Ce travail de l’artiste italienne Fédérica Nadalutti , à la Galerie Le Trigram de Dijon, (29 rue Charles Dumond. Jusqu’au 31 octobre, du jeudi au samedi 14-18h30) me semble avoir plusieurs entrées. Suivez le guide ! (A ma façon!)
Prenons d’abord la porte de la géométrie! Un jeu intellectuel de mise en espace du carré, de son dépliage, de ses contorsions. Un exercice de calculs des lignes de force et d’équilibre … C’est mon cerveau qui bosse. Je tente de reconstituer un carré avec les lignes cassées, superposées, retournées, contournées … Je cherche aussi à comprendre comment les éléments, présentés ici, tiennent debout sans se casser la gueule… On peut aimer cette prise de tête . Faire réfléchir. L’artiste peut avoir ce rôle, en effet.
La porte de l’esthétique ? Pourquoi pas. Les formes présentées ont, pour certaines, une beauté évidente, dans leur pureté, élégance, couleurs, matières et harmonie. Des objets agréables à l’oeil. Ce n’est pas à dédaigner. C’est « satisfaisant » !
Et si on ouvrait la porte de l’art, tout simplement? Cette espèce de plaisir qui vous prend quand un artiste vous propose de changer votre regard.
D’imaginer une ligne qui se tord, qui se fige, qui se pose ou qui flotte. Une ligne épaisse ou filiforme, dessinée, creusées ou sculptée. A plat, en volume. En bois, en carton ou en métal, dont on suit le mouvement comme celui d’un ruban dans le vent. Un vol arrêté. Une danse pétrifiée. Et puis, une ligne qui en rencontre une autre, ou plusieurs. Observer comment elles se marient. Comment elles bougent ensemble. Comment elles édifient un « truc » qui se tient …
Et se mettre à évoquer des constructions, des architectures, des immeubles, des monuments. Parce que l’art entraîne des départs vers autre chose. Des références, des évocations. Sentir des forces, des tensions, des ruptures, des écrasements, des contacts, des pressions … Voir du vide et du plein…
Comme vous voulez !!!
(cliquez sur les visuels, une fois, pour agrandir)





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