J’ai rapporté quelques photos de l’expo » Terre », en juin juillet 2019, à la Coupole. (13+ et Nord-sud Bourgogne-Mali) Mes arrêts photo! Significatifs de ce qui m’a attirée! C’est une minuscule sélection, bien sûr. Un peu spéciale! Personnelle! Je vous en livre un extrait!
de Jean-Philippe Jarlaud, accompagnant sa série photos
A la Galerie Suzanne Tarasieve, rue Pastourelle, Paris, 3ème, Eva Jospin a exposé l’été 2019. Epatant!Vous pouvez agrandir les visuels en cliquant dessus une fois (sauf le premier que j’ai réussi à faire flou!!!!)
On a connu (et aimé) les forêts de Eva Jospin. Epaisses et denses forêts de troncs serrés. Sombres, géantes, fermées, secrètes. Des forêts réalisées en carton. J’avais vu celles de la cour carrée du Louvre.
L’artiste garde aujourd’hui sa prédilection pour son matériau, le carton, mais cherche et change ses réalisations. Elle se met à sculpter dans l’épaisseur. Elle façonne, creuse… Le cuter n’est plus son seul outil. Elle travaille le carton comme le bois ou la pierre. La voilà modeleuse de carton. Elle commence doucement aussi à toucher le plâtre ou le bronze.
Ici, dans cette Galerie parisienne, elle présente d’extraordinaires architectures. Comme de grandes maquettes de structures à placer ensuite dans des parcs, jardins, forêts…(Eva Jospin sait faire du monumental)
Indéfinissables. Mais chargées de tant d’évocations! On pense à des temples, à des sanctuaires troglodytes, à des « fabriques » de jardins (XVIIIème siècle), à des ruines antiques, à des rocailles ornementales, à des grottes artificielles, à des décors de théâtre… Mais aussi à de vrais paysages grandioses, faits de falaises et de canyons. Un mélange de tout cela! J’aime quand une oeuvre fait ainsi surgir des dizaines de références! Et là, elles affluent!
Et le carton se métamorphose en terre, eau, végétation, roche, bois, brique, béton, plâtre, suivant le travail que l’artiste lui inflige. Presque du trompe-l’œil parfois. Il fait illusion…
« L’Homme qui pleure », l’exposition de Yan Pei-Ming au musée des Beaux-Arts de Dijon, c’était en 2019 (il reste les grands portraits de sa maman dans la salle des tombeaux.)
Vous pouvez agrandir les visuels en cliquant dessus
Oui, le musée des Beaux-Arts de Dijon est réouvert! On le sait! On en parle un peu partout! Même dans nos magazines et journaux les plus prestigieux! Mais avant d’écrire un article sur ma première visite à ce « petit Louvre » (si! si! on le dit!), je m’empresse de parler de Ming qui expose là jusqu’en septembre.
« L’Homme qui pleure » est le titre. Le ton est donné. On est en plein drame. La mort rôde. Les catastrophes, les attentats, la disparition des êtres chers, la violence des dictatures ou des extrémistes…
L’être humain, décidément, a une destinée tragique. Et l’avenir n’est pas rose. Ming le crie avec fougue et hargne. Mais la beauté de ses toiles a le don de nous transmettre une sensation si forte qu’on pourrait presque affronter tout cela plus facilement. Puissance de l’art? Sauvetage par l’art?
L’artiste est très présent ici. Non seulement parce que, comme souvent, il s’auto-portraitise, mais aussi parce qu’il communique avec intensité ses propres réactions face aux difficultés de la vie. C’est une exposition à la fois très personnelle et universelle. On y rencontre Ming, une personnalité hors normes. Et on y rencontre le monde.
Dans la salle des tombeaux, les portraits de sa mère réalisés peu de temps avant sa mort, sont bouleversants. Géants. Elle est presque penchée sur les tombeaux des Ducs. Le visage fatigué, bienveillant, triste mais serein… C’est un grand triptyque. La maman, trois fois présente . Et, toujours, ces « blancs » et ces « gris » du peintre chinois-dijonnais!… Balayés, tirés, étirés, creusés, étalés, superposés…Fabuleux! C’est son langage perso, son vocabulaire à lui, il dit tout ce qu’il veut avec ça!!
J’ai également beaucoup apprécié la salle des aquarelles. A nouveau des séries de portraits (sa mère et lui-même), sur papier. Et une vision des Pleurants … Grandis 6 fois par rapport aux statuettes d’albâtre.
En ce mois de juin, je retiens ma visite à Ornans, dans le Doubs, pour l’évènement: « Yan Pei-Ming face à Courbet », une exposition à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet. Jusqu’au 30 septembre. (Musée Courbet et Atelier de Courbet. 10-18h. Fermé le mardi.)Attention! Interdit de photographier: Aïe! La frustration! Les visuels de cet article sont des photos de cartes postales!!
D’abord, je fais un tour dans cette « Petite Venise comtoise »! Ornans est décidément un bourg très sympa au bord de la Loue. Puis, hop! le musée Courbet, dans une maison ancienne (XVIIIème siècle) où logea la famille Courbet. Retravaillé intelligemment en 2011 par un architecte, le musée est devenu vraiment un lieu attractif. Ses verrières sur la rivière sont extraordinaires. L’accueil, ici, et l’ambiance sont agréables. Personne n’a la grosse tête! Ils ont beau avoir reçu Yan Pei-Ming et monsieur Macron, les gens restent simplement aimables, polis, enthousiastes, souriants. Bref, ce ne sont pas des parisiens!
Quelques salles montrent la rencontre Courbet-Ming pour une expo temporaire. Un face-à-face étonnant. Paysages, animaux, nus, portraits de famille…Ce sont des rencontres fortes. Ming et Courbet, deux hommes libres, engagés, un brin provocateurs, sensuels, à la sensibilité exacerbée. Deux artistes au geste large et sûr. Certes, pas du même siècle. Mais qui auraient pu s’entendre!
portrait de l’oncle aveugle de Ming
Et je me dirige vers l’atelier de Courbet, le dernier qu’il ait eu avant sa mort. C’est là que Ming était en résidence en mars. Lui, l’admirateur du maître Courbet, a réalisé son portrait au côté de son autoportrait, en très grands formats. Impressionnants. Et deux de ses immenses toiles, plus anciennes, occupent aussi ces vieux murs délabrés. Une forêt, qui pourrait être jurassienne, sombre et irréelle, et « A l’Est d’Eden » , une scène dramatique où d’innombrables fauves se dévorent.
Une toile m’a frappée particulièrement (je ne l’ai malheureusement pas en photo). Ming a peint la colonne Vendôme démolie, tombée à terre. En effet, pendant la Commune, Courbet a été accusé d’avoir contribué à son démontage et condamné à payer sa reconstruction. Ça l’a ruiné. Cette peinture du chinois dijonnais montre le socle, et au pied, le cadavre de la colonne. On a vraiment l’impression d’un corps… Dans les habituels blancs de Ming, à la limite du gris, comme une neige salie de poussière. Ambiance fantôme. Rien d’autre que ce socle et cette colonne démolie. Une grande surface pour dire juste cet évènement symbolique.
Mon mois de mai 2019 a été marqué par cette visite à Paris, à la fondation Cartier, de l’exposition « Jeunes artistes en Europe ». (jusqu’au 16 juin)
Un formidable travail de l’équipe de cette fondation Cartier qui, après un premier « tri » d’au moins 1000 jeunes créateurs, est partie à la recherche d’une sélection d’artistes dans 29 pays. Ils en ont vu 200 et ont fini par en garder 21, assez représentatifs des tendances de l’art jeune actuel.
C’est forcément un choix. On peut critiquer. Mais moi je trouve cette initiative formidable.
Leurs pays d’origine, à tous ces jeunes, né en gros entre 1980 et 1990, sont Portugal, Danemark, Russie, Italie, Pologne Angleterre, Grèce etc (France un peu aussi!!!). Beaucoup vivent ailleurs dans le monde. S’il faut retenir des fils rouges reliant tous leurs travaux ici présentés, je dirais une attache forte au passé, un besoin de rassembler des morceaux et une présence solide aux temps actuels.
Evgeny Antufiev (Russie)
Le passé? Les références à autrefois sont nombreuses. Marion Verboom (France) s’inspire des colonnes grecques, des pyramides égyptiennes ou des temples incas…Evgeny Antufiev (Russie) convoque les civilisations anciennes, celles des Scythes, étrusques, égyptiens… Nika Kutateladze (Géorgie) reconstruit de vielles maisons abandonnées de son pays…Kostas Lambridis (Grèce) s’intéresse à l’art décoratif du XVIIIème siècle florentin…
Kostas Lambridis (Grèce) « The Elemental Cabinet »
Des morceaux? Pas mal d’oeuvres sont constituées de fragments rassemblés. Des mélanges de matériaux et de styles disparates, des associations de pièces… Ou même des figures hybrides, comme celles de Georges Rouy ( peintre anglais). Pour Raphaela Vogel (Allemagne) ce sont des peaux de bêtes constituées de différents morceaux de cuir peints. Pour Alexandros Vasmoulakis, ce sont des collages géants. Pour Hendrickje Schimmel (Pays Bas), des patchworks pour créer des vêtements.
Raphaela Vogel (Allemagne)
Les temps modernes? L’esthétique est très contemporaine. Et les préoccupations d’actualité. Le recyclage, bien sûr: Andrea Trimarchi et Sione Farresin (Italie) inventent un beau design fait d’objets récupérés. Kris Lemsalu (Estonie) place aussi des objets récupérés dans ses sculptures et installations. Mais ces jeunes artistes portent également une réflexion sur les grandes problématiques d’aujourd’hui, souvent touchante et profonde.
Pour un an, le jardin de la Banque de France, à Dijon, accueille deux sculptures contemporaines. L’une est de Jean Dupuy (collection Géotec), l’autre de Philippe Ramette (Galerie Interface).Tout renseignement à la Galerie Barnoud, contact@galerie-barnoud.com
Interdiction de pénétrer dans le jardin de la banque! On en est réduit à regarder les deux oeuvres depuis la rue des Godrans, derrière les hautes grilles. Qu’à cela ne tienne, cette distance et cet éloignement font partie de la raison d’être de ces deux sculptures. En tout cas, c’est ce qu’on nous explique. Comme s’il fallait justifier leur présence. L’art contemporain aurait-il toujours besoin qu’on l’excuse….
Quand le mur qui séparait ce jardin de la rue des Godrans a été démoli et qu’est apparu le bel hôtel particulier de La Thoison (XVIIème siècle) dans son cadre de verdure, tout le monde était content. C’est vrai! Super belle idée! Et maintenant, de l’art contemporain vient s’ajouter. Moi, ça me va! Encore une belle idée! (Inutile d’essayer de légitimer le choix de ces oeuvres placées là. C’est énervant!)
« Here » c’est la sculpture de Jean Dupuy. Des lettres géantes en acier qui disent « ici » en anglais. Si vous regardez bien, les parties découpées représentent des flèches. Dans tous les sens. Toutes les directions. Idée du lieu où l’on est et des lieux virtuels où l’on pourrait se rendre. Ici et ailleurs. Là et partout. Réflexion possible sur la présence de quelque chose ou de quelqu’un à un endroit, à un moment…
« Point de vue », c’est la sculpture de Philippe Ramette. Une chaise placée très haut, au sommet d’un poteau. L’artiste est connu pour ses performances (photographiées) basées sur l’équilibre improbable ou la position humainement impossible. Ici, on s’attendrait à le voir s’asseoir sur cette chaise et contempler le monde sans vertige aucun. Mais ce serait sans doute trop simple pour lui! En tout cas, notre regard monte vers ce siège. On aime l’absurdité de sa présence et l’idée du point de vue élevé! Avec Dupuy, c’est « ici », avec Ramette, c’est « là-haut »! Façons de voir… Questionnement sur la réalité…
A La Coupole, rue Ste-Anne à Dijon ont exposé en mai 2019 Claire Vanvosthuyse, plasticienne photographe, et Eric Schenker, plasticien céramiste.
Pas facile d' »habiter » la Coupole avec une exposition d’art! Grand volume, large espace central, hauteur de plafond, verrière géante, murs éloignés…..Et pourtant, Claire Vanvosthuyse a réussi magnifiquement! Six séries d’oeuvres photographiques occupent les murs, chacune à leur façon (alignement, compositions en carré ou rectangle, stèles appuyées au mur…). Et, pour faire vivre le milieu de cette immense salle, elle a invité les céramiques d’Eric Schenker. Et ça marche à merveille!
Travail photographique, certes. Mais qui franchit allègrement une frontière. Car, à force, de manipulation manuelle et numérique, la photographie originelle quitte la mission de représentation du réel et entre dans le monde de l’expression de l’indicible.
Les photos de Claire Vanvosthuyse sont griffées, blessées, voilées, floutées, fragmentées…Elles sont coupées, prélevées de leur environnement, extraites d’un ensemble, exilées et replacées ailleurs… Et pourtant ce sont de vraies images. Contrairement à ces images trafiquées que nous livrent les réseaux sociaux, à toutes ces fausses images. Ici, l’image traduit quelque chose de vrai. Même si c’est indéfinissable !!
Ma série préférée dans cette expo, s’intitule « Serendip », ancien nom du Sri Lanka. (Mais « Fragments d’âme » que l’artiste peut enfin montrer dans sa totalité, est extraordinaire aussi. Quant au Carnet de Route, « Ce que le jour doit à la nuit », je l’ai feuilleté, une boule d’émotion coincée au fond de la gorge! )
dans « Carnet de route »
Dans « Serendip », ce sont des images fuyantes, comme des bouts de mémoire qui se fixent mal, qui glissent. Le passé ne se laisse pas attraper facilement. C’est une brume fragile, un voile déchirable. Il nous échappe. Cette série est une sorte d’album souvenirs. Du moins ce qu’il reste des souvenirs. Des images qui défilent, qui passent. Des traces de voyage.
Claire Vanvosthuyse semble effeuiller le réel. Lui enlever délicatement, une à une, ses peaux. Jusqu’à la transparence. Jusqu’à la trame. Peut-être jusqu’à l’essentiel. Avec elle, la réalité devient comme ces manuscrits anciens, détruits par le feu ou le temps et dont il ne reste qu’une frêle pellicule. Réalité à conserver comme on peut, parce que devenue sacrée.
Eric Schenker a posé là quelques une de ses sculptures qui, elles aussi, ont des marques du passé. Des traces de mémoire. Ses pièces de céramique évoquent souvent une archéologie imaginée. J’ai vu un rapport au temps qui serait commun aux deux artistes. La fuite du temps est douloureuse… Comment y remédier? (Eric Schenker a même installé au sol une sorte de cadran solaire géant)
L’abstraction forte de Eric Schenker rejoint la figuration rêvée de Claire Vanvosthuyse: et ça fonctionne très bien!
Deuxième fois que Yi-Ling Lu exposait à la Galerie La Source. « Le silence de l’esprit » a envahi paisiblement les lieux au printemps 2019. (Vous pouvez cliquer sur les visuels pour agrandir)
Avec notre regard d’occidentaux, nous apprécions à notre façon ces encres chinoises de Yi-Ling Lu. Et je dirais qu’il est très facile de se laisser enchanter! D’autant plus que cette artiste (arrivée en France en 2012) sait mêler, dans son oeuvre, la tradition orientale et les habitudes artistiques occidentales.
La salle du rez-de-chaussée est particulièrement séduisante, avec ses grands formats. Qui se présentent (à la chinoise!) comme des rouleaux muraux, en hauteur. Et qui tirent davantage sur l’abstrait que les oeuvres accrochées dans les étages (celles-ci, en plus, sont le plus souvent encadrées et vitrées).
De toute façon, dans chacune de ces toiles, le regard est inévitablement capté, entraîné, absorbé par quelque chose dans la peinture. Une nébuleuse, une lumière, une transparence, une touche de couleur vive ou un mini détail réaliste… qui agit comme un aimant. Mais le plus étonnant ce sont les insertions de « vides » que l’artiste réalise avec les blancs. On s’y précipite tête la première, avec délice! Habilement placés dans la surface de la toile, plus ou moins grands, mais efficaces! Le vide est dynamique dans la pensée chinoise. Il permet le mouvement et le rythme, il engendre le souffle vital. Avec les encres de Yi-Ling Lu, on en a la preuve. Fascinant!
La balade de salle en salle agira sur vous comme une séance de méditation, vous verrez! Les peintures de Yi-Ling Lu montrent un univers impalpable et puissant à la fois. Les minuscules personnages aperçus ici et là, perdus dans les immensités de montagnes ou forêts, sont à l’image de l’humanité, en harmonie avec la nature. Tout petits, mais faisant partie du TOUT. Incroyable sensation d’un cosmos qui nous dépasse, par son gigantisme et sa beauté, mais avec lequel nous ne faisons qu’UN. Et, bien sûr, les paysages dans lesquels nous nous promenons ici sont davantage des reflets de l’âme, des traductions de la pensée et l’expression de l’état d’esprit de l’artiste, que des reproductions à l’identique d’images réelles.
Détail…
L’écriture et les sceaux ont également leur importance sur ces encres. Signature, commentaires…Ils font partie intégrante de l’oeuvre. Ignorante dans ce domaine, j’aime juste l’association de cette calligraphie avec la peinture. Un ensemble esthétiquement si cohérent!
. Au salon de Fontaine, une quarantaine d’artistes a exposé en 2019. L’invitée d’honneur était Li Chevalier. C’était à voir.
Li Chevalier est chinoise. Elle a épousé un français et est venue en France dans les année 80. Passée par l’Institut d’Etude Politique, Science Po, la Sorbonne… elle a reçu une formation artistique en Italie, Angleterre, France… Devenue plasticienne, lauréate de nombreux prix, elle expose partout dans le monde, et dans des lieux prestigieux. Fontaine peut être fière de l’accueillir!
Son travail est un élégant mariage de parfums asiatiques et occidentaux. La tradition orientale est bien là, mais transcendée. Ses grandes encres, à la technique très personnelle et aux teintes délavées ont une puissance magique et vous absorbent totalement dans leur espace mystérieux. Envoûtant.
On peut qualifier ces toiles présentes au Salon de paysages. Mais des paysages d’au-delà. Des paysages oniriques. Comme des réflexions sur la vie et la mort, et, surtout, sur le Beau.
Pour ce mois d’avril 2019 (reprenant enfin la rubrique « Le choix du mois »), je vous parle de cette dame de 85 ans qui , de ses doigts délicats, écrit des poèmes végétaux!
Marinette Cueco a toujours arpenté la campagne pour des cueillettes de plantes dont elle connaît intimement les noms et les caractéristiques. Et ces herbes et brindilles, elle les tisse, enchevêtre, noue, tresse, lie, enroule…
On pense à ceux et celles qui fabriquaient et raccommodaient les filets de pêcheurs, aux femmes qui créent encore des tapis devant leur métier à tisser, aux dentelières, aux brodeuses, aux tricoteuses… Travail minutieux d’artisan. Et Marinette Cueco parvient à faire d’intéressantes oeuvres d’art avec ces herbes apparemment communes et insignifiantes. Elle joue des vides et des ombres pour ses étonnants objets végétaux. Tantôt volumes, sous formes de pelotes ou chrysalides, tantôt aplats aux broderies ajourées. Il lui arrive aussi d’habiller des pierres de ses treillis végétaux.
A voir à la Galerie Univer (6 cité de l’Ameublement, Paris 11ème), et à l’espace Monte-Cristo jusqu’au 29 juin (fondation Villa Datris, 9 rue Monte-Cristo, Paris 20ème)
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