent notre vision…
Exposition de photos à voir à Montchapet, dans les couloirs de l’établissement (je n’en sais pas plus)
Le souci c’est que cette exposition s’est achevée le 27 septembre! Je n’avais pas eu le temps de m’y rendre avant, et donc de vous en parler. Mais on reverra sans doute cette artiste plasticienne ailleurs un jour! Marie-Frédérique Garcia était à la petite Orangerie du jardin de l’Arquebuse, à Dijon, pour son expo « Curiosités ».
La différence entre elle et moi, c’est qu’elle est une artiste! Sinon, nous avons en commun de repérer et ramasser des cailloux ou des morceaux de bois dans la nature… Moi, je ne fais que les transporter, les déménager de leur lieu de vie dans ma maison, les poser et les admirer.
Elle, elle a un autre rapport avec ces objets de la nature. Elle peut les dessiner (crayon de couleur, feutre, peinture…..), les mettre en scène après avoir un peu travaillé dessus, s’en inspirer pour créer elle-même des sculptures etc. Tout est fait pour les révéler, les magnifier, les sanctifier! Ils entrent dans le monde de l’art par la grande porte!
Les objets présentés sont passés par le coeur de cette artiste et par ses mains créatrices! Ils vivent maintenant leur seconde existence. Certains retourneront sans doute dans la nature après cette expo . cliquez le visuel pour agrandir, en deux fois
Commentaires récents