A la Galerie Espace Brassens, à Talant, a exposé en juin 2010 Christine Hach, artiste allemande.
Vous entriez dans la galerie et vous étiez aussitôt saisi par l’univers envoûtant de Christine Hach. Mi-végétal, mi-animal, mi-humain. Vivant, en tout cas. Ce sont essentiellement ses sculptures (argile) qui créent cette sensation de vie en mutation.
S’élancent des troncs, à l’extrémité desquelles s’ouvrent comme des gueules de vers géants, venus des profondeurs de la terre. Ils semblent proliférer. D’autres structures poussent au mur et au sol. Étrange association, dans tout cela, d’éléments qui évoquent verdure, alvéoles, nid de petits œufs, écorce griffée…Un peu science fiction (Dune?).
Plus loin, 3 sculptures de femmes de près de 2m 50 de haut prolongeaient cette forêt mystérieuse. Divinités en méditation. Nues, la peau claire, marquées elles aussi de griffures.
Les toiles (acrylique) aux couleurs ardentes et au geste fougueux, de style fauve, venaient compléter l’expo. Mais je ne suis pas sûre qu’elles soient nécessaires. Les sculptures forment un tout. Qui se tient. Vraie création d’un monde fantastique qui nous dépasse. Les peintures sont un peu en décalé…me semble-t-il. Cliquez sur les photos (en deux fois) pour agrandir
Fin juin 2010, Viola Montenot, d’origine slovaque, en France depuis 1970, a présenté son travail de peintre et de sculpteur au restaurant italien Le Simpatico, rue Berbisey, Dijon. Passionnant…
De son perchoir (ses personnages sont toujours en vue plongeante, distants de nous), Viola Montenot observe notre société de petits humains qui s’agitent vainement et dansent une drôle de chorégraphie sans rimes ni raison. Ils courent et s’enfuient. Ils gravitent autour d’étranges engrenages (à la CH. Chaplin dans les Temps Modernes) où ils semblent travailler sans conviction. Ils tentent de s’envoler, par toutes sortes de moyens et d’engins qu’ils fabriquent souvent eux-mêmes. Ils sont seuls, se croisent sans se voir, se tournent le dos…Quand ils lèvent le nez vers nous, c’est pour faire signe à celui qui a enfin réussi à décoller de ce monde inepte..mais pour combien de temps? Un avion, un deltaplane, un parachute…ça se repose toujours sur le sol. Ce sol, vu de haut, qui prend tant d’importance ici : on y dessine les projets d’envol, de grands portraits y semblent peints… Tout, dans les peintures de Viola, contribue à dire « l’absurdité de la vie » (les termes de Viola elle-même). Et, dans ses oeuvres récentes, apparaissent des petits papiers pliés, peints ou collés. Les formes de certains tableaux, elle-mêmes, évoquent des pliages. C’est une constante chez Viola, il y a quelques années elle peignait sur d’anciens draps dont elle conservait le pliage.
Cocotte, bateau, avion…Un origami simple et enfantin. Comme si l’homme n’avait plus que cet outil dérisoire pour échapper au monde. Le destin réduit à un bout de papier.
L’univers de Viola, avec une palette en contrastes de blancs et bruns sombres, des éclats de bleu ciel, des fonds mouchetés souvent très travaillés, est à la fois chaleureux et inquiétant. Deux sculptures complètent cette expo. Dans la même veine de beauté grave et touchante.
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Ouf! Me voilà réconciliée avec la galerie Espace Brassens de Talant! L’exposition d’avril 2010, « Affiches »et « Blocs », de la jeune chinoise Zhu Hong, présentait un intérêt réel. (cliquez sur la photo en 2 fois pour l’agrandir)
Sa série « Affiches » interroge sur l’art dans les musées, et, surtout, sur la communication (pour ne pas dire la publicité) faite à son propos. Voilà donc des morceaux d’images où l’on reconnaît des extraits d’oeuvres classiques et célèbres qui sortent de leur univers « sacré » (l’ART) , qui se retrouvent dans les rues…Et on se surprend à se poser la question sur cette image galvaudée des chefs-d’oeuvre, on pense aux boutiques de musées, aux reproductions sur supports vulgaires, ou écriteaux, panneau, banderoles etc …Mais, en même temps, pourquoi la place de l’art (même ancien, même patrimonial) ne serait-il pas hors des murs « muséaux » et comment l’ouvrir au monde, le faire connaître au plus grand nombre, sinon en risquant ce genre de sabotage?
Ouh! La! Cette expo pose plein de questions sur l’art…J’adore!
Mais Zhu Hong nous entraîne dans cette réflexion, sans l’habituelle agressivité contemporaine. Elle le fait avec teintes pastel, dessins académiques de toute beauté. Elle privilégie le détail, le recul, la prise de distance, le voile de la non évidence. Elle peint et dessine avec la discrétion de l’intelligence et du talent.
( Ses formats rappellent les peintures chinoises anciennes: longs rectangles étroits, verticaux)
Sa série « Blocs » , c’est la même démarche de travail…Les rapports oeuvre d’art – musée. Sur du bois de chêne (une rangée de petites « boîtes) apparaissent en filigrane des détails de peintures ou dessins des grands maîtres passés, zébrés de lignes verticales ou horizontales.
Et, encore là, cette incertitude, cette attente du regard, ce laps de temps…tant le travail est à peine perceptible au premier abord. Lointain, brumeux…
Arrêtez-moi si je dis des bêtises, mais j’ai pensé aux oeuvres de Ming exposées au Louvres, sur le sujet Joconde…Il y avait aussi ce voile…qui crée l’espace entre le regardant et l’oeuvre.
Quand j’ai ouvert ce blog, je m’étais promis de ne parler que des expos auxquelles j’adhérais (ou au moins en grande partie, même si j’émettais quelques réserves parfois). Pas de méchanceté gratuite, me disais-je. Mais j’ai craqué en février 2010, en allant à la galerie d’art contemporain de Talant (espace G.Brassens)Craqué! Dans le mauvais sens du terme! J’étais entre perplexité et agacement…
Mon commentaire (j’insiste, pour la première fois négatif) (voir ci-dessous) m’a permis de lire des choses sur mon livre d’or du blog complètement à côté de la plaque! Des gens qui n’ont rien compris à mon goût pour l’art, le vrai (et non des trucs décos qui iraient bien dans mon salon). Un seul allait dans mon sens. Des gens, donc, qui n’ont rien compris à ma déception…A ma tristesse. Je ne voulais évidemment pas faire de mal à cette jeune femme pleine d’enthousiasme pour ce qu’elle fait. J’ai le droit de dire ce que je pense. Et je continuerai. Dommage que les commentaires à mes billets n’existent que dans la bêtise, l’incompréhension et l’agressivité. Rien de constructif. J’attends de trouver des gens qui savent « lire » un tableau ou une sculpture et m’en parlent intelligemment! J’attends!
Oui, cette galerie a retourné sa veste. Bon. D’accord, plus d’art conceptuel. Je le vois plutôt comme une bonne chose. Mais de là à nous accrocher aux cimaises de fausses abstractions…Des toiles bariolées, où je ne sens que du remplissage, du geste vide…C’est de la copie, des reprises vaguement imitées de quelques grands peintres abstraits…Aucune cohérence entre les tableaux, en plus. Plutôt des désaccords.
Que cette jeune femme se fasse plaisir avec sa brosse et son couteau, tant mieux. C’est déjà ça. Qu’elle plaise parce que ses œuvres ne sont certes pas laides à regarder. (Elle décorent bien un mur blanc). Tant mieux aussi. Mais je n’ai vu aucune vraie présence, aucun monde personnel, aucun paysage intérieur…Une œuvre muette. Une surface inhabitée.
Je déplore que cette galerie de Talant accepte un amateurisme pareil.
Me suis-je totalement trompée? Dites-le moi. Je ne demande qu’à être convaincue. Moi, j’y vais à l’intuition, vous savez…beaucoup…
Les sculptures de Catherine Scellier ont trouvé un lieu qui leur convient parfaitement , le Grenier de Talant. C’était en janvier 2010…
Ils crient ou gesticulent. Ils vous jettent un clin d’œil complice ou se fendent d’un sourire coquin. Ils souffrent, parfois. Rampent, s’écartèlent, chutent. Avancent, courent, foncent…Et tentent de décoller. Cherchent leur équilibre dans ce monde compliqué…Hésitant entre l’ange, l’homme, le phénomène ou l’animal…
Les personnages de Catherine émergent d’éléments dénichés dans la nature: bois, pierre ou os. De ces morceaux qu’on croyait morts, jaillit une extraordinaire énergie nouvelle. Comme engendrée par eux. Par la grâce de l’artiste. Le travail du raku, en s’intégrant à la matière naturelle, en la prolongeant, en lui redonnant vie, fait naître d’étonnantes créatures, qui nous ressemblent, mais qui ont quand même leur propre existence. Devant elles, nous voilà partagés entre le sourire, la tendresse et l’émotion. Leur danse est souvent si belle…
Catherine est une vraie créatrice.
N’oubliez pas, dans cette superbe expo, de vous arrêter devant les toiles de l’artiste et les petits personnages en cire blanche, collés sur des cartes. Autre aspect de son travail, très intéressant.
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Vous pouvez aussi lire en « textes en résonnance » qque chose que j’avais écrit pour Catherine Scellier il y a quelques années (Le monde est une vaste patinoire)
Et les petits êtres de Catherine Scellier s’y aventurent avec témérité. Toujours à la limite du déséquilibre – ils ne sont pas du genre à se laisser tomber- ils évoluent fièrement sur la surface glissante de leur nouvelle vie. Une telle hardiesse ! Et quelle allure !
Ils arrivent sans doute du bout du temps dont ils ont franchi les failles : ils en sont parfois encore tout aplatis…Ils ont dû se frotter aux stratosphères des âges : ils en ont gardé quelques traces de feu…
Et ils avancent. Ils bougent. Comme s’ils avaient compris que le statisme est mortel.
Le mouvement est leur essence.
Ils ont le dynamisme des commencements. L’énergie des naissances. Ou des renaissances.
On a failli d’ailleurs assister à leur mutation. Il n’y a pas si longtemps. D’une matière organique qu’on croyait morte, bois ou os, ont jailli des membres, graciles et un rien puériles. Et puis, de cette matière, a émergé aussi une tête. Le cri primitif demeure encore sur certains visages. Pour d’autres, c’est déjà le sourire de l’apaisement (Catherine Scellier a ses anges de Reims à elle !). La vie s’est extirpée tant bien que mal de la substance inerte. Peut-être avec violence et souffrance. Mais quelle réussite !
Asexuées, hybrides, parfois multicéphales, les créatures de Catherine Scellier sont visiblement en recherche. Elles n’ont pas achevé leur métamorphose. Pas vraiment encore la tête sur les épaules et les pieds sur terre ! Elles ne sont pas parfaites ! Tant mieux ! Elles ne sont pas sérieuses, pas installées, pas réglementées…et c’est ça leur séduction, entre autre ! Elles portent en elles quelque chose de pur, de vrai et de franc. Sans hypocrisie. Sans artifice.
La poésie du balbutiement !
On aime les petits êtres sculptés par Catherine Scellier parce qu’ils sont toutes nos folies refoulées, tous nos cris retenus, toutes nos vies manquées…
Quelque chose de l’Italie que j’ai tant arpentée dans mon enfance. Un parfum de mur humide, à Pompéi, que je visitais sous la pluie d’automne, avec des portes franchies à ciel ouvert, dont les encadrements étaient si finement décorés. J’y suis encore. Un rouge indéfinissable, que je trouve chaudement érotique, parce que pompéien !…Mais aussi le bleu divin à la Giotto. Ces couleurs mariées intimement au mortier. Complexes et pleines, et pourtant tellement transparentes…Si fresco ! Karine Lemonnier crée un étonnant Quattrocento contemporain.
Et les petits paysages lointains. En silhouettes de paysages. Cités lacustres, cités célestes. Fantômes d’arbres et de bâtiments. Rencontres à peine esquissées de personnages en action. Je les scrutais dans les arrière-plans de Mantegna ou, plus tard dans les musées, sur les toiles de Memlinc ou du Maître de Flémalle.
Mais avec Karine Lemonnier, ces fonds de tableaux sont devenus le sujet principal. Des paysages posés dans le vide, qui défilent sur des passerelles, devant nos yeux de mémoire. Suspendus entre deux temps, entre deux espaces. Comme dessinés sur des lignes d’écriture (ou des portées musicales ?). Lignes de vies. Films de nos rêve et de nos souvenirs. Notre cinéma mental. Des bribes de nos carnets de route intérieurs.
Et puis, le voyage continue. Je pénètre dans des ksour, je passe des arches, des porches, des arcs en plein cintre… Je grimpe quelques escaliers acrobatiques pour passer d’étage en étage. Tout est de guingois dans cet équilibre architectural splendide.
Je crois même que je suis entrée par mégarde dans un village amérindien. Des échelles -de vrais fils d’araignées !- aident à franchir les différents niveaux. Parfois, je m’égare à nouveau quelque part en Italie, dans un théâtre antique, entre scène et décor.
Il m’arrive également de me laisser entraîner dans ces tourbillons étranges, ces disques mystérieux qui jouent les soleils rouges, les lunes ou les planètes. Ces cercles magiques auraient-ils le pouvoir de nous maintenir à l’intérieur des univers de Karine Lemonnier ? Ces univers qu’on croit de façade…Mais qui possèdent des kilomètres de galeries et ouvrent sur des espaces infinis. 2009
Cliquer sur la photo en deux fois, pour l’agrandir et l’agrandir!
Karine Lemonnier est dans l’Yonne, son site: karinelemonnier.free.fr
Cinq textes écrits après avoir vu Les Vies Froissées ou Boules de Vie de Christine Delbecq. Engendrés par eux? Provoqués? (Christine est artiste plasticienne. Elle est à St-Apollinaire)
un
Il suffit d’un regret. Un de ces petits regrets tout froid qui vous engourdit la vie. Et me voilà recroquevillée sur mes envies repliées. Je regarde bêtement mes élans se racornir et mes rires se flétrir. Je vois aussi mes certitudes soudain faire des plis. Voilà que je me renfrogne. Que je me rapetisse. Et tout ça pour un loupé, quelque part derrière moi. Un non-vécu. Un non-être. Quelque chose qui n’a même pas existé… Charogne de regret.
deux
A peine tu m’as touchée, je me suis fermée. Comme une carnassière. Je t’ai ingurgité et déchiqueté. Pour te garder dans mes antres les plus secrètes. Pour tout te garder. Jusqu’aux miettes de toi. J’ai construit des alvéoles, des cavernes, des terriers… Tu y vivras caché. Tu seras mon eau et mon air, mon sucre et mon vin. Plus rien de toi n’existera, car tu seras devenu moi. A la moindre tentative d’échappatoire, nous descendrons plus profond encore et les clapets se refermeront un à un derrière nous. Tu mourras au monde à l’intérieur de moi.
trois
Un jour, on décide de se déplier. De ne plus avoir honte de ses visages cabossés, de ses années ridées, de ses recoins sombres…Bien sûr, on craint un peu les craquements de vieux carton sec et les jointures qui grincent en s’ouvrant. Si tout allait se déchirer ? Si les tissages laborieusement élaborés au fil du temps (vous savez, ces choses qui ne tiennent qu’à un fil) allaient lâcher ? On y va doucement. Ça se défroisse petit à petit. Parfois, tout de même, un morceau s’échappe, tombe. Sans doute en raison d’une couture fragile (on avait mal filoché ça, non ?), ou d’une soudure inadaptée, ou d’un ciment trop frais. Tant pis. Il tombe. Et puis, on apprivoise peu à peu ce bonheur à vie déployée. Et c’est beaucoup mieux qu’avant.
quatre
Dérangé-rangé. Fouillis-foutoir. Gigantesque bibliothèque. Joli bric-à-brac. Entassé. Serré. Piles qui ne s’effondrent pas. J’ai mis ça où ? Ah ! J’avais oublié celui-là. Pyramides déséquilibrées. Bâti bancal. Se tiennent les uns les autres. Une pièce peut faire dégringoler les autres, si on cherche à l’extraire. Bureau encombré. Pas d’étagères. Pas de rayons. Pas de tiroirs. Superpositions. Solidité improbable. Solidarité des éléments entre eux. Ça déborde mais ça tient. N’importe quoi, n’importe où. Bien rempli. Accumulation-mélange. Mêlé-emmêlé. Il va bientôt me falloir une échelle pour atteindre les hauts de piles. Je vieillis. Mon espace sera bientôt plein. Le volume qui m’a été dévolu est presque rempli. Non, si je cherche bien, je déniche encore quelques places. Coincées-cachées. Et là, tout devant, je ne l’avais pas vu celle-là. Je pousse. J’appuie. J’ébranle. Ouf ! ça passe. Échafaudage incertain. C’est donc tout ça ma vie ?
cinq
La vie ! La vie ! Ils n’ont que ça à la bouche ! Mais vous savez à quoi elle ressemble la vie ? A une chiure ! Bon, d’accord, à une chiure qui devient souvent autre chose après… Mais, au départ, c’est juste ça. Un ridicule petit tas lamentable qui gît sur le trottoir. On a juste envie de marcher dessus. L’écrabouiller pour faire pchuit… Bon, d’accord, si elle en réchappe, elle va peut-être se transformer en carrosse, comme une citrouille célèbre. Enfin, carrosse ! Elle ferait mieux de devenir- je sais pas moi- montagne russe, cité céleste ou désert d’Oubari. Mais, oui, ça arrive. Il y a des vies qui s’ouvrent tout grand et se remplissent. Vous les voyez qui prennent du volume. Vous entendez leurs cloisons crisser en s’écartant. Vous voyez s’éclairer peu à peu toutes les faces des cubes et des prismes. Se garnir les pages des carnets. S’écarquiller, quoi ! Quand même, si vous permettez… Certaines vies restent des chiures toute leur vie.
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La Source, fontaine-les-dijon, au-dessus de la mare. Claude Duclos-Barraud y a exposé en octobre 09, « Le Quotidien de l’Aventure ».
Bon, d’abord, débarrassons-nous de cette évidente impression de déjà-vu. Oui, c’est du Rothko, tout craché! Et sûrement en moins bien, même. Les experts vous le diront. Je n’en suis pas.
Moi, tout ce que je vois à La Source ce sont ces grands (très grands) aplats de couleurs qui vous happent dès l’entrée. Une sorte de géométrie sans angles ni arêtes agressifs. Des surfaces accueillantes. Un certain déplacement ( glissement ), imperceptible, des couches de peinture entre elles, qui donne vie aux toiles. Des rectangles qu’on dirait mouvants et qui s’extraient avec lenteur d’une matière puissante.
Bref, suffisamment de travail sur la couleur et les formes pour que ces toiles aient une âme, il me semble. A méditer aussi, les encres de chine, peintes à grands coups de pinceau. Des grises, légères comme des textiles, des noires (en triptyque, notamment) qui jouent les transparences et les profondeurs (n’allez pas me parler de Soulages tout de même!)
L’artiste est une petite dame fluette de quelques 80 ans…Qui a commencé à peindre il y a seulement 25 ans. Ces grands formats jaillis d’elle sont étonnants! Elle donne à voir aussi ses « bois », sculptures abstraites en orme, à peine teintées. Qui font écho à ses tableaux. De beaux volumes.
Et pardon pour la médiocrité de qualité des photos ici proposées…Mais n’oubliez pas de cliquer dessus, pour zoomer (deux fois même)
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