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artisans d’art,Flavigny/Ozerain

Des « Journées du Patrimoine »sont organisées par la chambre des métiers à Flavigny sur Ozerain les 31 mar-1er avril. C’est un rassemblement d’une trentaine d’artisans:ébénistes,encadreurs,tapissiers,forgerons etc. ça vous dit? A noter dans vos agendas

Mitéran,photos,à Talant

Dans le hall de la marie de Talant (Belvédère),Johel Mitéran expose quelques unes de ses photos. J’ai trouvé sa série « Portraits fugaces »extrêmement belle et intéressante. Des sauts  saisis,et arrêtés dans le temps et l’espace…Impression de mouvement,mais stoppé par la magie de l’artiste. Des corps comme dessinés par un admirateur.

christine delbecq sur dijonscope

le samedi 21 janvier,Jonas a publié un beau papier sur l’artiste plasticienne Christine Delbecq dans Dijonscope . A lire vraiment. Elle est en ce moment (et jusqu’à fin février) à Bombay avec deux autres artistes dijonnais pour une opération humanitaire et artistique en même temps. Je n’ai pas de nouvelles …Si vous en avez…Dites-le moi.

voici l’article de Jonas:

« Artiste confidentielle,Christine Delbecq nous a gentiment accueilli dans son atelier dijonnais,à la rencontre de son univers entièrement axé autour de l’obsession de stabilité,un univers construit autour d’une colonne vertébrale. À l’appui de ses pieds,son art s’efforce de tenir debout,au sens propre,et d’interroger le rapport entre structure et vide. Hors de tout engagement politique et loin de tout effet de mode,Christine Delbecq exprime un art de soi qui se demande un peu comment rester droit :debout sur ses pieds ou pendu à un fil ?…

Madame « Araldite »paye le prix

Là est toute l’ambiguïté d’une artiste qui construit depuis trente ans un exercice structurel autour d’un socle et d’une colonne,tout en laissant le vide l’encercler et s’insinuer dans son œuvre.

« Je suis Mâconnaise d’origine (ndlr:en Saône-et-Loire). J’ai suivi en parallèle une formation à l’école des Beaux-arts de Mâcon et une licence d’Histoire de l’art à Lyon. A l’école,les professeurs me surnommaient « Madame Araldite »(ndlr:marque de colle) car il y avait plus de colle que de matériaux dans mes productions ! Il faut reconnaître que je ne créais que des trucs qui se cassaient la gueule tout le temps ! À la fin de mes études,  j’ai travaillé comme assistante chez un sculpteur textile. Pour la première fois,je vivais enfin une vie d’artiste et ça ne m’a plus quitté.

En 1988,je suis arrivé à Dijon et depuis,j’alterne entre mon travail à l’atelier et des cours que je donne en libérale et en maison de jeunes travailleurs. J’aime beaucoup la pédagogie. Être professeur m’a appris à regarder mon travail,à en parler un peu mais surtout,à le faire partager. C’est une part importante de ma vie qui me permet de garder un contact avec les autres et de sortir du cercle vicieux du « Si je veux vendre,je dois faire ça ». Je n’ai donc pas réellement de travail alimentaire et je reste totalement libre dans mon travail de création. À la fin du mois,je n’ai rien mais c’est peut-être le prix à payer ».

Christine Delbecq a les pieds sur terre

« Je ne sais pas trop comment décrire mon travail. Quand je me retourne,je retrouve bien quelques idées forces,quelques « transversales »tantôt éléments majeurs et tantôt détails dans mon travail. Quand je suis sortie de l’école,quelqu’un m’a dit:« On fait des crustacés alors que l’on devrait faire des vertébrés ». Sous-entendu:en fin de cursus,les élèves ont une carapace en apparence solide mais restent faibles à l’intérieur. Cette phrase a résonné si fort en moi que tout mon travail depuis s’articule de près ou de loin autour de l’idée de la colonne vertébrale,des pieds en tant que socle et de l’idée de tenir debout.

Comment tenir debout à l’intérieur ? Comment tient-on debout,s‘écroule-t-on ? Comment se raccroche-t-on ? Des termes et des questions dont la résonance trouve à la fois un écho psychologique et technique,mécanique. Je travaille beaucoup autour de la notion de fil conducteur,de pieds et de blocs au travers de la sculpture,du dessin,de la peinture…peu importe. J’utilise peu de matériaux nobles,plutôt de la « recup »;j’aime beaucoup le carton et la bâche. Un directeur de musée des Beaux-arts m’a dit un jour,alors que j’exposais :« Je ne peux pas vous mettre dans la catégorie des artistes contemporains car vous aimez trop manipuler ». J’ai mis beaucoup de temps à me considérer comme artiste ;je tenais à avoir les pieds sur terre. »

« J’accroche ou je m’accroche ? »

« Sans étiquette donc,je continue un art qui n’a pas vocation sociétale ou politique,mais un art de soi. Et c’est déjà pas mal. Entre petit et très grand format,je n’arrive pas à produire en taille standard. Ce qui ne va pas sans poser de problèmes pour exposer,ce qui m’attriste parfois. Je fais régulièrement se dégager des détails d’œuvres plus grandes,à partir desquelles je repars sur quelque chose qui donne toute son importance au détail de base. Souvent,les petits éléments de notre vie nous paraissent énormes,mais ils restent des détails par rapport aux autres.

Ce qui m’intéresse le plus,c’est le passage de l’un à l’autre,du détail au grand format,du dessin à la sculpture,et inversement. J’ai toujours essayé de dire quelque chose avec mon travail mais souvent,les gens ne l’ont pas perçu de cette manière. À l’inverse d’autres artistes,je ne calcule pas tout à l’avance et bien souvent,ce qui nous échappe est ce qui compte vraiment. Ce qui se manifeste dans notre travail d’artiste lorsque l’on perd le contrôle en dit plus sur nous. Mon travail parle de l’être humain,de comment on se démerde sur terre,avec des pieds sur terre et des blocs qui se construisent tant bien que mal. Tient-on mieux debout lorsqu’on est tout droit plutôt que cabossé ?… ».

222 hypothèses

Ne vous laissez pas décourager par l’apparence complexe du travail de Christine Delbecq ! En effet,l’artiste tend vers une simplification formelle et un allègement. L’objectif ? Permettre aux œuvres d’art de quitter petit à petit ce sol magnétique pour évoluer dans les airs,en suspension. Qu’ils soient en apesanteur,suspendus,accrochés ou en plein vol,les petits blocs structurels prennent confiance en eux,s’incarnent et s’expriment de plus en plus librement,détachés qu’ils sont d’une solide base terrestre construite au fil des années.

Rappelons enfin que Christine Delbecq fait partie du collectif d’artiste « Hypothèse 222″,qui regroupe également les artistes Alain Steck,Emmanuelle Grand et le documentariste Vincent Lauth. Ce collectif d’artistes se lance fin janvier 2012 dans un projet artistique en lien avec l’ONG indienne Snehasadan,dévouée aux enfants des rues de Bombay,qui fête cette année sess cinquante ans d’existence. À cette occasion,le collectif travaillera avec une centaine d’enfants sur une œuvre collective monumentale autour du thème dualité rue/maison. Cette œuvre sera ensuite exposée à « Victoria Station »,la gare de Bombay,puis fera le tour de l’Europe en 2013. »

Goude,à Paris

« Goudemalion »! Une rétrospective spectaculaire,au musée des arts décoratifs de Paris,de l’œuvre de Jean-Paul Goude.  A voir jusqu’au 18 mars. Pour se régaler du créatif…Extraordinaire! Pubs télé (vous vous souvenez de « Egoïste »? Génial!) ,défilé du bicentenaire de la Révolution,dessins de mode,pubs Galerie la Fayette,photos montages,mises en scène,croquis et brouillons…L’expo a une belle scénographie (sous sa propre houlette! Alors!…)

un film extra:Breughel

Sur Dijon,je ne sais pas s’il se joue encore mais essayez d’aller voir ce film d’un polonais dont j’ai oublié le nom. « Bruegel,le moulin et la croix ». Magnifique. On entre dans le tableau « Le portement de la croix ». Les personnages vivent sous nos yeux. C’est beau. Lumières,teintes etc. C’est intéressant historiquement aussi. Le tableau s’explique,s’anime,s’agrandit,s’approfondit…Parfois se fige.

Balzac! Oui! oui!

Je viens de lire « Le chef d’œuvre inconnu »de Balzac! Eh oui,jamais trop tard pour bien faire! C’est une sacrée belle réflexion sur la peinture! Et avec des formules fort justes,ma foi! telle « La mission de l’art n’est pas de copier la nature mais de l’exprimer! »

Une action en Inde

L’artiste plasticienne Christine Delbecq participe à une belle aventure en février 2012:« 50 ANS D’AMOUR ». Elle part avec 2 autres artistes dijonnais,Emmanuelle Grand et Alain Steck,accompagnés de Vincent Lauth,réalisateur. Ils vont créer une œuvre avec les enfants des rues de Bombay,pour qui se dévoue depuis 50 ans l’association SNEHASADAN.

Ils cherchent des appuis financiers. Merci pour eux

vous pouvez aller sur leur blog ou les retrouver sur facebook:

.www.50ansdamour.com

http://www.facebook.com/50ansdamour

 

 

 

un grand blog sur l’art,simple et « pro »

Je vous conseille d’aller régulièrement sur le blog de Lunettes Rouges,c’est complet,instructif et passionnant. A la fois simple et très pro. Vous saurez tout sur les expos de Paris et province,et étranger parfois. Pour mieux connaître l’auteur (mystérieux!)  je vous donne aussi le lien où vous lirez son interview. Je mets l’adresse du blog dans ma blogoliste (cliquez dessus,ça marche!) Ci-dessous,par contre,euh! ça ne marche pas forcément!!

/http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/

www.evene.fr/celebre/…/blog-amateur-art-expositions-2295.php

des histoires plein les tiroirs

Voilà une petite exposition très réussie:« des histoires plein les tiroirs ». Elle vient de s’achever à la bibliothèque pour enfants (Dijon) mais vous la retrouverez à l’IUFM,51 rue Charles Dumont,Dijon,du 10 décembre au 11 janvier. Emmenez vos enfants. Et demandez à faire avec eux le parcours-jeu. C’est plein de bonnes idées,de sourires (tel ce parc à coussins sauvages!) et de sensibilité. Une vraie « installation »d’art.

Véronique Davenne,avec la collaboration de Karine Capon,a donc installé des tables de nuit chinées dans des brocantes…Peintes (une rouge,une blanche,une verte etc),habitées,animées…Tout un monde du soir et de la nuit,imaginaire,sorti des livres de chevet ou de l’invention des enfants…

Cette expo permet de mettre en scène des livres pour la jeunesse (et surtout d’anciens livres). Elle est une organisation du Centre régional du livre de Bourgogne.

Bolena,y aller

Moi,j’aime bien passer à l’espace Boléna,rue Berbisey,à Dijon,de temps à autre…  « Boléna? Tout et n’importe quoi!  »dit une amie artiste (sectaire,exigeante et un brin méprisante!). Laissons la causer! Moi,dans ce lieu accueillant,je trouve toujours quelque chose d’intéressant. En ce mois d’octobre 2011,le jeune photographe Matthieu Chéneby exposait ses objets rouges. Brosse à dent ou biscotte…Rouge sur fond rouge. A voir,ça vaut le détour.

Et puis,je regarde toujours avec plaisir les sculptures de Claude Justamon et de Catherine Scellier,les peintures de A.Karadjan,les collages de S. Cauhépé,les oeuvres vraiment très fortes de Kole Manev etc.

Je vous conseille d’aller sur le site:http://www.espacebolena.com