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Gérard Schlosser, musée des BA de Dole

En janvier 2014 le musée des Beaux Arts de Dole accueillait en son rez-de-chaussée une grande et belle exposition du peintre français Gérard Schlosser.

Quelques pas suffisent dans cette expo pour recevoir le choc!  On ne peut l’éviter!  Tout est là pour vous ébranler:  grands formats,  gros (gros) plans sur des détails de chairs et de textiles, teintes éclatantes  posées sur des toiles encollées de sable (effet garanti))…  J’ai tout de suite été saisie!  Comme tout le monde!

Mais  j’écoutais les visiteurs  (nombreux, d’ailleurs en ce dimanche après-midi brumeux d’automne)  s’enthousiasmer de l’extraordinaire « rendu » de tel ou tel tissu ou de telle ou telle chevelure… Ils s’esclaffaient à qui mieux mieux sur ce fabuleux travail du peintre qui sait si bien reproduire la laine, le velours, la peau, l’eau etc. …

Et je me demandais pourquoi moi,  je n’étais pas du tout touchée par ça!  En général je n’aime pas trop le « trompe-l’œil »!  Ni  l’hyperréalisme!  A quoi bon copier à ce point la réalité?  Et j’entendais dire autour de moi   « il travaille à partir de photos! Ah! bon! Tout s’explique….. »

J’ai bouché mes oreilles et je me suis laissée aller… Je suis entrée dans les peintures de Gérard Schlosser.  Et là… découverte de quelque chose qui va bien au-delà de la photo.  Schlosser fait œuvre d’artiste.  Comme s’il découpait des morceaux de réalité.  Qu’il les placait et les déplacait à sa guise.  Qu’il les grossissait exagérément (ou pas).  Il manipule les choses et les êtres,  les met en scène comme il l’entend.  Et le peintre fait danser les lignes pour en faire une douce musique,  trafique les lumières et les ombres pour aboutir à l’harmonie totale.  Artiste démiurge qui (re)crée son réel à lui.  Ou qui le voit sous un angle tellement différent du schéma habituel…

Et voilà donc un étrange univers, de calme et de volupté.  Une réalité décalée  (à la manière des titres,  d’ailleurs,  qui sont volontairement à côté de la plaque!) .  Une réalité réinventée.  On nous montre des petits bouts d’histoires,  des fragments de récits intimistes, des moments où le film d’une vie s’est arrêtée un instant…Schlosser2

Tout cela est délicieusement sensuel et ambigu.

Deux remarques avant de conclure:  -les seins si habituels dans l’œuvre de Gérard Schlosser n’occupent que peu de place dans cette expo!! Dole est pudique!

Merci au prof (art plastique?) qui éclairait admirablement le travail de l’artiste pour ses élèves cet après-midi-là  …et que nous avons écouté avec plaisir  (Après la visite guidée classique)

 cliquer sur les visuels pour agrandir (en deux fois)

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