De la biennale d’art contemporain de Lyon j’ai envie de choisir un seul bon souvenir à vous évoquer! …J’hésite. Parmi les œuvres des trois sites que j’ai visités, il n’y en a qu’une petite dizaine qui m’ont interpellée (par exemple celles de arthur bispo do rosario, eva kotatkova, virginia chihota, christian lhopital, robert kusmirowski, laura lima etc)
Allez, je choisis « la sorcière » de Cildo Meireles (La Bruja)
au sol, dans deux immenses salles, s’étirent et s’emmêlent des milliers de kilomètres de fils de laine. Une invasion. Une prolifération. Le visiteur marche sur ce réseau enchevêtré, dérape ou se prend les pieds dedans (pris dans les mailles d’un filet?)….Certains fils grimpent souplement au plafond, toiles d’araignées élégantes. Au fond de la seconde salle, on s’aperçoit que les fils sont crachés par un balai posé contre le mur. (On peut aussi supposer, à l’inverse, que le balai aspire cet océan de fils). Un peu plus loin, dans un recoin, s’est accumulé un gros tas de fils. Une montagne avachie. Peut-être la réserve, ou le rebut.
Cet étalage de fils crée un bel ensemble de lignes noires, certes chaotique mais harmonieux. Les traits structurent l’espace. L’esthétique est présente (chic!). La réflexion aussi: On pense à un crayon rageur qui aurait tracé,tourbillonné, filé, gribouillé… Ou on pense à un ouvrage qui aurait été tissé et qui est en train de se défaire, et c’est la débâcle. Un travail de longue haleine qui se détricote, se détruit…Et c’est le désordre. Ou alors…C’est le contraire, la pagaille d’avant la création..
Et cette œuvre du brésilien Cildo Meireles cohabite avec le travail d’autres artistes. Des dessins aux murs et des objets qui ont trouvé leur place dessus. Intéressant, vraiment.
Un peintre s’était installé à Nü Köza en novembre 2011. Un peintre. Un vrai. Qui mène une sincère aventure picturale depuis des années. Après l’abstraction, il a introduit peu à peu des personnages qui émergent de cette matière colorée tellement vivante dans ses tableaux. Oui, sous le pinceau de marc-antoine Mazoyer, on a presque l’impression d’une matière organique qui se développe ou se déplace, gonfle ou maigrit…Qui existe en elle-même.
Par moments, il semble même que l’artiste soit en lutte avec ses pigments…La toile du triptyque exposée à Nü Köza, qu’il intitule l’atelier du peintre, montre d’ailleurs l’artiste en position très dynamique. (J’ai même cru d’abord qu’il s’agissait d’un coureur de jeux olympiques!!) Le pinceau pourrait être une arme dans sa main. Au même titre que celles que brandissent nombre de ses personnages. Car, chez marc-antoine Mazoyer, le climat est souvent à la révolution, à la contestation. Le poing est en avant. On est « debout », en action…Et son geste de peintre a quelque chose de ce refus de la passivité et de l’immobilisme.
Ses grands formats vous accueillaient dans ce bel espace de la galerie, rue Charlie Chaplin à Dijon, pas forcément avec douceur! Ils attaquent un peu! Certains violets, par exemple, pour moi, sont agressifs au possible! Et puis, vous restez. Et vous voyez qu’il se passe quelque chose. Vous vous approchez. L’énergie de cette peinture vous gagne.
« Le supplicié » , en particulier, est une toile bouleversante. Faite de souffrance et d’humiliation. Et c’est justement par la peinture (et non le dessin ou la forme) que cela est exprimé.
Le texte qui suit, je l’ai écrit en 2008, inspirée par une oeuvre de l’artiste plasticienne Christine Delbecq (cf les deux photos). Il s’intitule « Je suis en chantier », suivi de « Journal d’archéologie ».
Je suis en chantier. Je suis un vaste chantier.
J’ai entrepris des fouilles de moi-même.
Ma recherche archéologique a débuté il y a quelques années. Et, aujourd’hui, accroupie en moi-même, je continue à gratter le (mon) terrain. Je le ronge, je le grignote. On me dit que je cherche du vent. Mais, parfois, je trouve des choses.
Et j’exhume.
Ce que j’extrais du sol de ma vie personnelle n’est pas forcément toujours en très bon état. Le temps passé dans ces profondeurs humides (ou sèches ?), à l’abri de l’air et de la lumière, donne cependant des résultats encourageants pour le déchiffrage.
Mes vestiges à moi sont suffisamment bien conservés pour donner lieu à des décryptages intéressants.
J’ai notamment découvert une série d’objets que je nommerais pour l’instant « manuscrits » faute d’en savoir plus long. J’en ai sorti sept à ce jour. Je pense qu’il n’en existe pas davantage. Le chiffre sept a toujours été symbolique.
Chaque pièce de cette découverte, je l’ai fixée à l’intérieur d’un cadre après avoir soigneusement nettoyé et lissé la matière. Celle-ci semble être de type textile. J’en dirai plus quand je l’aurai étudiée en détail.
Je vois des signes qui apparaissent sur (ou sous) « l’étoffe » et qui pourraient être une écriture inconnue.
Arbitrairement, j’ai rangé ces pièces dans un certain ordre. Epinglées au mur, elles seront plus faciles à étudier. Je pense que chacune aura des secrets à révéler, mais il faudra sans doute que j’établisse des rapprochements (des comparaisons, des liens, des rapports) entre elles. Elles doivent sans doute se compléter les unes les autres. Ou s’expliquer l’une l’autre.
Ma connaissance de mon sous-sol intime suffira-t-elle à venir à bout de ces objets et de leurs mystères ? Le site où je prospecte depuis un certain temps m’a permis de mettre au jour des choses inattendues (étonnantes). Cette archéologie de moi-même est décidément captivante.
Et cette fois, avec cette série, j’ai l’impression que j’entre dans une nouvelle phase, plutôt difficile. Les pièces en question reposaient dans une couche que je n’avais pas encore explorée. Elles n’ont pas d’équivalent, je crois, parmi tout ce que j’ai déjà exhumé. Je ne les situe donc pas dans une époque définie ni dans un style connu.
Journal d’archéologie
1er jour
S’il s’agit d’une écriture (et je penche sérieusement pour cette hypothèse), elle est relativement serrée. Certaines lettres (idéogrammes ?) s’échappent, glissent, et coulent vers le bas du parchemin. L’auteur (dois-je dire « moi » ?) aurait posé son alphabet comme on sème des petits cailloux blancs. Plutôt rangés, ordonnés. En lignes. Des pages d’écriture, il me semble, rédigées cependant dans une évidente impatience, une précipitation, une fougue…Journal intime ? Correspondance ? Les textes sont par endroits effacés, ou recouverts. Tronqués parfois. Ou devinés par transparence.
2ème jour
Après analyse, le support s’avère être du tissu. Mais du tissu humain que l’auteur (j’ai de la peine à dire « je ») aurait sans doute arraché à lui-même par endroits. L’évocation de ces déchirements me procure un relent de douleurs quelque part à l’intérieur de moi, ce qui confirmerait l’idée de tissu humain (osseux, nerveux…). Les cicatrices sont encore fraîches apparemment. Je déterminerai une date plus tard.
3ème jour
En fait, l’écrit se trouve être pris entre deux surfaces. La partie supérieure laisse parfois entrevoir les inscriptions dessinées sur une partie intermédiaire. Comme si ce texte avait été volontairement caché. (Je pense à ces trésors que l’on dissimule sous le papier peint, derrière l’armoire, en temps de guerre…)
Les fouilles entreprises, ainsi que les extractions en pleine lumière, ont dû encore déchirer et abîmer ces rideaux que l’auteur (moi ? ) avait tendus volontairement par-dessus son texte.
4ème jour
Comme tout résultat de fouille, celui-ci me laisse un goût de remord. Avais-je le droit de mettre au jour ces secrets intimes ? Même si ce sont les miens. Leur destin n’était-il pas de rester à jamais ignorés ?
7ème jour
Voilà trois jours que je me heurte à cette impossibilité de traduction du texte…Il me manque une stèle de Rosette ! Je me bats avec ces lambeaux de manuscrits, sans dénicher la moindre signification. Je ressens juste une certaine fièvre dans ce jet d’écriture. Semblable, d’ailleurs, à celle que j’éprouve à la décrypter.
8ème jour
Je me dis parfois qu’il s’agit peut-être du même texte. Repris sept fois. Mais que l’auteur cache, ou dévoile. Comme un clignotement de paupières. Paraît ou disparaît. Montre et dissimule. Hésite.
Je le relis mille fois. (Mais comment peut-on « lire » des alignements de « mots » que l’on ne comprend pas ?) Les mêmes signes me sautent aux yeux. Un refrain…Une partition… Je ne sais pas.
Et je n’ai peut-être pas porté assez d’attention aux couleurs. Le gris. Le noir. Le blanc. Elles auraient une signification…
9ème jour
L’une des pièces m’intrigue particulièrement. Grise. Le texte y est comme lavé, délavé. Effacé. Rageusement. On dirait que le texte pleure. Par morceaux (phrases ?), il devient « illisible ». Les signes ont diminué de taille et pris l’aspect de points en relief. Petits clous. Tel du Braille…Spontanément, j’ai placé cet objet en dernier dans la série.
10ème jour
J’ai décidé de tout « lire » avec les doigts. Les yeux fermés.
Du rugueux. Du tissé. Un peu de peau rêche. Des aspérités à peine perceptibles. Des petites dénivellations qui tiennent tout juste sous mon index. De l’humide séché…Un peu râpeux. Des chatouillis d’effilochés. Des répétitions de sensations. Avec des nuances de modifications.
J’ai peu à peu l’impression de mieux comprendre ce qui se déroule ici. Le courant passe.
11ème jour
Brutalement, aujourd’hui, j’ai décidé d’abandonner ces manuscrits et je me remets à mes ratissages, forages et carottages, ailleurs, dans mes cavités souterraines. Je ne sais d’où me vient cette urgence…Hier soir, j’ai soudain réalisé qu’il s’agissait peut-être de lettres d’amour. Et à cette pensée, est monté dans ma gorge un gros sanglot d’enfant.
Des lettres d’amour qui seraient restées lettres mortes.
J’ai placé les manuscrits dans ces grandes boîtes-sarcophages où je conserve toutes mes découvertes et je les ai stockés dans les réserves de mon musée intime.
comme d’habitude, les textes qui suivent sont écrits par moi, en résonance à une oeuvre d’artiste, en l’occurrence, ici, à celle de Christine Delbecq. (Précision pour ceux qui n’auraient pas encore compris!)
Version lente
Après le glissement, quelques secousses à peine murmurées. Après la pente douce, quelques rencontres effleurées. Le souffle passe. La grande respiration se fait légère. Les silences se posent et l’ordre s’installe. Les vides viennent habiter les pleins. Les pointes trouvent leur équilibre, les angles leur sillon, les coudes leur recoin.
Et c’est un grand calme blanc.
Version accélérée
Oui, la chute a été rapide. Fracassante, surtout. Un vrai tintamarre de ferraille. Les pointes se sont pliées, les angles cabossés. Du coup, l’entassement est mauvais. Cogné, bousculé, déséquilibré, il suffoque.
Octobre 2011: il fallait prendre un laps de temps suffisamment long pour visiter cette exposition! Elle demandait qu’on s’y attarde. Il y avait tout de même trois artistes qui faisaient, en quelque sorte, leur expo dans l’expo. A priori, on ne voyait pas trop de lien entre les peintures.. Pourquoi ces femmes avaient-elle construit une exposition commune? On cherchait le fil à suivre… Donc, pour vous y retrouver et prendre du plaisir, il fallait leur accorder une bonne heure ou davantage à ces « Trois femmes qui cherchent… » (titre de l’expo)! Elles le méritent!
Les sculptures de Catherine Scellier servent de bornes (ou de garde-fou), dans la salle du bas, pour vous guider dans votre cheminement. Sinon, les peintures de Véronique Soriano et celles de Christiane Bruley vont se heurter devant vos yeux. Elles ne vont pas forcément ensemble.
Par contre, le travail de Catherine Scellier a des échos avec les deux peintres. (Aurait-on déjà trouver le lien?…)
Et revoici donc, pour notre plus grand plaisir, les créatures burlesques, ou tragiques, ou attendrissantes de la sculptrice. Formidable créatrice, elle met en mouvement des personnages pleins de vie qui, la plupart du temps, jaillissent d’un élément naturel, bois, os, pierre ou coquillage. Elle manie décidément le raku toujours avec dextérité.
Christiane Bruley met de plus en plus de fougue dans son pinceau abstrait. Ses derniers tableaux donnent de plus en plus l’impression de pénétrer une matière. Comme si on circulait à l’intérieur d’un arbre, ou d’un élément naturel ( eau, terre, ou même fruit…) Après le carton et le bois, elle peint depuis quelque temps sur métal. C’est du plus bel effet.
Véronique Soriano semble tisser et coudre des pans de couleurs douces sur sa toile et y glisser des personnages féminins ou asexués. Anges, vierges, amazones, sirènes…ils sont transparents comme le rêve ou éphémères comme le souvenir. Les décors ( que je qualifierais de « bibliques ») où ils apparaissent ont la même évanescence. Quelle mythologie nous racontent-ils? C’est du Fra Angélico moderne ou du Chagall! (Toute proportion gardée!)
En plus, ces 3 artistes ont utilisé habilement les pièces de la Galerie avec, entre autre, chacune son « cabinet des curiosités ». Là, petite collection intime de ce qui les nourrit, les inspire en tant qu’artiste. Petits portraits cachés. Petites confidences. On y voit de très belles choses parfois, comme ces gravures de C. Scellier assorties de points de couture et d’encre de chine flottée… Ces alcôves nous permettent peut-être de mieux appréhender la personnalité de chacune des 3 femmes.
C’est d’abord un jardin. Oui, au 19 rue Magenta, à Dijon, insoupçonné derrière un portail et une grille, l’artiste Benvinda Miguens Velez entretient un bijou de jardin. Dans une sorte de fouillis ordonné s’épanouit une foisonnante végétation. Rien de très haut, pas de grands arbres. Plutôt à hauteur d’yeux ou au ras de terre. Des buissons fleuris, des buis taillés, des guirlandes de capucines, des fougères et des lierres, des plantes grasses naines, de minuscules bassins d’eau avec bambous et nénuphars… On se dit, en voyant ces plantes vivre avec autant d’allégresse, que la petite dame qui habite ici possède un pouvoir…
Au fond, au bout d’une des petites allées de poupée, s’ouvre « Le Petit Atelier » (panneau!). A peine, quoi?, dix m2 de surface. Benvinda explique qu’elle peint au sol. « Je mets de grands papiers par terre et je pose mes toiles dessus. J’utilise des peintures très fluides qui couleraient si je peignais sur chevalet. » Une seule fenêtre à volets de bois peints en vert et poignée à l’ancienne. Murs et plafond clairs. Meubles à tiroirs où tout le matériel de l’artiste est consciencieusement rangé. A côté, « mon coin à vivre » dit-elle. Toujours très petite surface agrémentée d’une verrière qui fait couler une jolie lumière. Benvinda a construit elle-même cette partie du domicile.
On ressort dans le jardin si proche, si présent. Un auvent tendu sur fer forgé prolonge l’atelier. On est à l’abri tout en étant dehors. D’ailleurs, partout ici, on se sent « à l’abri »! Pas envie de retrouver la ville et la vie extérieure!
Etrangement, Benvinda a, dans ses toiles et parfois ses sculptures en raku, un sujet privilégié: la foule. On en est loin pourtant! Chez elle, c’est plutôt un ermitage. Mais super accueillant.
Précision: J’ai pris les photos le jour des Portes ouvertes (collectif 13+). L’artiste n’était pas au travail, mais en exposition chez elle. Cliquez dessus pour agrandir.
En septembre 2011, les cimaises de la Maison des associations de St-Apollinaire ont accueilli le travail de Fuggio (Paule Fumoleau). L’artiste montrait son parcours depuis ses premiers figuratifs et modelages jusqu’à ses abstractions.
Non, Fuggio n’est pas inspirée par le Japon, elle vous le répète gentiment et patiemment! Même si son travail de recherche sur la gestuelle aboutit souvent à des idéogrammes proches d’une écriture asiatique. Elle s’intéresse au graphisme et à « la trace laissée par le geste », voilà tout. « Le trait a sa propre vie » dit-elle.
Cette expo raconte son chemin d’artiste vers l’abstraction. Comment elle a appris d’abord à épurer, à réduire les couleurs pour mieux jouer sur les formes etc.
Ses dernières peintures manifestent encore une évolution. Elles s’éloignent un peu du graphisme, tout en restant dans le mouvement, l’élan, le geste ample. L’abstraction devient peut-être encore davantage spirituelle. « Aller plus loin » dit-elle. Et elle reste fidèle à ses rouges et noirs.
Côté sculptures, ce qui m’a toujours séduite chez Fuggio, ce sont les relations étroites entre celles-là et ses peintures. Quand elle dégote chez les ferrailleurs de superbes formes vieilles et rouillées, qu’elle fait revivre en une seconde existence (sans pour autant ni les déformer ni les modifier), on a l’impression de voir le graphisme de ses toiles passer en 3 D! Rapports évidents! Etonnant!
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« Résonnances » est le titre que la sculptrice Christine Jouvenceaux avait choisi pour son exposition à la galerie La Source, l’automne 2011 (Fontaine-lès-Dijon). Cette petite dame filiforme, à la (très) longue chevelure rousse et aux yeux bleu profond, fait naître de troublants personnages.
Une armature métallique, des textiles, de la résine, du plâtre, du bois flotté…Christine Jouvenceaux use avec habileté de matériaux qui lui conviennent pour sculpter l’homme. L’homme dans sa dualité: à la fois fragile-vulnérable et, malgré tout, capable de grandeur et de force.
Son humanité se courbe, tombe, rampe. Elle ploie sous le fardeau de la vie. Elle souffre dans son corps. Elle ressemble à un Christ de chemin de Croix ou à un Don Quichotte désespéré. Mais elle sait aussi se relever, s’entraider, s’envoler, trouver la voie!Voilà l’impression que laisse cette exposition assez émouvante.
Ces sculptures à la chair déchiquetée, écorchées vives, à l’allure squelettique, au visage douloureux sont vraiment belles.
Le travail plus récent de l’artiste a gagné en sérénité. Les personnages sont moins torturés. Cela me plaît moins! (c’est personnel!)
Et l’artiste présentait au 1er étage de la galerie une série d’oeuvres inspirées de bouddhas. Je n’adhère pas du tout à cette façon de mettre en scène, d’une façon « folklorique », des objets d’une religion qu’on croit connaître extérieurement. Tissus, poufs, bâtons de parfum…Non! L’art n’a pas besoin de ça. Ses « astres », par contre, sont intéressants (bas-reliefs de résine et de sable).
A noter ses petits animaux, sur le pallier, dans la même veine que ses personnages. Bien!
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« Bois sauvés des eaux, bois sauvés du temps » , au musée archéologique, est une exposition technique et scientifique. Elle est en partie l’oeuvre du laboratoire ARC-Nucléart dont la mission, depuis 40 ans, est de restaurer les objets du Patrimoine en matériaux organiques, le bois en particulier. On vous dit tout, et en détails, sur ce travail. C’est intéressant, bien sûr, très pédagogique et bien présenté. Côté objets et oeuvres, j’ai retenu la petite embarcation qui, je crois, date du Vème siècle. Extraordinaire squelette de bois. Et les ex-votos des Sources de la Seine, bien entendu. Toujours étonnants. (Voyez les photos grand format qui jalonnent l’expo. Superbes!). Pour ce qui est du « bois sec » , et non gorgé d’eau, je me suis arrêtée devant une vierge du XVème, un Christ en croix du XVIème et des têtes de Christ.
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