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Art Fair, Dijon

Le week-end 8-9-10 octobre 1921, une première à Dijon! Une Foire d’Art Contemporain! Prévue pour les galeristes et les collectionneurs, mais aussi pour les visiteurs lambdas comme moi. L’évènement vaut le coup d’être ici évoqué.

J’ai acheté mon billet sur Internet. Première surprise: 12 euros seulement! (sans réduction). Rien à voir avec certaines Foires parisiennes ou autres…

Palais des Congrès. Une bonne trentaine de stands. Une présentation aérée et harmonieuse (tous ont des parois tendues de toile blanche). Les œuvres sont bien mises en valeur. Parfois cependant j’étais un peu perdue dans la position des enseignes présentant les noms des Galeries! Celle-ci? Ou celle d’avant? Ou celle d’après?!!! Pas grave.

vue de la Galerie Art Sablon

Je ne suis ni galeriste ni collectionneuse, mais je ne me sens pas dédaignée pour autant! Même pas intimidée! L’accueil est bienveillant et pas trop commercial! On me donne les commentaires spontanément, en avance même sur mes questions.

De Belgique, de Suisse, du Luxembourg, de Paris, de Belfort, de Besançon, de Metz, de Strasbourg, de Chagny, de Haute Saône, de l’Ain etc sont arrivés les artistes et galeristes.

Dijon est représenté par le Frac (vidéos), l’ENSA, l’atelier chiffonnier, les ateliers Vortex et Interface. C’est peu.

L’essentiel: le travail des artistes présentés. Eh bien, malgré ma crainte de ne tomber que dans un art contemporain que j’ai de la peine à apprécier, j’ai déniché plusieurs œuvres qui m’ont intéressée, ou troublée ou même bouleversée. Je soupçonne les organisateurs d’avoir cherché à varier les travaux exposés et à ne pas écœurer trop vite leurs visiteurs « provinciaux » ou néophytes… (ou les deux!!!)

Quelques noms qui me restent en mémoire, Sophie Pouille et sa Grisaille (Peinture sur verre) qu’elle « sculpte » minutieusement pour des effets de reliefs noir-et-blanc étonnants. Anaïs Lelièvre et ses feuilletages organiques de papier ou céramique en noir-et-blanc qui remontent aux premiers feux de l’univers.

Anaïs Lelièvre

Raphaël Galley (dijonnais) et ses boîtes de jeu inventives, belles et folles, un travail du bois de designer et plasticien à la fois.

Raphaël Galley

Anne Bothuon et ses extraordinaires femmes (dessins ou volumes) touchantes, drôles, douloureuses, provocantes, au choix.

Anne Bothuon

Jean-Damien Charmoille et ses paysages saccagés par lui-même, puis repeints par-dessus, différents, fragmentés, blessés.

Jean-Damien Charmoille

Djisi de Horta Pereira, sortie des Beaux Arts en 2019, et sa façon de raconter sa famille africaine, avec tresses démesurées et textiles. Clémentine Lecointe (BA 2018) et sa passion de la couleur, et ses tissus teints. Richard Moszkowicz, du Créham-Bruxelle (créativité et handicap mental), avec ses couches de couleurs bien rythmées et parsemées d’écriture et de chiffres. Martin Paaskesen et son « luggage » (sac d’os!!). Et des dessins de Man Ray, et des variotypes de Luc Doerflinger, et les grandes sculptures en acier de Robert Schad .

Martin Paaskesen

Et bien d’autres.

Côté prix, j’ai peu regardé, mais ce que j’ai vu était abordable, la Foire privilégiant, en outre, les sérigraphies, aquateintes, monotypes etc. moins chers que des originaux.

Donc, opération business, bien entendu, comme toute Foire, mais je me suis laissée séduire par l’art, malgré tout! Et par ceux qui, apparemment, en sont passionnés.

Cliquez sur les visuels pour agrandir

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