Du 9 janvier au 1er février 2026, le Rez-de-Jardin propose une petite surprise ! Jean-Daniel Hutter, « un monsieur de Dijon » comme il aime se nommer sur les réseaux, fait une exposition originale et pittoresque , « Sous enveloppe ! ». 11 rue d’Artois, 21121 Fontaine-lès-Dijon . Vendredi 14-19h samedi et dimanche 11-19h sans interruption. Présence de l’artiste en permanence.
De son bureau de fonctionnaire, il avait 1 panorama superbe sur Dijon. Photos et dessins s’en suivent (une habitude de toujours chez lui). Dijon devient son thème préféré.
Et il joue avec les éléments, les détache, les multiplie (les « clone »!) les déplace, les change de taille, les parsème sur son paysage, leur donne vie et mouvement…Il propose une autre interprétation des choses pour le regardeur. (sculptures et monuments bien connus des dijonnais, iconiques même, sont malmenés !…Tout en restant eux-mêmes)
La réalité est modifiée. Elle est utilisée par l’artiste comme des pièces de jeu, ou des pièces d’expérimentation, de manipulation. Elle devient, pour lui, presque une matière à travailler. Pas de métamorphose spectaculaire, mais quelques simples opérations…
Il sait inventer, imaginer, rêver… en utilisant les outils que sont les technologies diverses (photocopieur, ordinateur, tablette graphique…) mais également le stylo plume qu’il aime encore manier.
Et ces images fabriquées par lui (avec la complicité des machines) sont reproduites sur d’ anciennes enveloppes en papier Kraft, usagées, récupérées, gardées de longue date, collectionnées dans le bureau. Comme si ses rêveries devant les fenêtres de son lieu de travail s’étaient imprimées sur son matériel quotidien…
Il lui arrive aussi de crayonner ce qu’il voit posé sur son bureau, stylo, agrafeuse, cuter… Un paysage au plus près celui-là, juste sous ses yeux. Et ce quotidien-là, aussi, subit des transformations entre les mains de l’artiste, agrandi, reproduit sur un support… Il passe dans le monde de l’art.
Les couleurs, chez cet artiste sont discrètes. Mais elles comptent. On remarque le rouge des croquis rapides faits « sur le motif », le noir du trait de plume qui suit les contours des architectures dijonnaises, les divers beiges du papier Kraft, rosés ou grèges. Ce n’est évidemment pas la palette d’un peintre. Ce sont les teintes du crayon, du stylo, de l’encre de bureau, du papier d’emballage etc. Son univers à lui.





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