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Vicenta Valenciano, galerie Charron, Paris

Jusqu’au 24 février, la Galerie Charron, Paris, 43 rue Volta, accueille « Transgression » de Vicenta Valenciano. Petite visite.

Son idée, à cette artiste, Vicenta Valenciano, est de faire de la peinture sans support (elle appelle ça « liquid painting »). Je ne connais pas sa technique. Mais n’empêche que le résultat a quelque chose d’à la fois léger, agréable et mystérieux. Le principe de la peinture qui vivrait en indépendance,( qui vivrait sa vie!) me plaît assez. Une entité libre. Que l’on peut déplacer, sculpter, poser, manipuler…Les oeuvres sont entre volume et peinture. Entre espace et surface.

Ne vous imaginez pas que la peinture flotte, comme ça, immatérielle et fantomatique, dans l’espace de la Galerie! L’artiste l’a domptée!

Quelques coulures noires s’entortillent, saisies au vol et déposées délicatement sur cartons blancs, à peine tenues, en respiration, puis faites prisonnières dans un cadre derrière une vitre. Belle abstraction, comme des calligraphies échappées d’un manuscrit et qui dansent follement, ivres de leur liberté.Valenciano

Des portraits aussi, comme décollés de leur support, (décalcomanies!). Formes peintes aériennes. Repositionnées sur quelques fils d’on ne sait quelle matière transparente (plexiglas fondu et redurci?). On voit ces figures un peu comme à travers une surface d’eau. Sans vraie réalité. Lointaines. Troublées. Valenciano2

J’ai moins aimé ses autres portraits. L’artiste a voulu montrer et prouver que ses peintures n’avaient pas d’épaisseur, puisque pas de support. L’une d’elle tourne sur un socle, enfermée entre deux plaques de verre (plexiglas?) .Pour moi, ça, c’est juste froid et technique.

Cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois (merci à la galeriste pour la permission de photographier)

 

Traits d’union, Nicolas Henry, Maison Phare

J’ai vu une expo à la Maison Phare (Fontaine d’Ouche, allée de Grenoble) dans le cadre du festival Modes de Vie à Dijon. Formidable travail de l’artiste Nicolas Henry. A voir jusqu’au 16 février. (Il expose aussi au Cèdre, à Chenôve, même date. Je n’ai pas encore vu).

Trois parties du travail de Nicolas Henry : 1- en résidence dans des accueils périscolaires, il a échangé et créé avec les enfants (photo collective, créations de marionnettes personnelles,  journal de bord…)                   2- ses photos  « Les cabanes imaginaires autour du monde »           3- ses photos « Les cabanes de nos grands-parents.

Ses « cabanes »! C’est intéressant car, en amont, il y a toute une démarche de rencontres, d’explications, de dialogue, de participation… Dans tous ces pays du monde où Nicolas Henry est intervenu, j’imagine la surprise, l’incompréhension, la patience, la persuasion, et puis l’enthousiasme, les rires, les déplacements, les transports, les mises en place… Les gens de ces régions un peu lointaines et marginales se sont pliés aux folies de l’artiste! C’est formidable. Il s’agit d’un travail en commun, guidé par lui.HenryAvec les moyens du bord, de bric et de broc, avec les objets de leur quotidien, sont montés des sortes d’architectures, d’abris ou d’engins tout à fait farfelus. C’est aussi bien une fusée qu’une voiture, qu’un cercle de feu ou qu’une petite arche de branches… L’imaginaire s’est mis en branle autour de la réalité. Et l’artiste, en finale, réunit les participants devant (ou au coeur de) l’installation. Clic-clac, photo. Les gens sont figés, ils prennent la pose comme sur d’anciens clichés.Henry2

Mise en scène, installation (au sens artistique contemporain), montage de théâtre, création collective, image poétique, morceau d’humour, reportage ethnique, action significative… Et photo! Oeuvre d’art totale!

N’oublions pas les encadrements de ces photos grand format! Faits de morceaux de bois récupérés et dépareillés. Aussi bien des fragments d’armoire ou de planchers, ou des bouts de palettes etc! Des cadres en harmonie parfaite avec les assemblages fantaisistes du sujet photographié!

Deux magnifiques livres sont à consulter sur place pour mieux connaître le travail de Nicolas Henry.

Pardon pour la mauvaise qualité de mes clichés. Cliquer sur eux pour agrandir, en deux fois

Galerie Univer, Paris (peinture silencieuse)

Jusqu’au 24 février, la Galerie Univer, de Colette Colla, à Paris (6 cité de l’Ameublement, 11ème) propose l’exposition « Peinture Silencieuse ». Pierre Buraglio, Philippe Cognée, Didier Hagège, Emmanuelle Mason, Emmanuelle Pérat, Jean-Pierre Schneider. Belle découverte de cette Galerie!

17 h. Je franchis le seuil de la Galerie Univer, la porte est grand ouverte. Pas un chat. Pas un bruit. Je commence timidement à faire grincer le parquet (qu’est-ce qu’il est beau, d’ailleurs!). Je trouble un peu le silence. J’avance. Les oeuvres m’ont accueillie sans animosité, semble-t-il. Elles se taisent. Elles se laissent observer. Je m’aventure un peu plus loin. Toujours personne. J’apprécie beaucoup le lieu:  La Galerie a été aménagée dans un ancien atelier professionnel de cette « cité de l’ameublement » (nom de la rue). Un bel espace qui tourne autour d’un patio. Sympa. Dehors il fait déjà nuit. La rue est vide derrière les vitrines.

Soudain apparaît une adorable jeune femme. Du fond de la Galerie? Oui, sans doute. Elle est confuse, pleine d’excuses. La Galerie est en préparatifs de vernissage pour demain et -vous savez ce que c’est- un tas de détails à régler en dernière minute. N’empêche, elle prend le temps d’expliquer, montrer, guider…Les salles suivantes recèlent quelques trésors de la collection de cette Galerie de Colette Colla (qui restera invisible ce soir-là) et permettent aussi un regard sur d’autres oeuvres des artistes exposés dans la première partie de la Galerie.

Donc, je reviens sur l’expo en cours. Son titre est « Peinture Silencieuse »! Je crois l’avoir étonnamment expérimenté tout à l’heure! Chacun des travaux présentés contient quelque chose comme une absence, ou une disparition, ou un abandon…Et il faut les « écouter » (surtout parce qu’ils sont silencieux!)

Dès l’entrée (je dirais, dès la rue) on est happé par la toile « Bibliothèque » de Philippe Cognée. Une grande structure imprécise qui s’enfonce dans un lointain infini. A regarder plus, on distingue des rangées de livres. Un mur de livres qui s’évapore là-bas, au fond du temps. P.CognéeToute proche (vue de la rue aussi), la toile « Ceci n’est pas une chemise noire » de Pierre Buraglio. Etrange sensation de solitude. Ou de présence fantôme. Une peinture merveilleusement avare d’anecdotes. (Dommage pour son titre à la Magritte. La peinture vaut mieux que ça)

Ensuite, j’ai retenu le travail de deux Emmanuelle! E.Pérat utilise le pastel sec pour créer des ambiances immobiles: des lieux délaissés par l’homme (grenier, vieil atelier…). Un côté peinture flamande, avec ses détails bien propres, son réalisme bien précis et, surtout, ses lumières fabuleuses. Une impression bizarre d’irréalité qui contraste avec la perfection parfaite de l’objet peint.E.Pérat E.Mason, elle, donne à voir des estampes, parfois redessinées par-dessus. Des animaux morts. Ce renard (estampe numérique) couché sur le flan, qui semble perdre son corps peu à peu. Qui s’efface du monde des vivants. Un extraordinaire réseau de petits traits fins, enroulés, entortillés, telle une écriture inconnue, compose le dessin. L’artiste fait de même pour évoquer des ruines en Syrie. Un univers qui s’effiloche, qui se dénoue, qui disparaît. (je choisis de mettre un extrait de « Le renard » pour mieux détailler le dessin)E.MasonExtrait

Pardon de ne pas parler de tous les artistes exposés. J’ai dit mes préférences. L’ensemble de cette expo est très cohérent et de belle qualité.

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Picasso, l’année 1932

le viol

le viol

Au musée Picasso, à Paris, (expo jusqu’au 11 février), c’est une année qui est exposée! L’année 1932 . Le visiteur suit l’agenda de Picasso, en quelque sorte. De mois en mois. Le musée joue le jeu jusqu’au bout puisque non seulement peintures et dessins réalisés cette année-là sont présentés, mais aussi documents d’archives relatant en détail la vie de l’artiste (jusqu’aux tickets d’entrée, aux factures, aux articles de journaux, photos ou courriers divers!!) . Autant vous dire que j’ai vite abandonné le côté archives administratives de Picasso pour m’attarder plutôt sur son oeuvre!

L’intérêt, tout de même, c’est de mieux détecter les liens entre vie et création. Et, justement en 1932, Picasso est très attaché à sa nouvelle maîtresse, Marie-Thérèse! Sa vie et son art s’en ressentent! D’où le sous-titre de l’expo: « année érotique ».

nu couché à la mèche blonde

nu couché à la mèche blonde

Beaucoup de femmes nues couchées, donc. (Repérez le pénis caché dans le tableau « le rêve »! C’est drôle!). Quelques dessins érotiques, mais en petits nombres. Ne vous attendez pas à du très chaud, quand même! Le titre de l’expo est un peu racoleur, mais bon! D’autres sujets sont abordés, paysages, crucifixions, natures mortes etc.

Pour les toiles sensuelles, on est dans les formes rondes et douces, et souvent dans les teintes claires et pastel. On admire comme toujours le trait sûr et économe de l’artiste. On suit du regard le « montage » des fragments d’un corps harmonieusement répartis malgré la déconstruction. On note l’élément important, celui qui est placé au bon endroit pour que notre oeil soit attiré: une chevelure, un sein ou un ventre. On remarque l’utilisation efficace (et belle) de la couleur, aussi significative que le trait. Et puis, parfois, abandon du décloisonné et juste des aplats…Bien sûr, Picasso ne s’attarde pas sur un seul genre!

Une série étonnante et passionnante m’a retenue un moment dans une des salles. Picasso2Celle des études pour La Crucifixion, d’après Grünewald. Des dessins plume et pinceau, en noir et blanc, qui cherchent, qui déforment et reforment, qui cassent, qui éliminent ou exagèrent. Le tragique et la souffrance semblent tellement mieux exprimés par ces corps éclatés, déchirés, réduits à des cris…que par le pathos faussement réaliste de la toile originale (retable du XVIème siècle)

L’expo est bonne. Surtout pour la rareté de ce qu’elle présente. Une majorité d’oeuvres est méconnue ou inconnue. J’ai adoré les « études », en particulier. Où l’on voit les tâtonnements de Picasso, le travail de labo, presque!

études:jeune fille assoupie

études:jeune fille assoupie

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La peinture, au FRAC

Aux Bains du Nord (FRAC Bourgogne), 16 rue Quentin, Dijon, l’exposition jusqu’au 30 juillet s’intitule « La peinture en apnée ». Du mercredi au dimanche, 14h30-18h; samedi, 11-13h et 14-18h.

Je trouve que le FRAC Bourgogne fait bien des gorges chaudes de son expo actuelle, dans sa communication, ses commentaires, son titre (en apnée). Certes, c’est de la peinture. Oui, et alors? Rien de vraiment extraordinaire, à mon avis. La peinture, contrairement à ce qu’on a pu dire ici ou là, n’a jamais disparu de la scène artistique. Ce n’est pas « la peinture, le retour ». Il n’y a pas, je crois, à se glorifier d’avoir réussi une expo contemporaine de peintures…A.Château

Je suis bien sûr ravie de voir des peintres exposer, mais je vous assure que je n’ai pas une seconde cessé de respirer au cours de ma visite… Intéressée, ça oui. Touchée, parfois. Dubitative ou surprise, souvent. Mais asphyxiée, non…

Ici, que des artistes dijonnais, ou qui ont un rapport intime avec Dijon. C’est sympa. Mais, là non plus, pas à s’en taper le derrière par terre.

Chacun d’eux a un rapport  à la peinture différent.  C’est ça qui est passionnant. Ils utilisent le même médium. Mais pas toujours dans le même but. Que les techniques soient diverses et variées, bon, on est habitués. Mais que la façon d’envisager la peinture ne soit pas la même… ça c’est intéressant. Il faut dire aussi que différentes générations d’artistes sont représentées. Belle confrontation.Tursic et Mille

La peinture, en tout cas, ne sert pas à décorer ou à faire joli dans mon salon. Tout le monde, ici, est d’accord. Les rôles qu’on lui fait jouer sont autres. On la torture, on la questionne, on la fait crier, se révolter…On la détourne, on la retourne, on l’exploite, on la déguise…On s’en fait une amie, une amante, une complice… On la fouille, on la teste, on la pousse dans ses derniers retranchements…Ming

Cécile Bart la met à plat sur le mur, puis, lui superpose un tableau (histoire de distances, de surfaces). Ida et Wilfried recyclent avec elle des images de magazines, de sites internet et autres photos (le dit de démontrer une certaine réalité moderne). Gentaro Murakami, grâce à elle, regarde des films d’un autre point de vue. Antoine Chateau se fait lyrique en sa compagnie. Annick David sait qu’elle a un coeur qui bat pour nous (« elle », c’est toujours la peinture! Vous suivez?). Ming l’habille de politique et d’Histoire.

A.DavidPour n’en citer que quelques uns.

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Philippe Monnot, à L’Encadreur

L’Encadreur, 30 rue Charrue, Dijon, accueille dans sa boutique pour cette fin d’année, le sculpteur Philippe Monnot de la Nièvre. Tout en carton! Une belle découverte! (du mardi au samedi, 9-12h15, 14-19h15)

l'écorché

l’écorché

Des petits bouts, des gros bouts. Que des morceaux de carton recyclé (armature en zinc? à vérifier…). Un travail d’assemblage, de puzzle, de collage, de montage… mais bref, de sculpture! Philippe Monnot expose un gorille géant (il a été obligé malheureusement de ne mettre que le tronc, la bête entière mesure plus de 2 m et ne passait pas la porte!). Quelle allure! Géante aussi sa tête de taureau. Un beau trophée sur le mur! Et l’écorché, et Mickel Jackson… Certaines pièces ont été peintes de telle sorte que l’on soit trompé sur le matériau! On croirait du métal! Bien vu!   Je crois que cet artiste a l’habitude de sculpter des animaux, des hommes lapins etc, mais pas forcément dans cette matière cartonnée! C’est assez étonnant à voir.

gorille, extrait (le cri!)

gorille, extrait (le cri!)

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je note: vu des sculptures en matériaux de récup d’un certain Dominic Gubb (Pays de Galle) , ceux en carton ressemblaient étrangement à ceux de PH. Monnot.

Des Chinois chez Vuitton (et autres…), Paris

La Fondation Louis Vuitton, à Paris, a reçu des artistes chinois contemporains, mais j’ai manqué cette exposition « Bentu », qui se terminait le 2 mai, et je le regrette. Par contre, dans la Collection, j’ai pu voir dernièrement quelques chinois malgré tout (jusqu’au 29 août). Et j’en étais ravie, non parce qu’ils sont de Chine! Mais parce que leur travail de plasticiens m’intéresse !   Et j’ai un ou deux autres petits commentaires à faire à propos de ma visite à Vuitton.

D’abord, Yan PeiMing, notre dijonnais!! Un magnifique diptyque et une grande toile sombre m’ont donné la chair de poule. J’ai oublié le titre de cette dernière. C’est l’Acropole d’Athènes sous un ciel très tourmenté et couvert d’oiseaux de mauvaise augure. Comme toujours avec Ming, je stoppe un moment devant cette peinture noire. Je ne vois pas grand chose. Du noir. Mais, peu à peu, je distingue une lueur ici, un filet de lumière là-bas, une étendue « liquide » au premier plan… Et puis, il y a de plus en plus d’oiseaux dans le ciel!  Des nuées, que je n’avais pas distinguées au premier abord. Inquiétante toile (et prémonitoire? Elle date de 2012. La Grèce n’avait pas encore sombré). Superbe toile inspirée. Brossée d’un geste ample. Pratiquement monochrome, mais bouillonnante de forces vives.

A côté, deux toiles aux bleus sombres, intitulées « Les temps modernes ». Celle de droite: dans la nuit, une foule de personnes est rassemblée, en cercle, autour d’une zone lumineuse (ou est-ce simplement la lune que l’on devine au creux des nuages et qui dirige ses rayons au sol ?). Silhouettes d’errants, de revenants…? Cérémonie de sorcellerie? Ces humains semblent ensuite s’engager sur un chemin qui serpente jusqu’à un horizon très lointain (Ah! les profondeurs des peintures de Ming!). Ont-ils manqué cette petite maison, aux allures de chapelle éclairée, qui les attendait dans l’obscurité, entre les arbres? (tableau de gauche). En tout cas, des humains bien paumés… Cette toile est profondément silencieuse et mystérieuse.Ming

Zhang Huan m’a également beaucoup impressionnée avec ses peinture et sculpture réalisées au moyen de cendres d’encens récoltées dans les temples bouddhistes. En particulier « Sudden Awakening », belle tête de bouddha au crâne ouvert d’où s’échappe une fumée d’encens.Huan

Zhang Xiaogang, lui aussi, ne laisse pas indifférent avec son oeuvre « My Ideal ». Il a réalisé une série d’enfants, peinture et sculpture, nus à partir de la taille, laissant voir leur sexe, habillés d’uniformes qui révèlent une classe sociale ou une profession. Attitudes figées, fidèles à l’image d’une éducation embrigadée. Sur la toile, grise, lisse (avec seules couleurs rouge d’un corps et vert d’un costume), le regard de ces gamins déguisés en adultes est affolant. Il glace.Xiaogang extrait

Enfin, Ai Weiwei a posé son « Tree » dans une salle, grand arbre reconstitué, fabriqué avec plusieurs tronçons de bois. Il a quelque chose de dramatique ce blessé, ce greffé, ce végétal mi-réel mi-artificiel…

Je ne parle pas du reste, pour ne pas paraître trop bavarde, et parce que ce sont des oeuvres moins proches de mes goûts.

Passons aux artistes non chinois!!! (entre Monumenta et Collection, cette journée parisienne fut chinoise!). Le sieur Buren a oeuvré in situ sur la Fondation Vuitton… Et le fier vaisseau blanc de M. Gehry a soudain perdu de son élégance et de sa classe! 3 600 vitres ont été recouvertes de filtres colorés, comme d’habitude avec Buren. 13 couleurs tout ce qu’il y a de primaire. D’où un Arlequin sans grâce, voire vulgaire et réducteur (on a l’impression que cette belle architecture a un peu rétréci) Allez…. Il faut dire que le jour de ma visite, il pleuvait et que l’oeuvre manquait de lumière solaire… Allez!Buren-Gehry

Au sous-sol de la Fondation (Grotto), par contre, une belle découverte!  Olafur Eliasson a installé « Inside the Horizon » (je ne l’avais encore pas vu) et c’est un jeu extraordinaire de reflets, de lignes de fuite et de fuites de lignes! Son alignement de colonnes à miroirs et à mosaïque jaune soleil, le long de la « rivière », donne des perspectives variées à l’infini. Un rêve pour les photographes!Eliasson extrait

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