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Farah Atassi, Consortium

Jusqu’au 1er mars, Farah Atassi expose au Consortium de Dijon, 37 rue de Longvic, du mercredi au dimanche, 14-18h. (vous pouvez agrandir les visuels en cliquant dessus). J’ai écrit aussi sur ce blog un article sur Appriou, au Consortium en même temps.

Le blog de Lunettes Rouges a consacré un papier à Farah Atassi! A lire, bien sûr! https://www.lemonde.fr/blog/lunettesrouges/2019/12/06/jeux-de-scenes-farah-atassi/

Farah Atassi fait partie de la jeune génération des peintres. Et sa présence au Consortium nous remplit de joie! Nous voilà devant des grands formats à la palette vive et gaie. Aux sujets classiques, femmes assises, modèle d’atelier, instruments de musique. Aux formes géométriques. Aux représentations figuratives, même si la ligne est cassée façon cubisme. Bref, nous sommes en terrain connu! Pas de dérangement, pas d’interrogation, pas de frustration! De quoi nous réjouir dans une expo d’art contemporain! Quel repos!!!!

Tout cela n’empêche pas et la modernité du travail de l’artiste et la personnalité très marquée de celle-ci et des réflexions engendrées par ce travail.

C’est bien spécifique à Farah Atassi, ces fonds décoratifs géométriques tels des papiers peints des années 60, ces rayures et festons qui semblent découpés-collés. C’est bien à elle, ces personnages déstructurés à la Picasso (on retrouve même la femme picassienne dans un rocking-chair!). C’est bien à elle cette façon de confondre objets et formes humaines.

Et toujours, chez Farah Atassi, cette construction ordonnée, un peu rigide, d’un espace où vont venir se placer personnages et objets. Ils s’imbriquent les uns dans les autres, ou glissent à la surface en jouant avec les motifs du fond. Un beau jeu de construction. Notre regard est mis à l’épreuve, il essaie de démêler l’écheveau des lignes et d’en extraire une guitare, un téléphone, un meuble, un ballon, un homme…Tout en se disant que si l’artiste les a ainsi entortillés les uns dans les autres, ce n’est pas involontaire…

Avec elle, on est entre l’album à colorier et le tableau des maîtres Picasso ou Léger, complètement assumés. Entre le ludique et la référence aux grands artistes du passé (j’ai même pensé à Matisse pour ses papiers découpés). Entre une platitude apparente et une richesse sous-jacente. Une peinture ambiguë qui vaut la visite!

J’ai beaucoup aimé l’analyse ci-dessous

https://next.liberation.fr/arts/2020/01/06/farah-atassi-par-ici-l-assorti_1771813

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