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Mium, Galerie Entrée Libre

Dans la Galerie Entrée Libre, de la Caisse d’Epargne, rond-point de la Nation, à Dijon, exposait Mium, à l’automne 2018, 8h30-12h et 13h30-17h30. Samedi 8h30-12h30.

Mium , j’avais connu son travail au détour d’une visite dans un atelier ou un jardin. Et sans doute dans quelques autres expos. Je me souvenais de ses supports papiers en tout genre, de son geste pictural généreux, de son côté brut, bohème (je parle de son travail!). Je l’ai retrouvé dans cette expo. Mais peut-être avec davantage de « sagesse », de « propreté », de « rangement »! Elle s’est pliée aux règles d’une expo dans le hall… d’une banque!!

En tout cas, cette visite est une rencontre sympa avec une personnalité. A l’entrée, on vous confie une fiche où l’artiste vous guide dans son univers. De sculptures en photos et d’installations en peintures.

Je retiens surtout son rapport à la peinture. Ces couches énergiques de couleurs fortes, qui occupent toute la surface, qui suivent les reliefs et les fragilités du papier…Un parfum de liberté flotte: pas de cadre, pas de vitre, un papier informel, des œuvres qui se balancent au moindre souffle. Et la peinture se fait sculpture quand Mium froisse une de ses pièces peintes. Elle accroche ce volume par un fil et le laisse bouger au gré des courants d’air.

3 petites choses à noter. 1- Mium c’est Mireille Barrelle.   2- Elle fait un clin d’œil, dans sa fiche d’accompagnement, à propos d’un certain « intrus » (je suppose que c’est l’énorme écureuil d’un sculpteur bien connu qui trône dans ce hall depuis des années et gène toujours les expositions!)Merci!    3- Merci à celle qui a laissé un commentaire sur le blog pour faire part de sa visite à cette expo, je l’aurais oubliée sans elle.

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Cécilia Philippe, ABC

Passage Darcy, à Dijon, à l’ABC, Cécilia Philippe a exposé « Achromatopsie » à l’automne 2018 (Du mardi au samedi, 13-18h.)

Tant mieux, l’ABC expose la jeune création (tiens! Il y a d’ailleurs une grosse faute d’orthographe sur son site!!).  Voici donc la jeune Cécilia Philippe et son exposition « Achromatopsie ». La première chose que je constate en accomplissant un premier tour d’expo: il y a visiblement une réflexion sur les techniques d’impression, genre sérigraphie, linogravure, tampographie…On est dans le domaine de la reproduction ou de la production en séries. Il semble qu’on se promène entre les mondes du numérique et de la photographie… Je crois voir des empreintes (digitales ou pas), des pixels, des répétitions de motifs. Et ça se confirme avec la présence de lés de papiers peints et de frises sur placo.

Je refais un tour. Plus lent. Je m’attarde, le regard au ras de l’œuvre ou en recul. Je crois comprendre qu’il n’y a rien à voir! Illusion d’images! Tous ces petits fragments de linoléum, par exemple, aux formes géométriques, joliment assemblés en puzzle, pourraient faire naître une forme devant nos yeux ébahis… Niet! Rien!    Et ce beau lé de papier peint mi-suspendu mi-posé dans le hall (intitulé à dessein « Pléonasme »)? Tromperie! C’est un papier peint fait… avec des morceaux de papiers peints. On s’embrouille! Mais la démarche de l’artiste s’éclaire dans ma tête (enfin! je crois!)

Arrêtons-nous devant la pièce « Achromatopsie » (ah! au fait! c’est une anomalie de la vue, qui ne distingue pas les couleurs).  On croit repérer des petits points qui constituent des lignes ondulantes. Le tout en gris et blanc. Là aussi, ça pourrait aboutir à des images. Mais non. Ne pas chercher. Mirage! Utopie!

Les petites vestes de judokis aux motifs confettis, les boîtes américaines qui présentent des traces réalisées avec tampons, les frises sur placoplâtre dont certains motifs sont minutieusement grattés et effacés… participent du même processus.

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L’envol, Maison Rouge, Paris

Dernière exposition à la Maison Rouge, 10 bd de la Bastille, à Paris qui allait fermer en octobre 2018. Pour cet adieu, elle avait choisi une expo qui, comme d’habitude, ne ressemblait pas aux autres. Elle s’intitulait « L’envol » …. Quelque chose d’un peu fou…

Quatre amis, dont bien sûr Antoine de Galbert, le créateur de la Maison Rouge, quatre collectionneurs atypiques, passionnés, sont à l’origine de cet « envol ». Une jolie clôture, après 14 ans d’art rêvé, différent, libre, singulier.  Je crois qu’on ne peut que faire  des énumérations pour décrire l’expo, car il y a de tout! Mais sans que le montage ne fasse capharnaüm. C’est fou mais pas foutraque! La balade nous fait passer d’une folie à une autre, mais ça glisse bien! On se laisse porter, guider sur ce parcours inspiré. C’est drôle comme tout se tient dans cette grande folie, comme le fil rouge (rouge lui aussi) est facile à tenir, à suivre.

Allons-y pour les énumérations! En vrac (mais vraiment en vrac): chamanisme, funambulisme, légendes, science-fiction, contes, danses, drogues hallucinogènes, ailes, sauts dans le vide, machines volantes, sculptures, hommes oiseau, photos, croyances des autres cultures du monde, croquis, voyages extra-terrestres, films, installations, miroirs, vaisseaux spatiaux, terre de lune, anges, cages, oiseaux… Oui! Le rêve de voler! Et s’envoler, c’est aussi monter, s’élever, partir, s’évader… Sont évoqués ici tous ceux qui ont défié l’apesanteur, en réalité ou en imagination. L’art, ici, est moderne, brut, contemporain, singulier, populaire…

Bon vol, Maison Rouge!

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Odile Massart chez elle

Dans cette rubrique « Visites d’ateliers », je parle d’ambiance, je dis ce que je vois, entends et ressens,  mais ce n’est pas vraiment un article sur l’artiste lui-même et son travail. Rappelons-le.

Odile Massart. Profitons de sa présence dans cet appartement du XVIIème siècle, au cœur de Dijon. Elle dit en effet vouloir le quitter. Trop vaste. Trop d’étages à grimper. Profitons, car il lui va si bien! Une sorte de noble simplicité.

De pièces en pièces (nombreuses!), de demi-étages en sous-pentes, elle nous guide avec calme et enthousiasme à la fois. Toute sa vie d’artiste est là. Non! Pardon! Le terme « artiste », elle le refuse. Elle s’excuserait presque d’en être une. Elle avoue avoir même tenté de se détourner de ce qu’elle pourrait appeler une addiction. Elle s’est mise à la danse (elle en fait toujours), mais rien à faire, la création plastique l’habite. « Je ne peux pas m’arrêter » dit-elle, désolée (!). Et comme si elle voulait encore se rabaisser, elle se définit modestement comme une simple « touche à tout ». Quand on lui rétorque que, cependant, d’une exposition à une autre, on reconnaît son style, et qu’on lui trouve des constantes dans son travail, elle vous regarde, étonnée. Elle semble dubitative, mais contente. Mais il est vrai aussi que ses techniques sont très variées. Elle va nous montrer aquarelles, modelages, gravures (différentes méthodes), encre de Chine, impression sur papier de soie, monotypes etc.

Et la visite continue. La table de salle à manger est couverte de grands cartons à dessins. Tout leur contenu est « en attente », « en cours ». Notre hôte passe de l’un à l’autre, va chercher une pochette rangée dans un coin de la pièce: « dans mon bazar, je m’y retrouve! » Ses doigts soulèvent les feuilles de papier, caressent, extirpent, glissent… Dans la pièce suivante, même façon de picorer. Elle ouvre un carton, fouille un classeur, revient au premier, repart, se déplace. Elle veut nous montrer comment elle découpe, colle, rassemble, recadre, reprend d’anciens travaux, les modifie à peine pour les intégrer à une nouvelle œuvre. Ils sont un peu sa petite famille. Proches, fidèles. Correspondant chacun à un moment de vie: un voyage, une exposition, ses petits enfants. Pas de rupture, pas d’abandon.

On sent un bonheur dans ce lien continu.

Et nous voici dans la cuisine. Pinceaux, plumes d’oiseaux (pour passer l’acide), pointe, burin, crayons occupent des pots, là où on attendrait cuillères à sauce ou couverts à salade! « Je crois que je fais davantage de peinture que de cuisine! » Dans le placard, sont rangés les produits toxiques pour la gravure!

Avant de quitter l’appartement chaleureux, un regard sur des photos réalisées par son père. Il était photographe à Dijon. Une veine d’artistes!

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Didier Jourdy, intuitions de paysages

Dans cette rubrique « ici et là » j’ai pris l’habitude de mettre des rencontres fortuites, des coups de coeur…D’expo en expo ou d’atelier en atelier, parfois, un artiste me laisse un souvenir plus marqué qu’un autre.

 

Didier Jourdy est à Dole (Jura). Peinture et collages. J’ai découvert son travail à l’exposition de 12 artistes (MAC3), à la chapelle des Jésuites, en juillet 2018.

Des paysages? Sans doute. Ou plutôt des intuitions de paysages. Aux infimes détails se mêlent des sensations de mappemonde. C’est la mer, ou la montagne, mais c’est aussi parfois la planète Terre: douce perte des repères!

Et puis, il y a ces morceaux de réel, envolés de quelque part, venus se poser là… Comme des gouttes de mémoire. Comme des bribes de souvenirs. Ce sont des touches essaimées. Des éléments de ponctuation dans les paysages-récits de Didier Jourdy. Dans ces paysages qui fonctionnent souvent comme des associations d’idées. Associations d’images. Ainsi ces collages de lambeaux de pages manuscrites jaunies qui deviennent les pentes abruptes de hautes montagnes. On aime ce mystère. Seul l’artiste peut faire le lien (ou pas?)

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Dole, chapelle des Jésuites (suite)

Retournée à Dole pour une soirée concert à la Chapelle des Jésuites (organisation Mac3) et pour voir en place l’expo à son complet  (jusqu’au 22 juillet).

J’avais déjà parlé (cf mon papier « Dole, 12 artistes, chapelle des Jésuites ») de Christine Delbecq qui « habite » le choeur de cette ancienne église avec son chaos-carton et son mur de photos. Je n’en dirai pas plus, sauf que je m’étais projetée  « à l’intérieur » de cette installation pendant le concert et que c’était bien!!

quelques autres :

Christine Curtenelle: j’avais vu des toiles d’elle où circulaient des lignes, en réseaux, en cartographies abstraites. Des lignes que le regardant suivait comme un fil conducteur, se laissant aller aux fantaisies de l’artiste mais aussi à son autorité. On parcourait ses chemins en acceptant agréablement les hasards ou les contraintes. Cette fois, ici, les lignes se sont rassemblées pour une représentation du réel. Voici un cerveau et un poulet. Les circonvolutions de l’un (lignes organisées…) trouvent un reflet dans l’autre (association d’idées). Étonnant.

Didier Jourdy: des paysages sans être vraiment des paysages. Des images. Des souvenirs. Des fantômes de souvenirs ou de rêves. Ces collages, assortis de peinture, racontent tant d’histoires…Des tourbillons de sensations. Les bouts de papier ont un pouvoir fabuleux quand on leur laisse intelligemment la parole.

Clara Cavignaux: personnages qui nous frôlent sans nous voir, muets, flous… Les voit-on en réalité? Ils sont transparents. Ils ne sont que des reflets dans des vitrines. Leurs images se superposent. Ont-ils une consistance? Sont-ils vivants? Ce travail au pastel sec, recouvert de couches de verni, touche…

Nigel Talbot: devant la sculpture de cet artiste du Pays de Galle, les visions affluent. On voit une hutte de branchages, ou un grand fagot de bois, ou des pattes d’insecte géant etc L’imagination démarre. Au sommet de cet assemblage penché, déséquilibré (apparemment fragile) on voit de beaux objets de bois qui pourraient bien être des bateaux. Ou sur cale, ou échoués, ou flottant encore sur une mer imaginaire. Des nœuds de caoutchouc noir attachent tout cela. Bref, un art qui évoque…Donc riche…

Et 7 autres artistes à découvrir!

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Galerie Le 36, à Dole

J’ai enfin pu faire un saut à la Galerie de Dole, Le 36.  Elle est maintenant installée au 25 rue des Arènes (eh! non! pas au 36!). Agréable petit espace sur deux niveaux. Cette galerie a été voulue par Les Inventifs, en complément des expositions qu’ils donnent régulièrement sur Dijon. Placée ici, entre Bourgogne et Franche-Comté, elle agrandit ainsi son cercle d’action. Deux artistes de Dole, Aurélien Benoist (photographe, graveur) et Catherine Goursolas (peintre) s’en occupent au quotidien.

Le 36 est une Galerie associative qui, actuellement, représente 23 artistes. Leur travail est exposé (sculptures, peintures, gravures, photos) et il y a entre eux une sorte de « fraternité » qui est sympa pour le visiteur: pas trop de chocs entre les oeuvres présentées, et, dans l’ensemble, une qualité qui fait du bien à voir.

A cela s’ajoute la présence du métier de l’édition (catalogues, cartes, affiches etc).

La vitrine…. Une présentation à revoir! Peut mieux faire!

Les projets: festival « D’Encre et de Papier », automne 2019, précédé par le mois de la micro-édition et de l’estampe en septembre 2018.

galerie36@gmail.com

http://trentesix.org/     et page Face Book

ouvert du mardi au samedi, 10-12h et 14-18h30. tel 06 23 12 45 08 ou 06 72 98 71 51

 

Dole, 12 artistes à la chapelle des Jésuites

A la chapelle des Jésuites, rue du collège de l’Arc, à Dole, organisée par Mac3, une exposition de 12 artistes en juillet 2018

C’est une église. Une église désaffectée. Ce qui veut dire grands vides, délabrement, vestiges poussiéreux. Bref, un beau lieu pour des artistes prêts à le « réaffecter » . Et c’est le cas pour 12 artistes qui vont occuper ce grand espace étrange et merveilleux pendant deux semaines. J’ai eu la chance d’assister aux premiers montages de l’exposition: fièvre, doutes, escabeaux, perceuses, courbatures et discussions! J’essaierai d’aller voir l’ensemble terminé après l’ouverture, le 7 juillet.

La seule qui, dans cette première journée, a pu installer, c’est la plasticienne Christine Delbecq.

Dans le choeur de la chapelle, elle a construit son « chaos-carton ». Un éboulement. Un éboulis. Quelque chose comme un mur effondré. Ou comme un torrent figé. Un ensemble qui hésite entre fragilité et densité. Entre déséquilibre et force solide. A droite de cette installation, un panneau  grand format d’un montage photos s’encadre dans l’arche d’une porte. C’est en quelque sorte une projection du chaos-carton. Un extraordinaire voyage en photos à l’intérieur, en surface, autour, de loin, de près… Les deux éléments de l’installation fonctionnent ensemble bien évidemment. D’un côté le volume, le tangible. De l’autre, l’image. Deux regards, deux sensations. Deux points de vue, dirait l’artiste.

J’ai vu plusieurs fois ce travail de Christine Delbecq installé dans divers lieux. Jamais il n’avait aussi bien vécu que dans le choeur de cette chapelle!

Deux peintres avaient, ce jour-là, apporté leurs toiles. Mais sans les accrocher: Christine Curtenelle et Didier Jourdy Elisabeth Le-Gros-Böttcher avait également sorti quelques unes de ses céramiques. Sinon, les autres artistes attendus sont: Nigel Talbot, Michio Takahashi, Andreas Rüthi, Raphaëlle Jouffroy, Joseph Ginet, Kees de Voogd, Françoise Cholé et Clara Cavignaux.

Hâte de voir tout ça en place!

7 concerts sont proposés dans cette même chapelle les 7, 8, 9, 10, 11 , 12 et 13 juillet.

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Le choix du mois, juin 18, élèves de Nadine

Bon souvenir de ma visite, avec des amies, à la Galerie La Source de Fontaine les Dijon où, comme chaque fin d’année, la plasticienne Nadine Morel installe une exposition des travaux de ses élèves. Tout âge confondu. La scénographie compte autant, sinon plus, que les œuvres elles-mêmes. On est immergés dans cet univers de lignes, formes, volumes et couleurs, et on n’a plus qu’à se laisser dériver. L’intitulé était « De jour en jour » (consigne du dernier travail de l’année) mais on trouvait aussi un hymne à l’automne,elevesNadine5 des paysages en noir et blanc avec jeux des différents plans

elevesNadine4 … Et j’en oublie!

merci à mes amies Corine et Geneviève armées de leur smartphone qui m’ont permis d’illustrer ce « choix du mois » dans mon blog! Elles ont apprécié le commentaire de l’artiste plasticienne, résumant avec passion le travail d’une année et évoquant les diverses consignes données aux élèves.

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blog de 13+

Nouveau! Un blog vient d’être créé (juin 2018) pour les artistes  « 13+ » de Dijon!

Bravo à son créateur, Jean-Philippe Jarlaud. Longue vie à ce blog. On ira régulièrement pour les infos …

https://association13plus.blogspot.com/