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pour Christine Delbecq (2)

J’ai vu des lignes écrire le vide

Et dessiner des fenêtres comme sur une carcasse calcinée

Elles traçaient des cubes tordus

Avec de faux angles droits

C’était une géométrie chahutée

Une logique démontée

J’ai vu des volumes éventrés

Comme des boîtes inutiles

Des squelettes de boîtes

Pleines de courants d’air

C’était une déconstruction en creux

Un équilibre cabossé

J’ai passé mes bras au travers des carrés décalés

Entre les arêtes écartelées

Je n’ai pas trouvé les côtés

Ni le fond, ni les bords

Et c’était immobile.

ça existait

Mais c’était en suspension

Et attendait des conditions de vie favorables

Comme la petite bactérie du désert

 

 

2 comments to pour Christine Delbecq (2)

  • anne gorouben

    1 et 2
    beaux textes
    beau travail!

    anne gorouben

  • Je suis parti du blog de catherine gorsoulas pour atterrir par hasard sur le tien.
    Ton texte est plein de poésie et de sensibilité.Pour m’être frotté à l’écriture et à la peinture, j’y ai retrouvé la spécificité du verbe, créateur d’un espace nouveau même quand il contemple la plasticité artistique.

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