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Collection Géotec (Galerie Barnoud)

decrauzatUn jour, Siloé, à la Galerie L’Entrepôt 9 (Galerie Barnoud), à Quétigny,  nous a montré la collection Géotec (entreprise que dirige François Barnoud).  Une collection d’art qui est accrochée aux cimaises de parois coulissantes… Je n’avais encore jamais vu, car cachées pendant les expos temporaires.  J’y ai reconnu, entre autre, des artistes qui avaient exposé en leur temps à la Galerie Barnoud, sise alors rue Berlier , à Dijon, avant son déménagement.  Je pense qu’on peut demander à tout moment à ce qu’on vous extrait ces œuvres.  Intéressant.

Je ne vais pas pouvoir citer toute la collection (ma mémoire a tendance à être en trous de gruyère) mais ce que j’ai retenu….Philippe Ramette, notre artiste dijonnais, une de ses photos de  performance spectaculaire (« Inversion de pesanteur », j’adore le titre).  G. Erro,  un de ses tableaux-collages.  Christo, un dessin préparatoire.  Simon Hantaï,  un de ses célèbres pliages peints.  Jean.Pierre Raynaud,  une impression photo, rehaussée de pastel pour une série de… quartiers de viande.  Rebecca Horn, une série d’aquarelles sur le thème de l’amour.  Daniel Buren,  un tissu en fibres optiques tissées avec LED  (oui oui des rayures!)  Penk, une acrylique sur papiers avec ses figures « préhistoriques ».  Jean Dupuy,  quelques anagrammes et équations de couleur à sa façon.  Bernard Venet, et son amour des maths.  Et encore Pierre Alchinsky, Bertrand Lavier, Luis Tomasello (art cinétique), Georges Rousse, Philippe Gronon…etc

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Michel Potherat, Galerie La Source

Alors là! Je suis épatée!  Pour deux raisons.  Une, que la bonne Ville de Fontaine-les-Dijon accueille en sa galerie municipale une exposition aussi érotique  (Ah! Si! Quand même un peu! Je vous assure. Non? Ce n’est pas le terme adéquat?…)  Deux, qu’un peintre réussisse à ce point une perfection dans le rendu des chairs, des peaux, des cheveux, des poils… C’était en décembre 2013. Et ce fut un GROS succès.

On s’en prend plein les yeux dès l’entrée.  Plein la gueule,  si je veux m’exprimer à la façon Michel Potherat.  Et le premier étage de la galerie est tout aussi impressionnant.  De grands formats,  des personnages nus plus vrais que nature, des yeux bleus qui vous fixent, des visages (portraits) surdimensionnés…

Quel brio, ce Michel Potherat!  Une technique irréprochable.  Une maîtrise étonnante.  Même si quelques autres noms nous viennent à l’esprit, dans le même registre, c’est sûr, il fait partie des grands peintres de notre siècle.Potherat2

Audacieux, aussi!  Un peu provoquant, même.  Sexes et caresse sont au programme.  Les émotions sont prises sur le vif  (ces deux jeunes filles au bord des larmes).  La tête décapitée de l’artiste est tenue par la jeune modèle, devant son sexe. Etc…Potherat

Reste que la palette de Michel Potherat a du mal à se départir des violines, bleus, roses et mauves.  Ce qui transmet un caractère glacial aux scènes.  Et ce n’est pas que la couleur… Il y a un côté trop contrôlé qui me gène.  Figé, posé, calculé… Finalement, la vraie sensualité me paraît absente.   « Peintre de l’intime »,  « voleur d’âme »  dit-on de cet artiste.  Pas certaine.  Il me semble qu’on reste derrière un écran lisse, qu’on n’entre pas… Même les portraits me sont étrangers.  Et pourtant, je connais bien certains modèles.  Mais, sans que je me l’explique, ces visages de face,  « énormes »,  ne me révèlent rien de leur âme.  Qui est fermé?  Eux ou moi?

Bref, on ressort de là perturbés.  On repart avec en nous ces regards perdus qui regardent sans voir.  Avec ces jeunes gens tristes qui offrent juste leur beauté. Avec ces vieillards (qui ne le sont pas en réalité) au visage labouré par le temps.  Avec ces scènes d’amour qui n’en sont pas vraiment.  Malaise.

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Ecritures, galerie Entrepôt 9

J’ai toujours joué de malchance avec cet Entrepôt 9, à Quétigny (galerie Barnoud)!  Je tourne en rond chaque fois pour la trouver et, quand enfin, je suis devant, je me cogne à une porte fermée!  Eh bien, cette fois, les dieux étaient avec moi!  Si j’ai encore foiré mon arrivée directe (« mais! bon sang! c’était bien dans cette rue, non? ») le lieu était ouvert  (ouf!) et j’ai eu une belle visite de l’exposition temporaire et, même, une sortie des œuvres de  la collection Barnoud … (je vais faire un papier en « petites infos)

En janvier 2014, l’Entrepôt 9  (rue Champeau, en fait, et non bd de l’Europe comme annoncé partout; tout prêt, cependant, au carrefour de la sculpture en ferraille!) accueillait l ‘expo « Ecritures ». 

Henri Michaux et Gil Joseph Wolman sont à la fois écrivains-poètes et plasticiens.  La Galerie Barnoud les a réunis ici sur le thème de l’écriture et sur ce lien subtile (mais réel) entre elle et l’art.Wolman

Wolman (début des années 60) triture les phrases imprimées et les utilise comme une matière pour composer une œuvre graphique.  Elles perdent leur signification et leur rôle premier.  Elles changent de registre.  Détournement.  Pour cela,  il invente l’  « art scotch »:   avec du ruban adhésif, il prélève des morceaux de textes (journaux ou magazines), puis les reporte sur un autre support.  Et nous voilà face à des vagues de lettres plus ou moins superposées, effacées, gondolées, rognées… A cela s’ajoute un effet textile ou collage…  On n’est plus dans la lecture d’un texte mais dans le regard d’une image.  C’est un autre langage.  Une autre façon d’exprimer. Les tableaux obtenus sont beaux et ils portent en eux un sens,  peut-être ce que le Lettrisme (créé entre autre par Wolman) voulait:  dénigrer le pouvoir des mots.  (Sont pas si malins que ça, les mots! Souvent incapables de traduire nos émotions et pensées!)Michaux2

Michaux, lui, cherche à transmettre ce qu’il découvre dans son inconscient.  Là encore, les mots sont bien insuffisants.  D’où l’invention d’un nouvel alphabet, fait de sortes de « cartouches » à la gouache, comme des hiéroglyphes.  Petits bâtons enfantins, petites silhouettes naïves, petits signes sans nom… Et puis, Michaux se lâche, aidé par des drogues hallucinogènes.  Résultats:  des calligraphies superbes,  à l’encre.  L’écriture de l’âme.  L’écriture devenue poésie abstraite.  Communiquer autrement….

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Je vais mette un article dans « petites infos » de mon blog pour la collection Barnoud (collection Géotec)

Gérard Schlosser, musée des BA de Dole

En janvier 2014 le musée des Beaux Arts de Dole accueillait en son rez-de-chaussée une grande et belle exposition du peintre français Gérard Schlosser.

Quelques pas suffisent dans cette expo pour recevoir le choc!  On ne peut l’éviter!  Tout est là pour vous ébranler:  grands formats,  gros (gros) plans sur des détails de chairs et de textiles, teintes éclatantes  posées sur des toiles encollées de sable (effet garanti))…  J’ai tout de suite été saisie!  Comme tout le monde!

Mais  j’écoutais les visiteurs  (nombreux, d’ailleurs en ce dimanche après-midi brumeux d’automne)  s’enthousiasmer de l’extraordinaire « rendu » de tel ou tel tissu ou de telle ou telle chevelure… Ils s’esclaffaient à qui mieux mieux sur ce fabuleux travail du peintre qui sait si bien reproduire la laine, le velours, la peau, l’eau etc. …

Et je me demandais pourquoi moi,  je n’étais pas du tout touchée par ça!  En général je n’aime pas trop le « trompe-l’œil »!  Ni  l’hyperréalisme!  A quoi bon copier à ce point la réalité?  Et j’entendais dire autour de moi   « il travaille à partir de photos! Ah! bon! Tout s’explique….. »

J’ai bouché mes oreilles et je me suis laissée aller… Je suis entrée dans les peintures de Gérard Schlosser.  Et là… découverte de quelque chose qui va bien au-delà de la photo.  Schlosser fait œuvre d’artiste.  Comme s’il découpait des morceaux de réalité.  Qu’il les placait et les déplacait à sa guise.  Qu’il les grossissait exagérément (ou pas).  Il manipule les choses et les êtres,  les met en scène comme il l’entend.  Et le peintre fait danser les lignes pour en faire une douce musique,  trafique les lumières et les ombres pour aboutir à l’harmonie totale.  Artiste démiurge qui (re)crée son réel à lui.  Ou qui le voit sous un angle tellement différent du schéma habituel…

Et voilà donc un étrange univers, de calme et de volupté.  Une réalité décalée  (à la manière des titres,  d’ailleurs,  qui sont volontairement à côté de la plaque!) .  Une réalité réinventée.  On nous montre des petits bouts d’histoires,  des fragments de récits intimistes, des moments où le film d’une vie s’est arrêtée un instant…Schlosser2

Tout cela est délicieusement sensuel et ambigu.

Deux remarques avant de conclure:  -les seins si habituels dans l’œuvre de Gérard Schlosser n’occupent que peu de place dans cette expo!! Dole est pudique!

Merci au prof (art plastique?) qui éclairait admirablement le travail de l’artiste pour ses élèves cet après-midi-là  …et que nous avons écouté avec plaisir  (Après la visite guidée classique)

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Etienne Martellange, musée Magnin

Au musée Magnin de Dijon, 4 rue des Bons Enfants, se tenait en janvier 2014 une exposition de dessins d’Étienne Martellange, architecte de la Compagnie de Jésus,  né en 1569 à Lyon.  Un magnifique voyage en France,  de ville en ville,  de monument en monument,  au bout de sa plume ou de son crayon…

L’historienne que je ne suis pas  (!)  a été très intéressée par le côté informations d’archives que procure cette cinquantaine de dessins du XVIIème siècle…  J’imagine donc le régal des vrais historiens devant cette sorte de chronique que représentent ces images détaillées de Paris, Nevers, Avignon, Roanne, Bourges, Chartres etc… Dijon et la Bourgogne ont été bien sûr privilégiés dans le choix des œuvres exposées.  (Martellange y est passé vers 1610).  Comment étaient Notre Dame ou Saint Michel, à Dijon, sous Henri IV ou Louis III?  Et la Chartreuse de Champmol?  Et le bourg de Fontaine-les-Dijon? …

Ce qui m’a plu, bien entendu, c’est le côté artistique de cette enquête qu’a menée Etienne Martellange à travers la France.  L’art n’était pourtant pas l’objectif:  il avait pour mission de garder en mémoire des lieux  (il y avait souvent un projet de construction de collège jésuite…) , ou de surveiller des travaux en cours,  d’en montrer les étapes progressives.

Mais quelle perfection du dessin!  Quels petits tableaux merveilleux,  parfois, avec utilisation de lavis bleus !  Martellange a reçu une formation de peintre.  Et ça se voit.  Les « prises de vues » , aussi, sont étonnantes:  la plupart du temps depuis une hauteur,  mais aussi au cœur d’un chantier, avec des ouvriers en plein travail.  Martellange ne réalise pas qu’un travail de technicien pour son métier.   Il « photographie » un ensemble,  replace le monument dans son paysage,  dans son environnement.  Et il croque même des lieux pour le seul plaisir de les avoir sur feuilles,  dans ses cartons,  ou d’étudier l’architecture des époques passées (antiquité, Moyen Age…)

N6937456_JPEG_1_1DMLe visuel est tiré du site http://gallica.bnf.fr  (Les photos sont interdites dans l’expo. Dommage.  Presque partout, dans expos et musées, dorénavant, on a le droit de photographier.  Franchement, sans flash, on ne fait pas de mal…………..)

Il s’agit de l’église du collège des Godrans , à Dijon.

chez Christiane et François

Comme d’habitude, la catégorie « visite d’ateliers » ne comporte pas vraiment de commentaires sur les œuvres de l’artiste. Juste une ambiance. Une atmosphère que j’aime bien.

C’est au sous-sol de leur maison.  Le couple s’est aménagé un grand atelier pour y travailler ensemble.  Depuis que l’âge de la retraite leur permet de s’éclater dans leur passion commune,  madame et monsieur  Lepoivre s’essaient au dessin, à la peinture et à la sculpture.  Lepoivre

Une longue salle.  Comme un large couloir.  Bien éclairé.  Et des travaux accumulés partout, à ne plus savoir où regarder…  Une impression de fourbi très sympa,  mais, en même temps, de pièce bien ordonnée … C’est selon !  D’ailleurs, on vous informe dès l’entrée:  à gauche c’est madame;  à droite, c’est monsieur.  Quoique…. C’est de vous, ça?  Ah! Non!  ça , c’est à mon mari!  Confusions faciles.  Bon!  On ne va pas tenter de trop distinguer!  L’essentiel n’est sans doute pas là.

On est dans un lieu qui respire bon l’expérimentation, la recherche, l’enthousiasme et l’amour de l’art.  Et l’étrangeté de cet endroit,  c’est la marche en avant complètement jumelle de ces deux conjoints, Christiane et François.  Chacun son chemin, certes, mais ils avancent main dans la main.

Les sculptures vous happent en premier.  Celles de madame, d’abord.  Des corps mariés à des bois flottés.  Les formes des uns et des autres se faisant écho.  Puis,  les terres cuites de monsieur.  Parfois lisses (comme ses comiques petites bonnes femmes rondouillardes), parfois au contraire profondément marquées du travail des doigts (têtes de chevaux , en particulier). F.Lepoivre

Et puis,  des petites tables où sont rangés pots, tubes et pinceaux,  des  livres d’art à portée de main,  des cadres sagement posés par terre tout le long de la salle,  une toile en devenir sur un chevalet,  des feuilles glissées par dizaines dans de géants cartons à dessin,  des toiles entassées sur de grandes étagères… « Ce sont nos gammes  » disent-ils.  Des tentatives, des audaces, des expériences… On feuillette tout cela, on picore et, de-ci de-là, on fait émerger une belle réussite. Un bel espoir.

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Clive Van Hoek, Galerie La Source

Sur la colline de Fontaine les Dijon, à la Galerie La Source, quelques aquarelles vous ont été présentées en novembre 2013.  L’artiste, Clive Van Hoek, vous accueillait, avec un joli accent gallois et un sourire grand comme ça.  Clive.extrait

Des sous-bois, des rues de Dijon et leurs monuments, des vues de Venise … on est dans le conformisme .  Pas grave…  ça fait parfois du bien de se laisser aller à glisser le regard sur ces petites touches doucement colorées,  joliment mouillées.  Les paysages floufloutent.  Les couleurs bluettent.  Et l’exposition est un havre de paix.  On se prend à devenir tout chose quand on s’approche de ce beau papier à grain, baigné de couleurs… Le pouvoir de quelques pigments déposés sur une surface…

Le peintre décrit des paysages et on sent tout le bonheur et l’application qu’il a mis à faire ces descriptions.  On ne lui en demande pas davantage.

Et je crois que, décidément,  la Galerie La Source aura bien du mal à présenter un autre style, tant son public est attaché à de vieilles idées sur l’art, sacrément ancrées dans les cœurs et dans les esprits.

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une vidéo de J.P.Deschamps:

http://www.dailymotion.com/video/x17m878_van-clive-hoek-artiste-peintre_creation

musée des Beaux Arts, partie rénovée

Voilà mille fois que je m’émerveille de l’aile rénovée du Musée des Beaux Arts de Dijon.  Cinq ans de travaux!  Mais ça valait le coup! 

Petites impressions de mes visites:

Entrés sous le mur doré (création contemporaine assez discutable à mon avis) de la cour de Bar,  on est aimablement accueillis (accès gratuit) dans une salle basse de l’hôtel  Ph. Le Bon:  voûtes en ogives et cheminée.  Ici,  c’est déjà très beau!  Puis, escalier d’apparat…  Et voici le portrait de Ph. Le Bon (atelier de Van der Weyden) et des trois autres ducs de Bourgogne dans une petite salle qui précède la célèbre salle des Gardes .

Celle-ci,  déshabillée de ses retables et tableaux,  n’abrite dorénavant que les somptueux tombeaux de Ph. Le Hardi et de J. Sans Peur et Marguerite de Bavière.  Les hauts murs sont d’un bel ocre rouge qui met en valeur les entourages gothiques des  fenêtres ainsi que la monumentale cheminée, éclatante de blancheur.

Suite de la visite:  ce qui provient de la Chartreuse de Champmol.BA3

Troisième étage (avec ascenseur ou non!) : le Moyen Age européen.BA2 Dans la salle néogothique, née des combles du palais, s’étale la tapisserie du Siège de Dijon par les Suisses (XVIème).  Là aussi, la vue sur l’extérieur est superbe, sur Notre Dame en particulier.

En bref (et en vrac) ce que j’ai apprécié:

-les éclairages (sauf pour les Pleurants qui sont dans l’ombre)

-les fenêtres ou baies vitrées qui ouvrent le musée sur la ville et associe le regard intérieur et extérieur, ainsi que les coups d’oeil en plongée sur les étages inférieurs!

-les couleurs des murs et panneaux (des cassis, des ocres, des bruns, des crème…), les parquets, les socles en bois, les vitrines… toute une muséographie moderne qui met en valeur parfaitement les oeuvres anciennes.

-les informations offertes discrètement mais efficacement tout au long du parcours:  tables interactives, plaquettes, inscriptions aux murs… On peut passer une journée à s’instruire sur l’Histoire, l’architecture, l’art…

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Parisianisme

Qu’est-ce qui m’a pris d’accepter de piétiner TROIS HEURES dans une queue typiquement parisienne devant l’Orangerie?  Tout ça pour une demi-heure de visite à l’exposition:  et, encore, en traînant bien, en revenant sur mes pas, en lisant les textes et en visionnant les vidéos… Et puis, pas de révélation extraordinaire durant cette visite… Mais qu’est-ce qui m’a pris?… L’amie qui m’accompagnait m’a dit « on a juste fait du parisianisme!! »

Il s’agissait de « L’art en fusion » , une présentation des deux époux-peintres mexicains Frida Kahlo et Diego Rivera.  Une première salle montre photos et films de la vie de ces deux êtres passionnés.  Intéressant… Beau, parfois.  Mais je suis venue voir de la peinture, d’accord?Frida

Celle de Diégo ne me fascine pas.  Conventionnelle, raide et un peu trop « communiste » à mon goût!  Les grandes peintures murales me laissent assez indifférente.  Une exception,  ses arums!  Cette envahissante brassée de fleurs est étonnante, tenue par deux femmes peintes sans relief, comme des découpages naïfs.

Celle de Frida me touche davantage.  Quelque chose passe avec évidence dans son pinceau.  Quelque chose de fort.  Il y a à la fois l’influence de l’art traditionnel mexicain et sa propre personnalité d’artiste.  Bien sûr, sa vie de souffrances et son art ne font qu’un… On entend souvent cette critique à son propos… Mais que font d’habitude les artistes ?  Sinon exprimer leur moi et leur existence…?  Et Dieu sait que cette femme a eu de quoi raconter … Entre douleurs physiques, amours volcaniques, engagements politiques etc…

Comme le temps avait passé vite (enfin,  vite!! ) il restait peu d’espace pour caser d’autres visites à Paris ce jour-là!  Donc, traversée au pas de course du jardin des Tuileries pour jeter un oeil à quelques oeuvres de la FIAC hors les murs.   Et là!  Points d’interrogation… Je n’ose dire quoi que ce soit sur cet art actuel …

Et puis, ouf! Du Fabienne Verdier dans une galerie Bucher, rue de Seine!  Du vrai geste de peintre! Du noir et blanc maîtrisé!  De l’innovation côté technique! De belles méandres en grand format…

Une journée parisienne qui se terminait bien!

Un après-midi « art » un peu loupé

1-  L’aimable personne qui sert d’accueil au Consortium,  genre mère fouettard avec sourire  en option,  nous aboie,  depuis l’entrebâillement de sa porte,  que  « vous n’avez pas le droit de rester là ».  Notre voiture, rangée (comme d’habitude) sur le joli parking du musée quitte donc les lieux,  non sans avoir constaté l’absence totale de panneau d’interdiction… Dépitées, nous renonçons à affronter une deuxième fois l’affable personne et prenons nos cliques et nos claques.  (Mais oui, j’y reviendrai à ce cher Consortium! A pied et euros en poche…)

2-   Tentons-nous le FRAC en ville?  « Les Bains du Nord »  sont à portée de notre place de parking.  Tout va bien.  Sauf que la collection n’a pas changé depuis plus de 6 mois…  Bon, ça fait plaisir de revoir Ming et Vasconcelos… OK!  Mais cinq minutes suffisent et nous nous retrouvons à nouveau dehors.  La frustration à la gorge…

3-   La Galerie Notre Dame est à deux pas.  Allez!  Courage!  On y programme une expo photos.  Eh bien!  Elle qui s’annonce ouverte  « tous les jours de 10 à 18h »  est portes closes………..

4-  Rencontrons alors un ami artiste qui, depuis deux heures, se heurte à des portes de galeries d’art fermées!!  Il a essayé Talant, Fontaine…..  J’essaie de lui signaler la Galerie Axeltae mais j’ai oublié le nom de la rue (pas bien connue) et l’explication est embrouillée… Nous l’envoyons aux Bains !!!

Bref! demain, ça ira mieux!