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Christine Coste, Paris

Le travail de Christine Coste, vu à la Galerie Grès (Paris) en avril 2022, m’a interpellée. Ce n’était qu’une partie de ce qu’elle fait habituellement: sculptures céramique, dessins et peintures, performances.

J’ai vu des formes vivantes, à peine nées. J’ai cru voir des lambeaux de placenta. Des peaux aux fines écailles. Des mues. Je sentais partout une vibration de cellules. (Christine Coste travaille par petites mailles, sur la toile et sur la surface de ses céramiques, comme si elle façonnait des choses, cellule après cellule, pour leur transmettre vie)

Sculptures et peintures se faisaient écho pour me dire le mystère du vivant. Je regardais cette sculpture de la série Capsule3D, et c’était un sexe de femme, mais aussi un fossile dans le secret d’une pierre, ou un arbre blessé qui montrait son coeur, ou une coquille ouverte….

Les formes organiques glissaient d’une peinture à une sculpture (et inversement). Imperceptiblement, se faisaient des métamorphoses, des unions…Ici, une silhouette humaine, là une créature indéfinie. Des corps, toujours, ou des fragments de corps. Sans vraie identité. Mais ultra présents.

Les peinture apportaient leurs transparences fragiles, leurs coulures et leurs magnifiques couleurs vives plus ou moins voilées. Les céramiques apportaient leur solidité foncée et leurs lignes sans bavure.

Vous avez compris que cette artiste, à mon avis, est à suivre, absolument!

Cliquez sur les visuels pour agrandir

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