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Des peintres … vus à Paris

Peinture, peinture! Je me suis fait une balade peinture à Paris! Voici trois échos de mes visites en Galeries:

Eugène Leroy (Galerie Claude Bernard, rue des Beaux-Arts, jusqu’au 27 octobre).

D’extraordinaires enchevêtrements de couches et de coups de pinceau (couteau?). D’incroyables empâtements de matière d’où émergent des formes. Portraits, nus, paysages… La peinture d’Eugène Leroy (1910-2000) engloutit les silhouettes. Mais, à y bien regarder, en fait, elle les révèle. Elle leur donne naissance. Les personnages et les paysages sont faits de lumières, de couleurs et de volume. C’est sa façon à lui, Eugène Leroy, de faire abstraction de la réalité. Le motif n’est plus vraiment « représenté ». La peinture prend toute la place. Elle se met à sculpter des sensations, des impressions, des sentiments à propos de choses ou de gens réels. Je ne crois pas que cet artiste ait été bien compris à son époque. Dans les années 60, cette même Galerie l’exposait déjà mais les œuvres ne se vendaient pas!

Jean Hélion (Galerie Alain Margaron, rue du Perche, jusqu’au 10 novembre)

Ce n’est pas le peintre abstrait , celui des années 30 (J. Hélion découvre le cubisme en 1926) que la Galerie expose. C’est celui qui lâche l’abstraction après la guerre de 40. On ne le comprend pas alors. La Galerie a décidé aujourd’hui de mieux faire connaître et aimer Jean Hélion (1904-1987) à nos contemporains. Et en particulier cette période de figuratif. Figuratif certes, mais l’artiste ne rend pas vraiment la réalité telle qu’on la perçoit. Avec lui, la voilà un brin fragmentée, exagérée, flottante…Mais tout à fait vivante. De dessins en peintures, il se fabrique une réalité bien à lui. Les objets les plus communs se mettent à prendre une place de choix dans le tableau: chaises, instruments de musique…Et je me suis plu à suivre ses géniales crayonnades qui mettent en scène un lit, des peignes, des épingles, des scènes de rue. Du vrai, mieux que du vrai.

Omar Ba expose à la Galerie Templon (28 rue du Grenier St-Lazare, jusqu’au 27 octobre)

Le bel espace de cette nouvelle adresse Templon met en valeur les grandes toiles de cet artiste sénégalais. Son univers est étonnant car il s’y mêle une sorte de joli exotisme rêvé et une violence bien présente et dérangeante. Guerre ou colonialisme, domination tragique des pouvoirs…sont évoqués par des scènes symboliques, comme des contes. Avec un mélange de gouache, huile, encre et crayon, les toiles sont à la fois gaies et brutales. Elles chantent et elles crient. A lire comme un grand livre d’images qui racontent et qui font réfléchir.

Cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois

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