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Peintres Bourguignons du XXème siècle

Jusqu’à dimanche soir 8 novembre, à l’hôtel de Voguë, Dijon, « Les Amis de la Peinture Bourguignonne au vingtième siècle » proposent une exposition (comme tous les deux ans) intitulée « Confrontation ». Toutes les oeuvres accrochées là appartiennent à un seul collectionneur.  (10h30-18h)

Peintures plutôt « classiques » …

Mais certaines toiles de Georges Laporte, par exemple, ou ces aquarelles inattendues de André Claudot faites lors d’un voyage en Chine sont très intéressantes. Petit coup de coeur pour une toile de Pierre Klemcynski! (photo ci-dessous). J’aime l’ambiance créée ici! KlemcynskiPeintre bourguignon lui aussi, Raymond Rochette (1906-1993) a son exposition à la Galerie Notre Dame, 3 rue Musette, à Dijon, jusqu’au 15 nov. Fameux pour ses peintures de la métallurgie lourde du Creusot dès 1949. Etonnant.

Anselm Kiefer, bibliothèque F.Mitterrand

« L’Alchimie du livre », de Anselm Kiefer, à la Bibliothèque nationale de France, François Mitterrand, à Paris, était à voir (oh oui!) jusqu’au début février 2016.

Quand je pénètre dans l’immense salle d’exposition de la Bibliothèque F. Mitterrand, je crois être passée de l’autre côté du miroir. Comme Alice au Pays des Merveilles.

Je suis dans une bibliothèque de géant: très hauts rayonnages,  très grands livres étranges, ouverts, fermés, rangés, empilés, debout, couchés, vieux, endommagés… Des vitrines, aussi, et de rustiques coffres métalliques dont le contenu est écrit à l’encre. (En fait, tout cela est une reconstitution de la réserve de l’artiste Anselm Kiefer, en région parisienne, qui contient un bon millier de ses livres d’artistes créés depuis plus de quarante ans.)Kiefer2

La tête me tourne. Le caractère sacré du lieu me saute aux yeux. Je savais le livre magique, mais à ce point! Kiefer le hausse jusque dans des sphères élevées. Le livre porte en lui la vie, le monde, l’Histoire, les Hommes, la Terre… Euh! Tout, quoi! Le livre est porteur. Le livre est sorcier, aussi, sans doute. Il a des pouvoirs.Kiefer

Et, surtout, c’est le comble…le livre, ici, n’est pas vraiment livre. Trop gros (certains sont plus grands que moi), trop lourd (certains sont en feuilles de plomb), trop épais (certains sont en terre), trop fragile (certains sont en débris de verre)… On ne l’ouvre pas. On ne le feuillète pas.Kiefer3

Et pourtant…L’idée (l’idéal) du livre est bien là.

Mais c’est l’oeuvre d’un plasticien, ne l’oublions pas! Pas d’un écrivain. « L’Alchimie du livre » parle de la guerre, de Hitler, de Genet, de la Kabale, de cosmogonies, de femmes au destin tragique etc. La matière est riche. Le matériau également, d’une variété incroyable: photos, sable, métal, peinture, aquarelle, branches, cheveux, cendre, fleurs etc.

La scénographie est puissante, autant que chacun de ces drôles de livres. L’exposition est construite comme une bibliothèque, certes, mais aussi comme un temple (ou une église ou une synagogue ou une mosquée!) Deux grandes peintures occupent les murs. Un océan et une forêt au milieu desquels règne un …livre.

Bref, l’ensemble est très fort. Éléments et Tout…

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Isabelle Lévénez, Entrepôt 9

A l’Entrepôt 9, à Quétigny (galerie Barnoud),il y a eu  l’exposition d’Isabelle Lévénez , « IL voyage autour de mon crâne »

Savoir déjà que le IL du titre de l’expo passe par une ambiguïté entre les initiales de l’artiste, le masculin, le féminin, l’autre, le moi etc… Nous sommes conviés à un voyage à l’intérieur d’un paysage mental. Celui d’Isabelle Lévénez, mais sans doute aussi celui d’autres personnes (ses élèves? Puisqu’elle est aussi art-thérapeute…Ou le nôtre?)

Tout tourne autour du cerveau, donc (car, le crâne est son écrin)

Des dessins délicats qui disent le mystère de cet organe caché et essentiel, sa beauté plastique. Doucement, se mêlent des impressions, toutes en lien les unes avec les autres. C’est ce que j’apprécie. Même si le passage de l’une à l’autre est imperceptible: on pense, par exemple, teste de Rorschach, images de scanner, empreintes d’un cerveau. Mais aussi sensations internes, émotions, pensées…etc.

De la pointe de son crayon subtil, l’artiste suggère à la fois une vérité médicale et un imaginaire tout puissant (né du cerveau). Un peu de préciosité ne gâche rien: feuilles d’or ou de cuivre viennent agrémenter parfois ces petits dessins tout en finesse. La matière et le matériau ont leur rôle aussi: brou de noix ou papier abrasif, par exemple. Ou encore linogravures. D’autres oeuvres sont des photos retravaillées au crayon, le crâne est suggéré comme un être organique ou végétal. Assez beau!

Directement dessinée sur le mur, au fusain, voici aussi une grande vague troublante. Une obsession de traits (cf photo ci-dessous) Ce que dicte parfois le cerveau? Les confusions et les entrelacs de notre paysage mental?lévénez

Les mots et l’écriture ont également leur place dans cet univers d’artiste. Des phrases sont projetées sur les murs. Elles ont toutes comme sujet grammatical le fameux « IL »: « IL écoute le silence de l’image », « IL trouve l’opacité blanche » …

La vidéo « Temps suspendu » est intéressante (et pourtant, j’ai tendance à m’ennuyer sévère devant les vidéos contemporaines!): une pile de feuilles de papier filmées en train de s’envoler une à une…mais film passé à l’envers. Chorégraphie fascinante dans un environnement vide et anonyme, plutôt pesant. Forte impression du temps qui défile.

Le reste de l’exposition n’est pour moi que du « remplissage ». Un tas de confettis, une éponge siliceuse sur un bout de bois, une chaise de bois décorée à la craie … Désolée.

Pour agrandir le visuel, cliquez dessus, en deux fois

 

Raymond Pagès, Mâcon

Presque par hasard, je suis tombée sur la Galerie « L’envoûtée » à Mâcon. Un beau lieu, ancienne cave de l’Académie, aux voûtes peintes en blanc. Là se situait une rétrospective de l’artiste Raymond Pagès, en octobre 2015. Pour moi, une découverte intéressante

Raymond Pagès est devenu célèbre par ses affiches Air France en 71. Il est connu surtout comme « affichiste », du coup. Mais franchement, cet artiste gourmand de tout et inventif mérite qu’on s’intéresse à lui pour autre chose!

Dans cette expo de Mâcon, mise en place par un de ses amis, on lui voit ses premières peintures des années 50, style de Staël ou da Silva. ( Il a participé à plusieurs Grands Salons de l’époque). Et puis, toute sa recherche plastique autour des matières, formes, couleurs, collages, impressions etc. Il touche à tout. Il se balade. Mais avec un esprit de vrai artiste. Il se passionne pour le jazz, la méditation orientale, la poésie… Les mots sont ses complices, il aime jouer avec, et partir de là pour créer. C’est ainsi que l’on voit, dans son travail « la petite peinture de nuit », « le deconcerto pour un silence », « les maîtres à penser » (admirables encres pleines d’humour qui donnent à voir le « maître à pencher », « le maître à penser prêt à régner -araignée- etc). Il flirte avec dada (cf son invitation à une exposition d’oeuvres fictives!!).

Son ami Dubuffet est un vrai compère pour lui.  L’exposition montre aussi cette partie de l’histoire de l’artiste, avec leur correspondance etc. Mais rien d’ennuyeux du côté de ces souvenirs en vitrine. L’essentiel restant les peintures, collages, objets plus ou moins surréalistes…PAGES-703x1024

Je n’ai pas pris de photo et vous livre simplement l’affiche de cette rétrospective. Cliquez dessus pour agrandir.

Fabienne Adenis, Entrée Libre

Fin de l’année 2015, l’artiste plasticienne Fabienne Adenis a donné à voir son Peuple d’Ondalia à l’Entrée Libre, galerie de la Caisse d’Epargne , rond-point de la Nation, Dijon.Ondalia2

Dieu sait que je les ai aimées ces créatures magiques jaillies du four de Fabienne Adenis! Ces divinités et ces prêtresses révélées dans leurs coutumes de peuple lointain, au fond d’un imaginaire merveilleux! J’ai cru en ce peuple d’Ondalia créé par l’artiste. Ce « Peuple de la Neige espérée ». J’ai suivi ses rites, observé ses objets cultes, son animisme, ses parures, ses nourritures… J’ai été émue par son arrivée sur notre Terre, par ses apparitions ici et là lors d’expositions de Fabienne Adenis. Voilà bien 8 ans que je le suis dans ses pérégrinations. Cela m’a toujours paru une très belle aventure d’art plastique.

Et là…

Que s’est-il passé?

Est-ce mon état personnel triste, agacé et fatigué de ce jour-là? Est-ce ce lieu bancaire  (et Couqueberguien!) solennel, froid  et artificiel?Ondalia

En tout cas, cette fois, je ne suis pas du tout entrée dans le pays d’Ondalia.  J’ai évidemment reconnu beaucoup des pièces présentées, en raku ou en porcelaine pour les phalènes, par exemple (cf photo ci-dessous) Ondalia3 Mais, d’un coup,  je les ai trouvées clinquantes, posées, mal mises en scène…Elles avaient perdu leur âme. Bien sûr, ce sont des pièces magnifiques, parfaitement réussies et maîtrisées, originales. Elles vont plaire. Et c’est tant mieux. Moi, je n’ai pas été touchée par l’ensemble.

Je ne connaissais pas les peintures à la cire de Fabienne Adenis qu’elle a accrochées aussi à cette expo. Celles de l’entrée, avec leurs délicates silhouettes sur fond de matière dense sont intéressantes (cf photo ci-dessous).Ondalia4

je choisis de mettre des photos de mes archives, seule la peinture correspond à cette exposition. Cliquer pour agrandir, en deux fois.

 

façon Philippe Ramette, lycée Montchapet

Le professeur d’art plastique du collège et lycée Montchapet, à Dijon, (qui doit être encore Pierre Gallion, si je ne m’abuse) a fait réaliser aux élèves des photos qui utilisent les techniques du plasticien Philippe Ramette. Cet artiste contemporain réputé fut dijonnais et même élève de Montchapet! Sa particularité est de se mettre en scène, de faire des photos (de lui ) en position incroyable, défiant les lois de la pesanteur, de l’apesanteur, de l’équilibre, sans trucage… (pas de Photoshop ou autre).

Utilisant la sculpture de Louis Leygue qui se trouve à l’extérieur du lycée, à l’entrée, le professeur et ses élèves ont fait des photos qui , comme les oeuvres de Philippe Ramette, modifient notre perception, jouent avec l’absurde, trompent notre vision…

Exposition de photos à voir à Montchapet, dans les couloirs de l’établissement (je n’en sais pas plus)

M.Frédérique Garcia, Petite Orangerie

Le souci c’est que cette exposition s’est achevée le 27 septembre! Je n’avais pas eu le temps de m’y rendre avant, et donc de vous en parler. Mais on reverra sans doute cette artiste plasticienne ailleurs un jour! Marie-Frédérique Garcia était à la petite Orangerie du jardin de l’Arquebuse, à Dijon, pour son expo « Curiosités ».

La différence entre elle et moi, c’est qu’elle est une artiste! Sinon, nous avons en commun de repérer et ramasser des cailloux ou des morceaux de bois dans la nature… Moi, je ne fais que les transporter, les déménager de leur lieu de vie dans ma maison, les poser et les admirer.

Elle, elle a un autre rapport avec ces objets de la nature. Elle peut  les dessiner (crayon de couleur, feutre, peinture…..), les mettre en scène après avoir un peu travaillé dessus, s’en inspirer pour créer elle-même des sculptures etc.  Tout est fait pour les révéler, les magnifier, les sanctifier! Ils entrent dans le monde de l’art par la grande porte!

Les objets présentés sont passés par le coeur de cette artiste et par ses mains créatrices! Ils vivent maintenant leur seconde existence. Certains retourneront sans doute dans la nature après cette expo .  Garciacliquez le visuel pour agrandir, en deux fois

le choix du mois, septembre 2015

chez Patrice, Fred Content

chez Patrice, Fred Content

Un peu d’égoïsme ce mois-ci! Je choisis l’expo que j’ai organisée! A l’occasion des Journées Patrimoine, tous les deux ans, en effet, j’invite quelques artistes et j’essaie de les faire accueillir chez des habitants du vieux village de Fontaine les Dijon. Certains sont également installés sous barnum en bord de mare (vous connaissez bien sûr la célèbre mare de Fontaine!!)

Cette année, ce fut particulièrement sympa. Soleil, visiteurs en nombre, ambiance agréable, rencontres, bavardages… Merci à tout le monde!

chez Judith, Juliette Savrot, céramiste

chez Judith, Juliette Savrot, céramiste

Voici quelques photos souvenirs, cliquez sur les visuels pour agrandir, en deux fois.

A la Charmille, André Mugneret

A la Charmille, André Mugneret

chez les Soeurs de Nevers, Edith Kospiczewicz

chez les Soeurs de Nevers, Edith Kospiczewicz

au Caveau de La Source, Pascale Serre

au Caveau de La Source, Pascale Serre

au Pressoir, Nicole Lamaille

au Pressoir, Nicole Lamaille

chez lui, Jean-Marc Yencesse

chez lui, Jean-Marc Yencesse

Yi-Ling Lu, Galerie La Source

En septembre 2015, à la Galerie La Source de Fontaine-les-Dijon, Yi-Ling Lu, une jeune artiste taïwanaise exposait ses peintures. Intéressant dialogue entre peinture chinoise traditionnelle et culture occidentale. Très beau.Lu

Je laisse Claude Martel, responsable de la Galerie La Source, le soin de parler de ce travail sensible et original. Merci à elle.

détail de la peinture ci-dessus

détail de la peinture ci-dessus

« Yi-Ling est restée fidèle à ses racines tout en intégrant la picturalité européenne : elle insuffle à la peinture de son pays une nouvelle forme plus abstraite et radicalement moderne.
La technique de l’artiste est inimitable, son pinceau semble «cracher» l’encre et des formes insolites surgissent sur le papier. Elle a le don de faire naître d’étranges merveilles ; la trace de l’outil reste invisible sans que cesse de s’exercer l’activité structurante du trait. Le pinceau et l’encre sont comme le Yin et le Yang, leur mode d’activité est opposé et complémentaire ; en mettant à profit les variations infinies de l’encre, l’artiste obtient des effets sans cesse renouvelés. Derrière la beauté pure de chaque coup de pinceau, à travers l’alternance de vigueur et de fluidité, d’ombres et de lumières, de vides et de plénitudes, transparaît le souffle de la vie. La majesté des paysages souligne l’insignifiance de l’être humain dans l’immensité du cosmos.
Avec ses encres, l’artiste nous invite à pénétrer dans l’univers de la tradition picturale chinoise. Cette peinture n’est pas une simple copie du réel ni le fruit d’une recherche purement esthétique ; ainsi la tradition chinoise ignore la perspective occidentale avec ses lignes de fuite. Cet art implique un autre point de vue qui étage les plans successifs leur donnant une même importance, qui les isole parfois pour permettre au regard de circuler librement dans le tableau. Cette multiplicité des points de vue traduit le désir de l’artiste de vivre l’essence de toutes choses et par là même de s’accomplir. Plus qu’un objet à regarder l’œuvre est à vivre.
Dans l’œuvre de Lu Yi-Ling le vide est toujours présent. Il est signe parmi les signes, assurant au système pictural son efficacité et son unité. Il projette le spectateur dans un monde beaucoup plus vaste, laissant le terrain libre à son imagination. La contemplation prend appui sur la partie « pleine » de la peinture, comme un tremplin, pour se propulser dans l’absolu à travers la partie « vide ». Cette notion est un thème majeur dans la pensée esthétique chinoise. Le vide est ce qui relie le monde visible au monde invisible. La puissance d’évocation de l’œuvre de Lu Yi-Ling illustre parfaitement le proverbe chinois : « une seule image est plus éloquente que mille mots.»
Les inscriptions sont aussi très importantes. Elles traduisent le titre, le contenu de l’œuvre, le nom de l’auteur et son sceau. La peinture et la calligraphie chinoises sont intimement liées, au-delà d’une simple recherche esthétique, ces deux disciplines visent à exprimer l’harmonie naturelle de l’univers
Les encres de Lu sont des visions poétiques du grand pays lointain laissé derrière elle mais toujours présent dans sa mémoire. « 

Claude MartelLu2Cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois

Les inventifs au Cellier de Clairvaux

La galerie associative « Les Inventifs » a invité cette fois, en septembre 2015, les peintres François Gauchet et Nadège Donzé à faire leur exposition personnelle au Cellier de Clairvaux.  C’est une bonne initiative.

François Gauchet, je connais son travail depuis longtemps et j’aime. Déjà écrit à son propos plusieurs fois. (Allez voir par exemple dans « textes en résonance ») Aujourd’hui, je ne le ferai donc pas. Mais je veux juste dire que cet artiste semble ne pas avancer, qu’il n’ose peut-être pas franchir la marche qui le ferait évoluer, chercher, tenter, bouger…GauchetB

Je découvre Nadège Donzé. J’en avais entendu parler par la plasticienne Christine Delbecq dont elle est l’élève depuis longtemps.

A première vue, ses abstractions, dont elle intitule la série « Embrouillaminis », sont banales. Comme un parfum de déjà vu.  Mais non!  Surtout, s’abstenir de passer vite.  Il faut s’arrêter.  Il faut REGARDER ces toiles.  Je ne sais quel monde immergé et intime ressurgit ici. On le sent. C’est difficile à exprimer pour le regardant, mais c’est une évidence, quelque chose est « dit » ici. Quelque chose qui vient de profond.Nadège

Il y a des encombrements de lignes et de traits.  En mouvement. On a l’impression d’avancer dans un buisson serré dont les branches et brindilles explosent à notre passage, craquent, tombent et ouvrent peu à peu un chemin. Au bout, là-bas, au coeur de la toile, la lumière nous attend. Les touches de blanc qui volent jusqu’à nous en sont les signes.

Parfois, ce ne sont plus des branches mais des barreaux. Eux aussi explosent, se tordent et s’effondrent. Comme si un grand souffle les avait anéantis. Le passage est libre. A l’arrière, on distingue une nouvelle image de vie. Différente.

J’apprécie ce genre de toiles où l’on perçoit le travail du peintre, à la fois énergique et sérieux. L’artiste tente l’impossible avec le pinceau, avec le geste, avec la matière, avec la couleur: pas seulement occuper un espace à peindre, mais montrer ce que rien d’autre ne peut montrer ( sensations, sentiments, formes que prennent les existences, remue-ménages intérieurs, chocs émotionnels,  etc)

L’autre série de Nadège Donzé, « Vermeer », est très différente mais super intéressante. Certes, ça fait travail d’atelier mais pour une fois que les visiteurs peuvent apprendre à lire un tableau! Formidable! Partie de « La ruelle » , peinture de Vermeer, l’artiste commence par une reproduction fidèle de cette peinture, puis interprète l’oeuvre, l’interroge et l’analyse par quelques toiles personnelle:  exagération de l’impact du mur, accent mis sur le blanc, puis sur la tache rouge, mise en abstraction de l’ensemble etc.  

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Nadège.Vermeer