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Escapade parisienne, Richter à Beaubourg

Il fallait bien que je me déplace pour un tel géant!  Gerhard Richter au centre Pompidou, Paris,  en septembre 2012.

On ne connaîtra jamais réellement l’œuvre de Richter, comme Richter ne connaîtra jamais ce qu’est réellement la peinture ou l’art.  Cette expo nous écartèle entre des genres, des styles, des techniques, des visions multiples et si différentes si variées.  On en ressort avec le vertige.  Mais quel bonheur…

Richter cherche.  Richter est un chercheur.  Sûr d’une seule chose, que la peinture est « une aptitude humaine fondamentale, comme la danse ou le chant, qui ont un sens… » (s’opposant à Marcel Duchamp qui revendiquait la fin de la peinture) .  Et il s’aventure dans l’univers de l’art, multipliant les expériences.  Et on le suit dans son exploration grâce à cette superbe exposition de Beaubourg au-dessus des toits de Paris.

Il me semble que cette quête incessante de l’artiste allemand est une tentative d’appréhension du monde.  Comment mieux comprendre la vie grâce à la peinture? A 80 ans, il continue de chercher…

Quand Richter copie en peinture des photos, avec fidélité, clichés de presse, de paysages, de famille ou même scientifiques,  couleur ou noir et blanc, il porte un regard personnel sur la réalité,  puis lui communique sa propre modification  (ajoutant une dimension par rapport au photographe) .  C’est sa façon à lui de fixer l’Histoire (ou l’histoire avec petit « h », ou les histoires intimes) en la transcendant par l’émotion, ou par des sentiments divers.  (C’est le cas des photos de la mort de la bande à Baader ou les formidables photos de mère avec enfant).

Quand il se lance dans de grands formats abstraits, éclatants de matière et de couleurs, multipliant les effets et les sensations, il essaie, là aussi, d’interroger les choses de l’existence.  Toutes ces étranges expériences, plus ou moins visibles, plus ou moins tangibles,  que nous fait vivre la vie.

Qu’il expérimente le monochrome, la série « Nuanciers », l’émail ou la peinture sur verre, l’impression laser… etc,  tout est bon pour partir à la découverte de l’ineffable!

Son travail d’artiste (il fait des installations, des sculptures) passe également par le miroir et les vitres, et, donc, par l’idée de reflets, de transparences, d’effet d’optique, de dédoublement… Passionnant.  Car la réalité perd sa vérité facile et on est en questionnement incessant.

Richter…c’est super riche!

Les visuels sont des clichés d’Annie. Merci à elle. Le 1er montre une des abstractions et le deuxième une « photo-peinture ». Cliquer pour agrandir.

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