Jusqu’au 31 mai, l’Hostellerie, parc de la Chartreuse, à Dijon, propose une belle rétrospective de Pernette Lézine (décédée en 2020) « Le présent de la présence ». Du mercredi au dimanche 14-17h.
Cette dame avait une extraordinaire puissance de peinture. Les scènes, les paysages, les personnages naissent de la couleur elle-même, balayée sur la toile d’un geste large et assuré.
Le réel émerge de la matière peinture, comme si Pernette Lézine travaillait l’acrylique à la façon de l’argile. Les formes sont façonnées dans ce matériau. Tout en évitant cependant les épaisseurs de matière. La trace du pinceau laisse des transparences, des étirements de peinture, d’infimes nuances de couleurs.
Et tout est en mouvement. L’artiste peint en urgence, pour saisir le déplacement, l’élan, le tempo… Dans ses toiles, beaucoup de danses, de sauts, de marches. Même le statique bouge et vibre.
La palette est souvent sourde, mais réhaussée de blancs. Un objet ou une silhouette peut jaillir de l’ombre, soudain illuminé.
La réalité est rendue dans sa totalité: l’extérieur (ce que voit l’oeil) et l’intérieur (ce que peut percevoir le coeur). Elle résonne des bruits de la vie, des voix, des musiques, mais aussi des joies et des douleurs…
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