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biennale de lyon

De la biennale d’art contemporain de Lyon j’ai envie de choisir un seul bon souvenir à vous évoquer! …J’hésite. Parmi les œuvres des trois sites que j’ai visités, il n’y en a qu’une petite dizaine qui m’ont interpellée (par exemple celles de arthur bispo do rosario, eva kotatkova, virginia chihota, christian lhopital, robert kusmirowski, laura lima  etc)

Allez, je choisis « la sorcière » de Cildo Meireles (La Bruja)

au sol, dans deux immenses salles, s’étirent et s’emmêlent des milliers de kilomètres de fils de laine. Une invasion. Une prolifération. Le visiteur marche sur ce réseau enchevêtré, dérape ou se prend les pieds dedans (pris dans les mailles d’un filet?)….Certains fils grimpent souplement au plafond, toiles d’araignées élégantes. Au fond de la seconde salle, on s’aperçoit que les fils sont crachés par un balai posé contre le mur. (On peut aussi supposer, à l’inverse, que le balai aspire cet océan de fils). Un peu plus loin, dans un recoin, s’est accumulé un gros tas de fils. Une montagne avachie. Peut-être la réserve, ou le rebut.

Cet étalage de fils crée un bel ensemble de lignes noires, certes chaotique mais harmonieux. Les traits structurent  l’espace. L’esthétique est présente (chic!). La réflexion aussi: On pense à un crayon rageur qui aurait tracé,tourbillonné, filé, gribouillé… Ou on pense à un ouvrage qui aurait été tissé et qui est en train de se défaire, et c’est la débâcle. Un travail de longue haleine qui se détricote, se détruit…Et c’est le désordre. Ou alors…C’est le contraire, la pagaille d’avant la création..

Et cette œuvre du brésilien Cildo Meireles cohabite avec le travail d’autres artistes. Des dessins aux murs et des objets qui ont trouvé leur place dessus. Intéressant, vraiment.

cliquer sur les photos pour agrandir

 

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