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Le choix du mois, mai 2018, J. Ishigami

Ce mois de mai 2018, je n’ai écrit qu’une fois dans mon blog. D’autres choses à faire, beaucoup d’allers et venues. Mais j’ai visité quelques expos malgré tout. Parmi elles j’ai retenu celle du jeune architecte japonais Junya Ishigami à la Fondation Cartier, à Paris. Elle s’intitulait « Freeing Architecture ».

Ishigami avait conçu son exposition comme une installation artistique. Ses maquettes et ses esquisses occupaient tout l’espace (magnifique) de cette Fondation, elle-même œuvre de l’architecte Jean Nouvel. Elles se répondaient harmonieusement. Et c’était un bonheur d’y circuler, découvrant toute l’imagination du jeune japonais, son ingéniosité, sa créativité exceptionnelles.

Savoir que ses maquette ont été conçues spécialement pour cette exposition est très intéressant. Donc APRÈS la réalisation, après le résultat final des œuvres d’architecture. Ce ne sont plus des visions anticipatrices, des projections dans l’avenir. Ce sont des œuvres façonnées à la main, créées telles des œuvres d’art. Elles ne servent plus à prévoir, à construire un virtuel pour aboutir à une réalité. Elles sont des choses en elle-mêmes. Elles sont faites pour être montrées et pour montrer.Ishigami3Les dessins et esquisses, également, étaient des œuvres exposées. Délicates aquarelles pour dire une maison-jardin, une maison pour ses parents, une sculpture urbaine etc.IshigamiL’architecte Ishigami fait preuve d’audaces techniques extraordinaires. Par exemple, il creuse sous un bâtiment, dévoilant ses fondations, les mettant à jour. Il n’en garde que les piliers, les renforce, et réalise ainsi un immense espace sous le bâtiment ancien, visible, soutenu par des centaines de colonnes, devenu un nouveau rez-de-chaussée. La construction s’en trouve agrandie et pourtant allégée… (musée polytechnique à Moscou). Et bien d’autres chantiers spectaculaires étaient ainsi présentés. Comme ce terrain qu’il a creusé de cratères. Il les a remplis de béton, à la manière de moules. Puis il a dégagé la terre autour de cette structure de béton. Une fabrication en négatif! C’est devenu un restaurant (au Japon) niché dans ces dédales de grottes…Ishigami2 Et Ishigami n’hésite pas à enlever les arbres d’une forêt pour les replanter ailleurs et créer un jardin à sa façon…. Il se réinvente sans cesse. Il se fait poète. Un nuage pour une maison de la paix (Danemark), un ciel pour un jardin d’enfants (Japon), un paysage de pierres pour un complexe touristique (Chine), une longue brindille posée sur l’eau pour un centre culturel (Chine), un toit gruyère pour un espace de loisirs (Japon) etc.Ishigami4

 Cliquer sur  les visuels pour agrandir, en deux fois

 

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