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		<title>artisans d&#8217;art, Flavigny/Ozerain</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 13:45:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petites infos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Des &#171;&#160;Journées du Patrimoine&#160;&#187; sont organisées par la chambre des métiers à Flavigny sur Ozerain les 31 mar-1er avril. C&#8217;est un rassemblement d&#8217;une trentaine d&#8217;artisans : ébénistes, encadreurs, tapissiers, forgerons etc. ça vous dit? A noter dans vos agendas</p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des &laquo;&nbsp;Journées du Patrimoine&nbsp;&raquo; sont organisées par la chambre des métiers à Flavigny sur Ozerain les 31 mar-1er avril. C&#8217;est un rassemblement d&#8217;une trentaine d&#8217;artisans : ébénistes, encadreurs, tapissiers, forgerons etc. ça vous dit? A noter dans vos agendas</p>
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		<title>art aborigène, Espace de l&#8217;Encadreur</title>
		<link>http://www.doudonleblog.fr/2012/02/art-aborigene-espace-de-lencadreur/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 13:41:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retours d'expos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Jusqu&#8217;au 25 février, l&#8217;Encadreur, rue charrue à Dijon, propose dans son &#171;&#160;Espace&#160;&#187; une exposition d&#8217;art aborigène. Origine: Australie.  Évènement.</p> <p>&#171;&#160;C&#8217;est un moment d&#8217;histoire&#160;&#187; dit Christian Tiercin, le maître des lieux. Oui! Ces toiles peintes (acrylique, à la pointe du bâton, années 80) sont les dernières d&#8217;une génération d&#8217;aborigènes d&#8217;Australie qui sont passés directement des peintures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/aborigenes2R.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-3439" title="aborigenes2R" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/aborigenes2R-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>J<em>usqu&#8217;au 25 février, l&#8217;Encadreur, rue charrue à Dijon, propose dans son &laquo;&nbsp;Espace&nbsp;&raquo; une exposition d&#8217;art aborigène. Origine: Australie.  <span style="text-decoration: underline;">Évènement.</span></em></p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un moment d&#8217;histoire&nbsp;&raquo; dit Christian Tiercin, le maître des lieux. Oui! Ces toiles peintes (acrylique, à la pointe du bâton, années 80) sont les dernières d&#8217;une génération d&#8217;aborigènes d&#8217;Australie qui sont passés directement des peintures sur corps (ou à même la terre, comme les mandalas) à la toile. C&#8217;est dire que certaines œuvres présentées ici possèdent encore la force des origines. L&#8217;acte artistique est encore plein des symboles, des croyances, des instincts de survie de ces cultures en voie de disparition. Même si, déjà, le passage à la toile, dénature forcément l&#8217;âme de ces peintures. On franchit déjà la frontière entre le geste élémentaire (lié à la religion ou aux rites ancestraux) et la pratique artistique. Les objectifs ont changé.</p>
<p>La seconde génération de ces artistes a sauté le pas. Pour la plupart, ils peignent des toiles destinées à la vente. Ou en tout cas, pour le plaisir. Inspirées des premières, mais à tendance plus décorative. Donc&#8230;Moins  puissantes. La charge signifiante a perdu du poids.</p>
<p>Bon! Le résultat, c&#8217;est une expo très belle. On est subjugués par ces abstractions, lignes labyrinthiques, entrelacs, tourbillons&#8230;Souvent dans des camaïeux de bruns et d&#8217;ocre, faits de petits points serrés. On y voit l&#8217;image du cosmos ( peut-être!) et la place de l&#8217;homme dans ces éternités mystérieuses&#8230;On y voit le rapport à la nature, le végétal et l&#8217;animal&#8230;</p>
<p><em>Cliquer sur les photos pour agrandir</em></p>
<p><em><a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/aborig%C3%A8nesR.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-3435" title="aborigènesR" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/aborig%C3%A8nesR-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Certains de ces artistes sont présents au musée des arts premiers, quai Branly, à Paris.</em></p>
<p><em>Dans le magasin de l&#8217;Encadreur, sont exposés aussi des travaux d&#8217;artistes aborigènes d&#8217;Inde.</em></p>
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		<title>Luigi Ontani, au Consortium</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 15:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retours d'expos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le Consortium (rue de Longvic, Dijon) accueille en son premier étage, jusqu&#8217;au 25 mars, un bel éventail de l’œuvre de l&#8217;artiste italien Luigi Ontani. Un monsieur bien célèbre dans le monde de l&#8217;art contemporain, qui expose au MoMA, à Venise, à Paris Pompidou, à Sydney etc. </p> <p>Grand volume et grand espace, décidément, que ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Consortium (rue de Longvic, Dijon) accueille en son premier étage, jusqu&#8217;au 25 mars, un bel éventail de l’œuvre de l&#8217;artiste italien Luigi Ontani. Un monsieur bien célèbre dans le monde de l&#8217;art contemporain, qui expose au MoMA, à Venise, à Paris Pompidou, à Sydney etc.<br />
</em></p>
<p>Grand volume et grand espace, décidément, que ces salles blanches du Consortium. Il faut savoir et pouvoir  les &laquo;&nbsp;habiter&nbsp;&raquo;&#8230; Luigi Ontani a de quoi&#8230;Entre photos et peintures grand format, sculptures en céramique, objets etc.  On suit le parcours de l&#8217;artiste dans les années 60-80.</p>
<p>Le sujet, c&#8217;est lui. L&#8217;artiste Luigi Ontani. Il se représente. Se montre. S&#8217;expose. Se met en scène&#8230; Son corps, son visage sont présents en permanence. Un narcissisme qui fait toute la matière de son art. Et la notion d&#8217;identité est sans cesse en question: personnages à plusieurs visages, mi-hommes mi animaux, masqués, maquillés, travestis&#8230;On le voit en Saint-Sébastien, en Christ, en Dante etc (des photos- portraits, comme des peintures, qu&#8217;il intitule &laquo;&nbsp;tableaux vivants&nbsp;&raquo;) . Les références à l&#8217;Histoire, aux religions, aux mythes, à l&#8217;histoire de l&#8217;art sont multiples. L&#8217;artiste est de toutes les époques et de toutes les croyances, il s&#8217;insinue partout, s&#8217;identifie aux hommes et aux divinités à travers les âges. L&#8217;ambiguïté sexuelle est là aussi. Lui-même se définissait  &laquo;&nbsp;androgyne, hermaphrodite&#8230;&nbsp;&raquo;.  Comme si il ne pouvait pas choisir, s&#8217;arrêter sur un être simple et uniforme. Il veut sans doute être plusieurs. Il veut être pluriel. Il veut être &laquo;&nbsp;tout&nbsp;&raquo;. Universel.</p>
<p>Bref. Une recherche de soi à travers une exploration minutieuse des richesses de l&#8217;humanité.</p>
<p>L&#8217;aspect général de son travail présenté ici est très  kitsch. Clinquant, brillant, doré, chargé, &#8230;Couleurs criardes&#8230;Seules les photos (aquarellées pour certaines) ont un doux côté clichés anciens.</p>
<p>Autant vous dire que le personnage de Luigi Ontani, dandy, extravagant, maniéré et omniprésent dans son travail d&#8217;artiste est forcément un peu agaçant. Mais il faut reconnaître que sa recherche autour de l&#8217;identité et de l&#8217;individu est passionnante, que certaines pièces ont une beauté en elles-mêmes et que l&#8217;artiste a des idées intéressantes, telle cette petite vidéo qui apparaît sur un textile luxueux (genre habits sacerdotaux) et qui le montre en train de dévorer sa propre ombre &#8230;J&#8217;adore!</p>
<p><a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/Ontani.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3420" title="Ontani" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/Ontani-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/Ontani2.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-3421" title="Ontani2" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/Ontani2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>P<em>ardon pour la photo de l&#8217;un de ses  &laquo;&nbsp;tableau vivant&nbsp;&raquo;, mais les reflets sur la vitre&#8230;.ont joué de mauvais tours</em></p>
<p><em>Cliquer sur les photos pour agrandir</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Série d&#8217;art (cinquième mouvement)</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:25:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes Persos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Et voici déjà la 5ème partie de ma Série d&#8217;art. Elle ne comprend pour l&#8217;instant qu&#8217;un seul texte que j&#8217;ai écrit récemment (décembre 2011) : &#171;&#160;Torture d&#8217;appartement&#160;&#187;. Voir les autres Séries dans &#171;&#160;textes persos&#160;&#187;. </p> <p>Torture d’appartement</p> <p>On nous avait avertis (de très gros dégâts). Prévenus (un vrai cataclysme). Prédit (vous allez être épouvantés). Arrivés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Et voici déjà la 5ème partie de ma Série d&#8217;art. Elle ne comprend pour l&#8217;instant qu&#8217;un seul texte que j&#8217;ai écrit récemment (décembre 2011) : &laquo;&nbsp;Torture d&#8217;appartement&nbsp;&raquo;. Voir les autres Séries dans &laquo;&nbsp;textes persos&nbsp;&raquo;.<br />
</em></p>
<p><strong>Torture d’appartement</strong></p>
<p>On nous avait avertis (de très gros dégâts). Prévenus (un vrai cataclysme). Prédit (vous allez être épouvantés).<br />
Arrivés sur les lieux, prêts à tout supporter, nous tombons en effet sur un sacré chantier. A priori, plus rien d’entier. Plus rien à sa place. Plus rien debout. Mais, contrairement à ce que j’attendais, l’équipe d’intervention semble guère affolée. Je les regarde avec étonnement. Ils ne m’ont pas habitué à ce calme.<br />
Chacun commence tranquillement à s’aventurer dans le méli-mélo capharnaüm. A petits pas. Presque un sourire aux lèvres. Comme si ce spectaculaire bouleversement allait de soi. Par-ci par-là, ils effleurent un lambeau innomé ou une carcasse indéfinissable. Comme des caresses de respect ou d’acquiescement.<br />
Enjamber les amas accumulés au sol. Se courber sous les dégringolades figées, tombées d’un plafond en ruine. Nous avançons.<br />
Il y a dans ce chaos un je ne sais quoi d’exaltant qui nous met en joie. C’est sûr, celui qui a torturé cet appartement l’a fait avec une immense allégresse. Même si ça ressemble à une crise, à une révolte, ou à un délire…ce fut joyeux…A n’en pas douter.</p>
<p>Tandis que mes collègues commencent leur enquête consciencieuse, qu’ils font leurs mesures, leurs photos, leurs prises d’échantillons et tout ça, je flâne encore un peu dans ce grand désordre qui me ravit.<br />
Son auteur, je l’imagine.<br />
Il a cogné du poing, arraché, déchiqueté, tiré de toutes ses forces, désossé les choses, écartelé…Il a tout ouvert en grand.<br />
Et c’est ça qui me plaît. L’ouverture.<br />
Les résistances, les pleins, les obstacles… se sont métamorphosés entre ses mains. Cloisons, murs, parois, plafonds, armatures et fermetures, tout a pris l’air. Ça respire et ça circule. La lumière diffuse partout.</p>
<p>En fait, à y regarder de près, le personnage qui s’est acharné ici (mais était-il seul ?) a tout réduit en lanières. Minutieusement, il a déchiqueté les matériaux. Un découpage méthodique. Je ne sais comment il s’y ait pris, surtout pour les substances les plus dures. Comment a-t-il réussi un tel tour de force, quels outils a-t-il utilisé ?<br />
Le résultat est là. Il n’existe plus de vraies surfaces. Il n’y a plus d’aplats. Ce ne sont que des morceaux allongés, étroits, plus ou moins épais, en matières et teintes diverses. Des sortes de courroies, de rubans, de sangles, ou même de fils, pour les plus fins. Parquets, isolants, placoplâtre, réseaux électriques…Tout cela est tranché, débité…<br />
Certaines de ces bandes sont encore attachées entre elles et constituent des figures plus ou moins géométriques. Beaucoup d’entre elles, restées suspendues, pendouillent dans le vide. Les courants d’air les font se balancer légèrement. D’autres sont à terre, entassés.<br />
Et je remarque soudain un détail qui m’avait échappé jusque là : des nœuds. Il y a, par endroits, des nœuds qui réunissent les éléments déchiquetés. Des nœuds maladroits, grossiers, mal serrés (il est vrai que, souvent, les matériaux ne s’y prêtent pas vraiment). Mais des nœuds qui ont été faits volontairement, après coup. Il semble qu’on ait voulu lier quelques parties des décombres, pour redonner une sorte d’unité à l’ensemble. Reconstruire peut-être quelque chose, à partir de la déconstruction…<br />
Tandis que je rêvasse au milieu des débris, l’équipe, qui a terminé son travail d’inspection, revient vers moi.<br />
Mes compagnons ont l’air perplexe. Ne comprennent rien à cette étrange démolition. Sauvage ou organisée ? Brutale ou réjouissante ? Ils ne savent plus trop quoi penser. Quel objectif avait le destructeur ? Aucun indice n’a été trouvé qui puisse permettre d’expliquer cette drôle d’action.<br />
A ce moment-là, mon téléphone sonne et voilà que notre chef nous annonce d’abandonner l’enquête. « Laissez tomber pour l’instant! Il paraît que c’est un artiste qui habitait là et qui a voulu réaliser une œuvre d’art…Je crois qu’on appelle ça une installation. On va vérifier ! »</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
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		<title>Dessins à Nü Kösa</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 11:10:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retours d'expos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Quelle belle idée d&#8217;exposer des artistes seulement à travers leurs dessins! La galerie Nü Köza (18 rue Charlie Chaplin, dijon) l&#8217;a fait. Jusqu&#8217;au 1er mars. 13 artistes montrent leurs traits&#8230;</p> <p>Il y a là de tout petits dessins confidentiels, croquant des coups d’œil sur le quotidien . Il y a aussi de plus grands formats, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Quelle belle idée d&#8217;exposer des artistes seulement à travers leurs dessins! La galerie Nü Köza (18 rue Charlie Chaplin, dijon) l&#8217;a fait. Jusqu&#8217;au 1er mars. 13 artistes montrent leurs traits&#8230;</em></p>
<p>Il y a là de tout petits dessins confidentiels, croquant des coups d’œil sur le quotidien . Il y a aussi de plus grands formats, parfois au pointillisme patient, créant des rets étranges, des labyrinthes infinis. Il y a aussi des grands dessins qui s&#8217;imposent, genre tatouages ou BD.  ETC&#8230; Différentes techniques, différentes façons de regarder le monde réel ou d&#8217;en imaginer un nouveau.</p>
<p>L&#8217;expo a un côté brouillon, que j&#8217;aime bien, qui convient au sujet choisi: le dessin. Ce sont souvent des pages de carnet épinglées, des feuilles de papier punaisées. On se croirait dans l&#8217;atelier d&#8217;un artiste, avec ses croquis préparatoires et ses esquisses qui attendent sur le mur. Mais ces dessins ont quand même, pour la plupart, un caractère abouti. Ce sont des œuvres à part entière. Beaucoup de noir et blanc, bien entendu. Ponctué de quelques discrètes couleurs parfois. <a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/nomis.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-3398" title="nomis" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/nomis-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/okiko.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-3399" title="okiko" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/okiko-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><em>cliquer sur les photos pour agrandir</em></p>
<p>Mes préférences: Nathalie Reba (je mets son site sur ma blogoliste), Okiko, Simon, Leslie Lhussiez.</p>
<p><em>Papier de Jonas à lire sur dijonscope ce samedi 11 février à propos de l&#8217;expo et davantage&#8230;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Mitéran, photos, à Talant</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 09:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petites infos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans le hall de la marie de Talant (Belvédère), Johel Mitéran expose quelques unes de ses photos. J&#8217;ai trouvé sa série &#171;&#160;Portraits fugaces&#160;&#187; extrêmement belle et intéressante. Des sauts  saisis, et arrêtés dans le temps et l&#8217;espace&#8230;Impression de mouvement, mais stoppé par la magie de l&#8217;artiste. Des corps comme dessinés par un admirateur.</p> ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le hall de la marie de Talant (Belvédère), Johel Mitéran expose quelques unes de ses photos. J&#8217;ai trouvé sa série &laquo;&nbsp;Portraits fugaces&nbsp;&raquo; extrêmement belle et intéressante. Des sauts  saisis, et arrêtés dans le temps et l&#8217;espace&#8230;Impression de mouvement, mais stoppé par la magie de l&#8217;artiste. Des corps comme dessinés par un admirateur.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Karine Roche, Galerie de Talant</title>
		<link>http://www.doudonleblog.fr/2012/02/karine-roche-galerie-de-talant/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 09:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retours d'expos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Poursuivant son thème de la ville, La Galerie, à Talant Belvédère, présente jusqu&#8217;au 18 février des peintures de Karine Roche.</p> <p>Cette galerie nous a habitués à de l&#8217;art contemporain. Vous voyez ce que je veux dire: un art qui ne correspond pas forcément à nos critère ancestraux d&#8217;esthétique, un art souvent minimaliste, complexe, plus réfléchi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Poursuivant son thème de la ville, La Galerie, à Talant Belvédère, présente jusqu&#8217;au 18 février des peintures de Karine Roche.</em></p>
<p>Cette galerie nous a habitués à de l&#8217;art contemporain. Vous voyez ce que je veux dire: un art qui ne correspond pas forcément à nos critère ancestraux d&#8217;esthétique, un art souvent minimaliste, complexe, plus réfléchi qu&#8217;émotionnel, plus social que personnel etc. Et soudain, voici, avec Karine Roche, des peintures gentilles, jolies, colorées, tout à fait accessibles&#8230;On rêve!</p>
<p>La ville qui jaillit d&#8217;une floraison folle, à la Douanier Rousseau. Des végétaux jusqu&#8217;à l’obsession, qui couvrent entièrement la toile. Karine Roche part d&#8217;une ou plusieurs photos et se déploie à partir d&#8217;elles, prolonge leur réalité (un processus pas nouveau! Un peu facile&#8230;). Elle inclut aussi des textiles à sa peinture et crée du relief au moyen de quelques ondulations de carton (je crois? ). Tout cela est agréable à regarder. Décoratif. On ne se pose pas de questions&#8230;.Reposant!</p>
<p>Je vous glisse une photo d&#8217;un extrait d&#8217;une de ces joyeuses peintures!<a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/K.Roche_.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3388" title="K.Roche" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/02/K.Roche_-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Série d&#8217;art (Quatrième mouvement)</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:44:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes Persos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Série d&#8217;art, ce sont des textes que j&#8217;ai écrits sur le thème de l&#8217;art , cf les 3 premiers &#171;&#160;mouvements&#160;&#187; dans ce blog</p> Implosion <p>Le premier coup de masse qu’il donna fit sauter un éclat de pierre gros comme une noix. Il s’enhardit pour le second et frappa plus fort. Déjà, il se sentait mieux. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Série d&#8217;art, ce sont des textes que j&#8217;ai écrits sur le thème de l&#8217;art , cf les 3 premiers &laquo;&nbsp;mouvements&nbsp;&raquo; dans ce blog</p>
<h1><strong>Implosion</strong></h1>
<p>Le premier coup de masse qu’il donna fit sauter un éclat de pierre gros comme une noix. Il s’enhardit pour le second et frappa plus fort. Déjà, il se sentait mieux. Quelque chose à cogner. Quelque chose à casser. Il  leva une troisième fois son outil et sentit son épaule droite se détendre. La lourde tête métallique s’abattit sur la statue, arrachant un gros morceau du crâne. Le bruit d’explosion le ravit. Il modifia son geste pour atteindre le visage à l’horizontal et tenter une décapitation. Ses hanches pivotèrent, sa taille tourna et ses bras décrivirent un demi-cercle devant lui. Le mouvement lui donna la sensation d’un pas de danse au ralenti et le choc final, pour lequel il accentua l’effort, le fit grogner de plaisir.</p>
<p>La tête du saint monta quelques secondes dans les airs et, grotesque, roula sur l’herbe comme une pomme trop mûre. Aussitôt, il abandonna la masse pour se saisir d’un marteau et s’acharna sur ce fragment tombé à terre. Une mèche bouclée de cheveux, une arcade sourcilière, un coin de lèvre…Le visage de pierre répondait docilement à la colère de son bourreau  et s’éparpillait en lamentables petits bouts de chair colorés. La masse reprit son travail de destruction. Et, cette fois, se déchaîna. Les coups devenaient brefs et violents. Le drapé, sur les épaules du personnage, n’était plus qu’un amas de cailloux à ses pieds. Les plis de la tunique rouge étoilée d’argent se cassaient les uns après les autres. La crosse dorée s’abattit sur le sol, encore entière, mais l’homme, d’un coup de pied, l’envoya au loin. Elle éclata sur l’escalier tout proche. La main qui, l’instant d’avant, la tenait respectueusement, gisait sur le sol, mutilée. Les doigts étaient de la charpie.</p>
<p>Le tortionnaire souriait. Une brume de poussière de pierre flottait autour de lui. L’écho des chocs résonnait entre les murs de la cour. Le religieux, décapité, amputé des deux bras, dévêtu d’une partie de sa tunique, attendait le bon vouloir de son bourreau, le corps à moitié éventré. Un œil bleu, à la petite pupille noire, peint sur l’un des débris effrités qui jonchaient l’herbe, fixait inutilement l’horizon. La torture cessa un  instant. L’homme reprenait son souffle. Il sentait sa hargne moins dévastatrice que tout à l’heure. Mais il empoigna à nouveau avec délice l’engin de mort et l’envoya brutalement sur la pierre. Curieusement, aucun morceau ne tomba. Mais une fente apparut. Un bloc se détacha. Un deuxième coup de masse dégagea un autre bloc. Tout le bas du corps s’ouvrait comme s’il perdait une carapace. Une simple secousse suffit à faire s’écrouler les deux  coques qui se brisèrent par terre. Le saint était mort. En miette aux pieds de l’homme.</p>
<p>Celui-ci enrageait d’avoir déjà perdu son souffre-douleur. Il regardait autour de lui, haletant comme un fauve. Sa rage grondait encore en lui. Besoin de frapper. Besoin de détruire. Il allait s’emparer du marteau pour fracasser les grosses coquilles de pierre qui gisaient, démantelées, des deux côtés de la statue assassinée&#8230;</p>
<p>Quand soudain, il la vit.</p>
<p>Une seconde sculpture.</p>
<p>La statue brisée en avait révélé une autre. Plus petite. Logée à l’intérieur de la première. L’homme s’accroupit et, d’une main calme, enleva les quelques pièces de l’ancienne sculpture qui s’accrochaient encore à la partie inférieure. Il balaya doucement, avec les doigts, les débris autour de l’œuvre qu’il venait de mettre à jour. Toute agressivité de sa part s’était évanouie. Il se releva et fit quelques pas en arrière. La cour lui parut immense. Comme écartelée de tous les côtés. Déformée par l’angle de prise de vue. Il semblait lui-même avoir grandi. Etait-ce ainsi que le voyait la sculpture qui venait d’émerger ? Eblouie par la brutale lumière du jour ? Ecrasée par ce large monde qui soudain s’offrait à elle ?</p>
<p>Il s’accroupit à nouveau, mais, impressionné, n’osait ni s’approcher ni la toucher. Il dégagea son front des mèches humides de sueur et pensa qu’il devait avoir l’air minable avec sa barbe de huit jours et ses yeux encore injectés de sang. Il s’assit sur un coin de pelouse, évitant les gestes brusques comme s’il ne voulait pas l’effrayer.</p>
<p>Elle semblait avoir été façonnée tout récemment. Ses lignes douces s’arrondissaient dans l’espace et ses courbes donnaient l’impression de se déformer dès qu’on la regardait trop longuement. Elle était corps de femme. Même si les volumes n’étaient  qu’abstraction. L’homme n’aurait su dire de quel élément elle était faite. A priori, de terre glaise. Pas encore passée à la cuisson. Mais elle était si claire. Si marbrée, aussi. On aurait pu pensé à une pierre polie et vernie&#8230; Intimidé, il se décida à tendre le bras et à l’effleurer de la paume. La matière l’étonna. Tiède, ferme, sans dureté. Lisse, mais comme duveteuse. Non, il ne s’agissait pas de peau. Il en avait douté un moment. Mais, non, décidément, il n’y avait pas de vie là-dedans. Du moins aucune vie telle qu’il la connaissait. Il aventura davantage sa main et osa caresser les formes harmonieuses de la sculpture. Elles étaient si simples. Sans détour. Et pourtant si parfaites.</p>
<p>Il se leva, poussa du pied les quelques restes ruinés du vieux saint et, résolument, se baissa pour saisir la nouvelle venue. Il fallait lui offrir une place digne de sa beauté. Son poids l’étonna. Elle était lourde. Ce qui confirma son idée d’une œuvre en pierre. Le dit de se rassurer, sans doute. Dans ses bras, il eut l’impression qu’elle se blottissait, confiante. La sculpture s’apprivoisait. Et l’homme s’apaisait.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<h1> Foliation</h1>
<p>Vraiment, cet arbuste buissonnant n’avait rien d’extraordinaire. Un arbuste.</p>
<p>Planté par les anciens propriétaires de la maison, il occupait une place modeste dans le jardin.</p>
<p>Consciencieusement, il bourgeonnait au printemps, verdoyait en été, jaunissait en automne et étirait ses maigres petites branches en hiver. De taille moyenne, il semblait ne pas avoir changé depuis des années. Avait-il pris quelques centimètres ? Agnès n’aurait su le dire. Elle ne le surveillait pas.</p>
<p>Certes, elle le voyait de son atelier de sculpteur, mais sans plus. Elle ne lui accordait un regard (agacé) qu’à la saison où il perdait ses feuilles. Le parterre nécessitait alors un ratissage. Or, Agnès n’avait aucun goût pour le jardinage. Le seul avantage qu’elle reconnaissait à son jardin, c’est qu’il lui procurait une certaine surface de liberté, un cercle de protection…Voilà tout.</p>
<p>Pourquoi, ce jour-là, leva-t-elle les yeux de sa table de travail, derrière la verrière? Pour la première fois, l’arbuste attirait son regard. Elle l’observa un moment, tout en triturant sa boule de glaise. Quelque chose avait changé dans l’aspect des feuilles. Un détail infime. Mais lequel?</p>
<p>On était en juin. La végétation était au meilleur de sa forme. Et cependant le vert de la plante lui paraissait différent. Etait-il malade ce petit arbre chétif ? Elle se promit de regarder de plus près la prochaine fois qu’elle sortirait. Plusieurs fois elle oublia. Un soir, enfin, en traversant le jardin, elle se pencha sur son cas. Effectivement, le vert habituel des feuilles s’était modifié. Plus terne? Tirant davantage sur le brun? Agnès hésitait, connaissant mal la couleur originelle.</p>
<p>Le lendemain, elle posa la question à un voisin qui consacrait au jardinage une grande partie de sa vie de retraité. Pensait-il que ce buisson était atteint d’une maladie? Il examina le patient et son diagnostic fut net : non, la plante était saine. Il n’en dit pas plus long. Mais l’inquiétude se lisait sur son visage. Et, dorénavant, il viendrait chaque matin constater les métamorphoses de l’arbrisseau. Car, l’affaire ne faisait que commencer.</p>
<p>Agnès se prit d’affection pour ces moments quotidiens où le voisin, l’arbuste et elle communiaient dans une histoire qui, finalement, devenait une drôle d’histoire…</p>
<p>Les changements ne se manifestaient pas de façon régulière. Plusieurs semaines pouvaient passer sans que rien ne se produise. Et puis, soudain, les choses se précipitaient. Après la couleur, c’est la forme des feuilles qui se modifia. Elles s’arrondissaient. Elles s’étalaient. Il semblait même qu’elles se redressaient et qu’elles grandissaient.</p>
<p>De son atelier, Agnès ne perdait pas une miette de cette évolution. Elle en prenait régulièrement des photos. Le voisin, lui, n’appréciait pas du tout cette transformation qu’il ne trouvait décrite dans aucun magazine de jardinage, ni même sur les sites Internet spécialisés qu’il consultait goulûment…Cette plante les narguait. Elle avait l’air en pleine forme et, sans traitement aucun, montrait bonne mine et port altier. De plus en plus, ses feuilles se tenaient comme des mains ouvertes, la paume tournée vers le ciel. Légèrement creusées au centre. Comme des coupelles. Agnès aimait leurs reflets mordorés. Au toucher, elles semblaient avoir épaissi. En tout cas, elles ne baissaient plus du nez. Le voisin continuait de se poser des questions et d’émettre des suppositions. Agnès, elle, souriait de ses préoccupations et ne faisait que noter avec plaisir le nouvel aspect de cette belle chose végétale. On aurait presque oublié son caractère naturel…Le tronc et les petites branches grêles avaient pris une certaine fermeté. Agnès passait ses doigts sur le bois lisse et légèrement brillant. Et, en s’éloignant vers la maison, elle se retournait pour admirer l’ensemble vert bronze, du plus bel effet dans le parterre. Très décoratif, pensait-elle. Peut-être même plus…Il y avait là une beauté étrange qui commençait à naître…Et qui la rendait heureuse .</p>
<p>L’été avait laissé la place à l’automne. Mais l’arbuste n’avait visiblement pas l’intention de jaunir ses feuilles ni de les perdre. Au contraire, elles rayonnaient d’une vie forte et pleine. Le vent n’avait même plus de pouvoir sur elles. Les grosses bourrasques les faisaient à peine frémir.</p>
<p>Un matin, Agnès était penchée sur une œuvre qu’on lui avait commandé et qu’elle avait de la peine à terminer. Toujours insatisfaite du résultat. (Décidément, elle détestait les commandes). Un petit bruit régulier occupait ses oreilles depuis un moment, dont elle n’avait pas tout à fait conscience. Il provenait de l’extérieur. Elle réalisa qu’en fait il pleuvait. Une bonne grosse pluie d’automne. Machinalement, elle jeta un œil à l’arbuste et comprit que le bruit entendu était celui des gouttes qui l’arrosaient. Un crépitement. Presque un son de clochettes. Ou quelques cymbales qui tintent…Oubliant le parapluie, Agnès se précipita auprès de son arbrisseau mutant, qu’elle négligeait depuis une bonne semaine. Le voisin était parti en voyage et par conséquent, lui aussi, avait abandonné la surveillance. Elle caressa du doigt une feuille mouillée. Le froid l’étonna. Elle la tapota du bout de l’ongle pour l’entendre sonner comme un petit plat de métal. Sa main enserra le tronc qui avait encore pris du volume. Ce n’était plus du bois, Agnès en était sûre. Une sorte de résine peut-être. Elle se baissa pour examiner la base. L’arbuste n’était plus enterré mais reposait sur le sol à l’aide d’un large socle, tel un fin plateau. Là encore, une matière nouvelle était apparue, qui n’avait plus rien d’organique. On ne voyait aucune trace de son déracinement. La terre n’avait pas changé d’aspect autour du pied… Agnès courut chercher son appareil photo. Elle sentait une excitation très agréable l’envahir.</p>
<p>Le lendemain, le client est venu voir l’avancée du travail sur la statue en commande. Pas encore terminée ? Il a semblé déçu.</p>
<p>En repartant, il a marqué un temps d’arrêt devant l’arbuste métamorphosé. « Cette sculpture est de vous, bien sûr? Sacrées lignes ! Belle harmonie ! Et un mélange de matières étonnant ! C’est superbe ! Est-ce que c’est une maquette pour une œuvre  monumentale ? Elle m’intéresse, vous savez ! On en reparlera! A bientôt ! »</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
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		<title>christine delbecq sur dijonscope</title>
		<link>http://www.doudonleblog.fr/2012/02/christine-delbecq-sur-dijonscope/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 17:55:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petites infos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>le samedi 21 janvier, Jonas a publié un beau papier sur l&#8217;artiste plasticienne Christine Delbecq dans Dijonscope . A lire vraiment. Elle est en ce moment (et jusqu&#8217;à fin février) à Bombay avec deux autres artistes dijonnais pour une opération humanitaire et artistique en même temps. Je n&#8217;ai pas de nouvelles &#8230;Si vous en avez&#8230;Dites-le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>le samedi 21 janvier, Jonas a publié un beau papier sur l&#8217;artiste plasticienne Christine Delbecq dans Dijonscope . A lire vraiment. Elle est en ce moment (et jusqu&#8217;à fin février) à Bombay avec deux autres artistes dijonnais pour une opération humanitaire et artistique en même temps. Je n&#8217;ai pas de nouvelles &#8230;Si vous en avez&#8230;Dites-le moi.</p>
<p>voici l&#8217;article de Jonas:</p>
<p>&laquo;&nbsp;Artiste confidentielle, Christine Delbecq nous a gentiment accueilli dans son atelier dijonnais, à la rencontre de son univers entièrement axé autour de l’obsession de stabilité, un univers construit autour d’une colonne vertébrale. À l’appui de ses pieds, son art s’efforce de tenir debout, au sens propre, et d’interroger le rapport entre structure et vide. Hors de tout engagement politique et loin de tout effet de mode, Christine Delbecq exprime un art de soi qui se demande un peu comment rester droit : debout sur ses pieds ou pendu à un fil ?&#8230;</p>
<p><strong>Madame &laquo;&nbsp;Araldite&nbsp;&raquo; paye le prix<br />
</strong></p>
<p>Là est toute l’ambiguïté d’une artiste qui construit depuis trente ans un exercice structurel autour d’un socle et d’une colonne, tout en laissant le vide l’encercler et s’insinuer dans son œuvre.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Je suis Mâconnaise d’origine (ndlr : en Saône-et-Loire). J’ai suivi en parallèle une formation à l&#8217;école des Beaux-arts de Mâcon et une licence d’Histoire de l’art à Lyon. A l’école, les professeurs me surnommaient &laquo;&nbsp;Madame <a href="http://www.dilfrance.com/produits/colles-araldite/araldite">Araldite</a>&nbsp;&raquo; (ndlr : marque de colle) car il y avait plus de colle que de matériaux dans mes productions ! Il faut reconnaître que je ne créais que des trucs qui se cassaient la gueule tout le temps ! À la fin de mes études,  j’ai travaillé comme assistante chez un sculpteur textile. Pour la première fois, je vivais enfin une vie d’artiste et ça ne m’a plus quitté.</p>
<p>En 1988, je suis arrivé à Dijon et depuis, j’alterne entre mon travail à l’atelier et des cours que je donne en libérale et en maison de jeunes travailleurs. J’aime beaucoup la pédagogie. Être professeur m’a appris à regarder mon travail, à en parler un peu mais surtout, à le faire partager. C’est une part importante de ma vie qui me permet de garder un contact avec les autres et de sortir du cercle vicieux du &laquo;&nbsp;Si je veux vendre, je dois faire ça&nbsp;&raquo;. Je n’ai donc pas réellement de travail alimentaire et je reste totalement libre dans mon travail de création. À la fin du mois, je n’ai rien mais c’est peut-être le prix à payer&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Christine Delbecq a les pieds sur terre<br />
</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Je ne sais pas trop comment décrire mon travail. Quand je me retourne, je retrouve bien quelques idées forces, quelques &laquo;&nbsp;transversales&nbsp;&raquo; tantôt éléments majeurs et tantôt détails dans mon travail. Quand je suis sortie de l’école, quelqu’un m’a dit : &laquo;&nbsp;On fait des crustacés alors que l’on devrait faire des vertébrés&nbsp;&raquo;. Sous-entendu : en fin de cursus, les élèves ont une carapace en apparence solide mais restent faibles à l’intérieur. Cette phrase a résonné si fort en moi que tout mon travail depuis s’articule de près ou de loin autour de l’idée de la colonne vertébrale, des pieds en tant que socle et de l’idée de tenir debout.</p>
<p>Comment tenir debout à l’intérieur ? Comment tient-on debout, s‘écroule-t-on ? Comment se raccroche-t-on ? Des termes et des questions dont la résonance trouve à la fois un écho psychologique et technique, mécanique. Je travaille beaucoup autour de la notion de fil conducteur, de pieds et de blocs au travers de la sculpture, du dessin, de la peinture&#8230; peu importe. J’utilise peu de matériaux nobles, plutôt de la &laquo;&nbsp;recup&nbsp;&raquo; ; j’aime beaucoup le carton et la bâche. Un directeur de musée des Beaux-arts m’a dit un jour, alors que j’exposais : &laquo;&nbsp;Je ne peux pas vous mettre dans la catégorie des artistes contemporains car vous aimez trop manipuler&nbsp;&raquo;. J’ai mis beaucoup de temps à me considérer comme artiste ; je tenais à avoir les pieds sur terre.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;J’accroche ou je m’accroche ?&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Sans étiquette donc, je continue un art qui n’a pas vocation sociétale ou politique, mais un art de soi. Et c’est déjà pas mal. Entre petit et très grand format, je n’arrive pas à produire en taille standard. Ce qui ne va pas sans poser de problèmes pour exposer, ce qui m’attriste parfois. Je fais régulièrement se dégager des détails d’œuvres plus grandes, à partir desquelles je repars sur quelque chose qui donne toute son importance au détail de base. Souvent, les petits éléments de notre vie nous paraissent énormes, mais ils restent des détails par rapport aux autres.</p>
<p>Ce qui m’intéresse le plus, c’est le passage de l’un à l’autre, du détail au grand format, du dessin à la sculpture, et inversement. J’ai toujours essayé de dire quelque chose avec mon travail mais souvent, les gens ne l’ont pas perçu de cette manière. À l’inverse d’autres artistes, je ne calcule pas tout à l’avance et bien souvent, ce qui nous échappe est ce qui compte vraiment. Ce qui se manifeste dans notre travail d’artiste lorsque l’on perd le contrôle en dit plus sur nous. Mon travail parle de l’être humain, de comment on se démerde sur terre, avec des pieds sur terre et des blocs qui se construisent tant bien que mal. Tient-on mieux debout lorsqu’on est tout droit plutôt que cabossé ?&#8230;&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>222 hypothèses</strong></p>
<p>Ne vous laissez pas décourager par l&#8217;apparence complexe du travail de Christine Delbecq ! En effet, l&#8217;artiste tend vers une simplification formelle et un allègement. L&#8217;objectif ? Permettre aux œuvres d&#8217;art de quitter petit à petit ce sol magnétique pour évoluer dans les airs, en suspension. Qu’ils soient en apesanteur, suspendus, accrochés ou en plein vol, les petits blocs structurels prennent confiance en eux, s’incarnent et s’expriment de plus en plus librement, détachés qu’ils sont d’une solide base terrestre construite au fil des années.</p>
<p>Rappelons enfin que Christine Delbecq fait partie du collectif d’artiste &laquo;&nbsp;Hypothèse 222&#8243;, qui regroupe également les artistes <a href="http://alainsteck.fr/">Alain Steck</a>, <a href="http://www.atelierdurelais.com/">Emmanuelle Grand</a> et le documentariste Vincent Lauth. Ce collectif d’artistes se lance fin janvier 2012 dans un projet artistique en lien avec l’ONG indienne <a href="http://50ansdamour.com/about/">Snehasadan</a>, dévouée aux enfants des rues de Bombay, qui fête cette année sess cinquante ans d’existence. À cette occasion, le collectif travaillera avec une centaine d’enfants sur une œuvre collective monumentale autour du thème dualité rue/maison. Cette œuvre sera ensuite exposée à &laquo;&nbsp;Victoria Station&nbsp;&raquo;, la gare de Bombay, puis fera le tour de l’Europe en 2013.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Goude, à Paris</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 18:03:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mijo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Petites infos]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#171;&#160;Goudemalion&#160;&#187; ! Une rétrospective spectaculaire, au musée des arts décoratifs de Paris, de l’œuvre de Jean-Paul Goude.  A voir jusqu&#8217;au 18 mars. Pour se régaler du créatif&#8230;Extraordinaire! Pubs télé (vous vous souvenez de &#171;&#160;Egoïste&#160;&#187; ? Génial!) , défilé du bicentenaire de la Révolution, dessins de mode, pubs Galerie la Fayette, photos montages, mises en scène, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/01/goude.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-3350" title="goude" src="http://www.doudonleblog.fr/wp-content/uploads/2012/01/goude-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>&laquo;&nbsp;Goudemalion&nbsp;&raquo; ! Une rétrospective spectaculaire, au musée des arts décoratifs de Paris, de l’œuvre de Jean-Paul Goude.  A voir jusqu&#8217;au 18 mars. Pour se régaler du créatif&#8230;Extraordinaire! Pubs télé (vous vous souvenez de &laquo;&nbsp;Egoïste&nbsp;&raquo; ? Génial!) , défilé du bicentenaire de la Révolution, dessins de mode, pubs Galerie la Fayette, photos montages, mises en scène, croquis et brouillons&#8230;L&#8217;expo a une belle scénographie (sous sa propre houlette! Alors!&#8230;)</p>
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