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Luigi Ontani, au Consortium

Le Consortium (rue de Longvic, Dijon) accueillait en son premier étage, en mars 2012, un bel éventail de l’œuvre de l’artiste italien Luigi Ontani. Un monsieur bien célèbre dans le monde de l’art contemporain, qui expose au MoMA, à Venise, à Paris Pompidou, à Sydney etc.

Grand volume et grand espace, décidément, que ces salles blanches du Consortium. Il faut savoir et pouvoir  les « habiter »… Luigi Ontani a de quoi…Entre photos et peintures grand format, sculptures en céramique, objets etc.  On suit le parcours de l’artiste dans les années 60-80.

Le sujet, c’est lui. L’artiste Luigi Ontani. Il se représente. Se montre. S’expose. Se met en scène… Son corps, son visage sont présents en permanence. Un narcissisme qui fait toute la matière de son art. Et la notion d’identité est sans cesse en question: personnages à plusieurs visages, mi-hommes mi animaux, masqués, maquillés, travestis…On le voit en Saint-Sébastien, en Christ, en Dante etc (des photos- portraits, comme des peintures, qu’il intitule « tableaux vivants ») . Les références à l’Histoire, aux religions, aux mythes, à l’histoire de l’art sont multiples. L’artiste est de toutes les époques et de toutes les croyances, il s’insinue partout, s’identifie aux hommes et aux divinités à travers les âges. L’ambiguïté sexuelle est là aussi. Lui-même se définissait  « androgyne, hermaphrodite… ».  Comme si il ne pouvait pas choisir, s’arrêter sur un être simple et uniforme. Il veut sans doute être plusieurs. Il veut être pluriel. Il veut être « tout ». Universel.

Bref. Une recherche de soi à travers une exploration minutieuse des richesses de l’humanité.

L’aspect général de son travail présenté ici est très  kitsch. Clinquant, brillant, doré, chargé, …Couleurs criardes…Seules les photos (aquarellées pour certaines) ont un doux côté clichés anciens.

Autant vous dire que le personnage de Luigi Ontani, dandy, extravagant, maniéré et omniprésent dans son travail d’artiste est forcément un peu agaçant. Mais il faut reconnaître que sa recherche autour de l’identité et de l’individu est passionnante, que certaines pièces ont une beauté en elles-mêmes et que l’artiste a des idées intéressantes, telle cette petite vidéo qui apparaît sur un textile luxueux (genre habits sacerdotaux) et qui le montre en train de dévorer sa propre ombre …J’adore!

Pardon pour la photo de l’un de ses  « tableau vivant », mais les reflets sur la vitre….ont joué de mauvais tours

Cliquer sur les photos pour agrandir

 

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