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Expos estivales hors les murs

allez! on sort un peu…déjà quelques idées d’art en été… A suivre

Ratilly (Treigny, dans l’Yonne): expo de Anne Tastemain, peintre. Du 24 juin au 31 octobre. 10-18h tout l’été.

Château de Tremblay (89), jusqu’au 31 octobre, Petra et Hans , « Nature profane » 14-19h. Fermé le lundi.

Avallon, Cave de la Halle, expo du photographe plasticien, Sylvain Solaro, du 1er au 29 juillet

Nolay, Biennale de la sculpture, du 1er au 13 juillet;

Dole, Chapelle des Jésuites, expo du 13 au 23 juillet. 15-18h. Des concerts aussi (se renseigner)

Viola Montenot

Viola Montenot

Dole, ouverture de la Galerie 36 le 8 juillet à 18h30, galerie associative, portée par les Inventifs. 29 Grande Rue.

-A Villy en Auxois (21) et dans plusieurs villages alentour, 38 artistes accueillis ici et là pour « EVAsion ». Les 5 et 6 août.

De la part d’un fidèle lecteur:

 » il y aussi: Avallon, Rudiger Braun   http://www.valleeducousin.fr/spip.php?article32

Avallon Abattoirs Jean Gaudaire Thor

Prieuré de Vausse   Jerome Laureau  Yaninka   Will Menter

A bientôt! »

Le calendrier des expos

Voici la liste des espaces d’art que j’ai envie d’aller voir ces temps-ci et vous? (désolée pour le vrac! je marque au fur et à mesure de mes infos reçues!!). Ce n’est pas toujours facile d’avoir des infos précises!! faut creuser, chercher!! Je le fais pour moi et je vous en fais profiter!

-L’Encadreur, dans son « Espace », expo de sculptures en carton de Philippe Monnot. Pas de dates. Du mardi au samedi. 9-12h15, 14-19h15.

A l’espace d’exposition, dans le parc du centre hospitalier La Chartreuse , à Dijon (non loin du puits de Moïse), exposition de la sculptrice Micheline Jacques. « Errances » . Du 28 février au 2 juillet 2017. mardi, mercredi, samedi et dimanche, 13h30-17h.

A l’Entrepôt 9 (Galerie Barnoud), 2 rue Champeau, Quétigny, exposition de Hugo Capron « peinture-peinture ». Du 10 juin au 30 septembre. Mercredi, vendredi et samedi 15-19h. Fermé du 9 au 18 juillet et du 13 au 22 août.

Au Frac, Les Bains du Nord, 16 rue Quentin, Dijon, exposition « la peinture en apnée ». Du 25 mars au 30 juillet.

-Expos au Consortium, « Truchement »(les 40 ans du Consortium et du centre Pompidou),  et « Preview » d’Alain Belcher. Du 25 mars au 3 septembre. Fermé lundi et mardi. Sinon 14h-18h. (Et jusqu’à 21h vend. sam. dim.)

« Manières et métamorphoses », encres d’Alexandre Bakker, à La Nef (bibli centre Dijon): « la nuit et ses monstres ». Et à la bibliothèque d’étude, « le tumulte des corps ». Du 4 juillet au 29 septembre

A l’espace Baudelaire (27 avenue Ch. Baudelaire, Dijon), expo photos de Sylvaine Brosseau, « vu du lit ». Du 9 juin au 4 juillet. 15-18h. Fermé mercredi et jeudi.

« Dijon vu par » Jean Matrot. Du 24 juin au 16 septembre, salon Apollon, Hôtel de Ville de Dijon. 14-18h. Fermé lundi et jours fériés.

Et Jean Macrot expose aussi chez l’Encadreur (sa galerie L’Espace), rue Charrue, Dijon, jusqu’au 26 août.

« Confrontation » , organisée par les Amis de la peinture bourguignonne au XXème siècle. Hôtel de Vogüé, Dijon. Du 23 octobre 2017 au 5 novembre (oui, vous avez le temps!)

Atelier du regard: nouveau!

J’ai essayé!

Premier « Atelier du regard » jeudi dernier, au Centre, rue de Chenôve, Dijon, mené par la plasticienne Christine Delbecq. « Ni un cours d’histoire de l’art ni un cours d’art plastique ni une visite guidée » dit-elle.

Elle avait apporté deux photos représentant des oeuvres d’artistes: Miquel Barcelo et Jiri Kolar. Tours de table. Les ressentis de chacun, les observations, les questions…Déjà les yeux s’ouvrent. De l’inattendu et de l’imprévu tombent. Passionnant.

Le principe de cet atelier est excellent.

Miquel Barcelo

Miquel Barcelo

D’abord, savoir s’arrêter devant une oeuvre d’art. Ne pas passer trop vite. Même si, à priori, elle nous indispose. Peu à peu entrer dedans. Grâce aux remarques du groupe, changer son regard. Sans pour autant se mettre forcément à aimer l’oeuvre en question. Mais s’y intéresser différemment. Oser se laisser déranger par elle. Commencer à mettre d’autres mots dessus. Aller plus loin.

La plasticienne conduit souplement le débat. Elle rassemble les commentaires entendus. Les fait rebondir et s’élargir. Elle apporte ses propres connaissances, fait part de ses expériences, tente de bousculer les idées reçues et les habitudes. Transmet spontanément son propre enthousiasme.

Conclusion: la prochaine visite à une exposition ou à un musée sera nettement moins casse-pieds pour ceux qui auraient assisté à cet atelier d’un nouveau genre! L’accès à l’art se fera plus facilement. Et, surtout, on aura compris que l’art … c’est pour nous. Nous tous. Qu’il peut nous emmener (ou ramener) vers nous-même.

Prochain Atelier du Regard le jeudi 12 janvier 2017, 20h30.

Place Wilson, Zut…

« Place aux arts » ! Jolie formule! Bien trouvée! Mais fausse, en grande partie! Cet été 2016, un samedi, autour de cette place dijonnaise, à kiosque et à jets d’eau, Wilson de son nom, s’étaient installés des exposants. Des artistes? Ah bon?

J’en ai très peu vu, en réalité!  Six ou sept qui mériteraient le nom… Guère plus.  Désolant. (Ne me demandez pas qui! Certains sauront de qui je parle!)

Je vais m’attirer les foudres en affirmant que cette « place aux arts » était démoralisante!  M’en fiche. Au moins j’aurai des commentaires ! Je ne peux en lire sur ce blog, pratiquement, que lorsque j’écris des méchancetés…

Que chacun puisse s’amuser à jouer du pinceau, à crayonner, à fabriquer des bijoux, à cuire de la terre…Oui. Pas de problème. Ces plaisirs sont recommandés, même. Prenez votre pied. Mais de grâce, ne nous imposez pas vos « œuvres ».  Si on continue d’exposer des choses de qualité médiocre, en les qualifiant « d’art », on fait du mal à la fois aux artistes (les vrais) et au public.

 

 

 

Festival Ex-VoO, programme été 2016

Programme été 2016:  ça se passe en divers lieux, Yonne et Côte d’Or.

Yaninka, sculptures acier, du 4 juin au 18 septembre, Prieuré de Vausse, Châtel Girard.  Du mercredi au dimanche. 10-12h et 14-18h.

-Gilles Malatray, installations sonores, du 4 juin au 4 octobre, parc et musée Buffon, Montbard. Du mercredi au dimanche, 10-12h et 14-18h.

-Sterenn Marchand Plantec, dessins, du 4 juin au 4 octobre, parc et musée Buffon, Montbard. Du mercredi au dimanche, 10-12h et 14-18h.

-Gene Fenn, photos, du 11 juin au 18 septembre, musée Gorsline, Bussy le Grand. Vend.sam.dimanche, 15h-19h

Danièle Tournemine, art textile, du 6 août au 18 septembre, Prieuré de Vausse, Châtel Girard. mercredi à dimanche, 10-12h et 14-18h.

 

la guêpe (Guigone) de Joana Vasconcelos, au FRAC

Au Frac (Bains du Nord) de Dijon, rue Quentin, l’espace qui a vitrine sur rue (autrefois, boutique) présente une oeuvre de Joana Vasconcelos, acquise par le Frac. C’est une guêpe géante. A voir. Intéressant.

Cette guêpe fait partie d’une série de sculptures animalières de l’artiste portugaise, en céramique, couvertes d’une enveloppe en crochet. Elle a voulu prolonger l’oeuvre du céramiste portugais R.Bordalo Pinheiro qui fonda une faïencerie en 1884 et créa des animaux à échelle démesurée. Elle a repris ses dessins originaux et sauvé beaucoup de ses moules. Cette guêpe est donc l’une de ses céramiques refaites, mais qu’elle a choisi d’habiller d’une délicate robe en mailles crochetées.Joana

Le textile est une de ses matières de prédilection. En particulier dentelles et crochets, pratiques traditionnelles de son pays:  Joanan Vasconcelos rend toujours hommage au travail manuel, à l’artisanat. Pratiques, aussi, considérées comme « féminines » : la femme est un fil conducteur de son oeuvre (interrogations sur son statut). L’artiste travaille avec un atelier d’une trentaine de personnes: architectes, ingénieurs, couturières, brodeuses etc. Ici, la robe de la guêpe a été réalisée par des dentelières des Açores. (Vous remarquerez que l’artiste n’a pas beaucoup mis la main à la pâte dans cette affaire! )

Les animaux qu’elle couvre ainsi de dentelles sont, la plupart du temps, de ceux qu’on a tendance à vouloir tuer: lézards, crapauds, serpents, guêpes… Elle en fait des objets précieux! Décorés, protégés! Non seulement ils changent d’échelle mais aussi de registre! Et ce petit animal a soudain une grande ambiguïté et un lourd fardeau: à la fois belle et monstrueuse, vraie et réaliste, dangereuse mais transformée en objet de luxe, momifiée, statufiée, porteuse d’une identité nationale etc etc etc .Joana2

La guêpe du frac porte le nom de Guigone (de Salins), épouse de Nicolas Rolin fondateurs tous deux des Hospices de Beaune en 1443. Pièce unique, elle fait partie d’une série de 6 guêpes qui toutes portent le nom d’une femme qui a marqué l’histoire locale du lieu où chacune des guêpes est installée.

Cette oeuvre est intéressante parce qu’elle étonne, elle choque, elle fait penser…

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Petites infos dijonnaises

Yan-Pei Ming expose à la Villa Médicis, à Rome, jusqu’au 19 juin. Ce sont ses « impressions romaines ». Elles rejoindront ensuite la France, le centre d’art de Sète. Ming prépare une expo pour la fin de l’année à la Romanée-Conti!

Le collectif des A4 Designers (4 jeunes femmes dijonnaises) a mis en place une nouvelle création (mars 2016): le « Big Band » , une structure en mélèze avec châssis métallique qui s’allonge devant l’entrée du Parc de la Colombière. On peut s’y asseoir, s’y allonger, y papoter, y méditer, y pique-niquer, s’y reposer de son jogging… Vous avez déjà vu une de leurs oeuvres devant l’hôtel de Vogüé, un banc du plus bel effet qui renouvelle agréablement le mobilier urbain. Et leur future création, à découvrir bientôt, se situera à la Minoterie.

l’art affiché

colmar2Des affiches superbes dans les rues de Dijon! (Janvier 2016) C’est rare de voir l’art aussi grandement placardé que les pubs de n’importe quoi!

Merci au musée de Colmar, nouvellement réinstallé… colmar

Open Art Galerie

Ce n’est certes pas nouveau, mais je n’en n’avais pas parlé depuis qu’elle s’est installée au 1bis rue Musette, à Dijon (et ce n’est pas récent, pourtant!). Open Art Galerie vaut la visite. La formule est sympa. (Du mardi au samedi 10-18h, jusqu’en juin 2016, car Open Art n’est là que par intervalles). Voyez aussi la Galerie virtuelle.

Le lieu est séduisant à plus d’un titre. Par un majestueux escalier de bois, vous montez  au premier étage d’un hôtel particulier. Tout aussi majestueuse est la grande salle qui vous accueille. Vous jetez inévitablement un regard par les grandes fenêtres à l’ancienne qui donnent sur l’église Notre Dame, là, tout près de vous. Et puis, vous allez vous balader dans tout cet espace chaleureux, peuplé de toiles à n’en plus finir. Au mur, par terre… Accrochées, posées… Partout. Dans les moindres recoins. Le royaume du pinceau, du crayon, de la colle, de la photo et de l’envie créatrice…(peu de sculptures, lors de ma visite). On parle de près de 400 oeuvres!openart

Vous avez le sentiment d’être à la fois dans un magasin et dans un atelier. Habilement encombré, juste ce qu’il faut. Chargé, coloré… Commercial, sans aucun doute, mais agréable malgré tout.

Le maître des lieux, Jean-Philippe Berger, a ajouté un détail qui a son importance: la possibilité d’une pause gourmande. Quelques tables et chaises pour feuilleter un livre d’art ou chercher l’inspiration, tout un buvant un verre et dégustant un petit chou (avec Josselin, créateur de choux. Vanille, pistache, rhum, cassis, abricot, framboise, chocolat, spéculoos etc…).

Il m’a semblé voir dans cette galerie une nette tendance au genre street art. Beaucoup de toiles sont dans cette veine. Peut-être est-ce dû au goût de JPB qui, lui-même artiste, aime mixer peinture, collages, résine et aérosol pour mettre en scène un personnage ou une voiture dans un décor composite. Aboutissant à un art urbain assez intéressant d’ailleurs. Il a son atelier sur place.JPB

J’ai vu aussi une propension aux couleurs vives. Plutôt flashy tout ça! Très peu de noir et blanc! (Je n’ai souvenir que d’un beau BBoss fait d’un patchwork à la craie de visages clownesques, comme sur des cartouches égyptiens).BBoss

Et j’ai vu beaucoup de choses qui penchent côté décoration ou illustration.

J’ai retenu parmi cette quarantaine d’artistes présentés: -Guillaume Vervandier, aux abstractions énergiques, évocatrices de matières en gestation.  -Cécile Colombo aux personnages burlesques et aux paysages urbains décoratifs, dans une technique de collages rehaussés d’aquarelle ou pastel.  –  Yutao Ge (Chine), aux douces scènes de vie naïves, un peu amoureux de Peynet…mais bon.  – Nabarus, que j’étais contente de retrouver après des années (vue à l’ex Galerie Boléna), aux architectures fantastiques fabriquées de petits collages accompagnés de peinture sur papier froissé mouillé; j’aime bien ces ensembles imaginaires, déstructurés.Nabarus

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Yan Pei-Ming, musée des Beaux Arts de Dijon

Yan Pei-Ming a offert une de ses peintures , « Le Rêve », au musée des Beaux Arts de Dijon. Elle rejoindra la partie du musée actuellement en travaux. J’ai assisté à un commentaire, dans le cadre de « l’oeuvre du mois ».

Jamais je n’étais restée aussi longtemps devant une oeuvre ! Une heure et demie! Assise sur mon tabouret de toile, j’écoutais l’aimable jeune femme qui faisait sa conférence sur Ming, et sur cette toile en particulier. Mais je ne quittais pas des yeux la peinture du « Rêve ».MingRêve

Je suis entrée sans problème dans cette sorte de sous-bois sombre. J’ai marché sur le sol terreux ou pierreux et sur les feuilles mortes. J’ai longé les gros troncs d’arbres. Et j’ai atteint cette lueur, au fond, là-bas, qui m’attirait depuis le début. Une respiration claire, au centre du tableau, qui contraste avec l’atmosphère noire et angoissante du restant. J’ai écarté les masses puissantes et épaisses, résistantes et hostiles, pour me glisser tant bien que mal dans cette ouverture souriante, bleutée, fraîche et accueillante.

Pas de vraie figuration de forêt ni de frondaison, pourtant. Juste l’évidence d’un paysage. Quelque chose d’abstrait, mais qui évoque inévitablement une image de voûte végétale ou, peut-être de roches volcaniques, ou encore de caverne… On pense à un paysage bien romantique du XIXème siècle…Avec un beau clair-obscur!

Contrairement aux toiles que je connaissais de Ming, celle-ci n’est pas le résultat, apparemment, des larges gestes de peinture brossée. Elle est surtout faite de giclures, d’éclaboussures, et de matière. Et elle comprend un peu de couleur autre que le gris, le blanc et le noir. Pas le rouge de certains de ses portraits, ses « fausses propagandes chinoises »! Mais un superbe bleu!

extrait du "Rêve" de Ming

extrait du « Rêve » de Ming

En tout cas, j’ai retrouvé la force de l’artiste et son énergie. Et j’ai vu à nouveau sa maîtrise de la construction.

Le paysage que j’avais devant moi était évidemment un monde intérieur. Celui du peintre ou celui de qui vous voulez. Le mien, pourquoi pas! Le vôtre?

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