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Salon des artistes, Fontaine-lès-Dijon

Pour ce Salon de Fontaine 2018, il me semble que j’ai envie de citer davantage d’artistes que l’année dernière! J’en rejette moins!! Un bon cru donc! (Même si je suis toujours allergique à ce genre d’exposition où les oeuvres les plus disparates cohabitent tant bien que mal).   Bossier

Petit tour d’horizon. Là où je me suis arrêtée. Intéressée, surprise, émue, curieuse ou carrément séduite. Sans ordre.Adenis

C. Bossier, ses gravures sur carton. Yi-Ling Lu, ses encres immatérielles. C. Maufret, ses graphismes fouillés. F. Adenis, ses nouveaux dieux poissons. C. Micheli, son pinceau magique en noir et blanc. F. Lepoivre, ses drôles de personnages allurés. M.C. Chevalley, ses planches de dessins. F. Content, ses élégants et touchants monotypes. F. Canet, sa folle famille en buis. C. Tiercin, ses espaces silencieux.

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F. Orzel, ses contrastes mouchetés en noir et blanc. P. Gonzales, ses douces photos surannées. M. Reboulleau, ses aquarelles musicales. E. Kubicki, ses zooms au cœur de la matière. D. Carette, ses rythmes colorés. M. Challaux-Berthet, ses harmonies en petits formats. P. Simonnet, ses créatures métalliques… (Etc, bien sûr!)Lepoivre

L’invité d’honneur est Philippe Guerry. On l’avait découvert à La Galerie La Source il y a quelque temps. Un geste pictural bien à lui, qui fait tout tanguer, se fluidifier, se noyer, se perdre… Une palette bien à lui, tout aussi aquatique. Les scènes peintes, en cabarets, bars ou casinos, transpirent à la fois la sensualité et l’ennui. Voire la désespérance. Tout un univers.

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Marc Giai-Miniet, Médi@lude, St-Apollinaire

En mai 2018, la médiathèque, Média@lude, de St-Apollinaire nous a offert une exposition super! « Théâtre muet des bibliothèques », de Marc Giai-Miniet. Mardi et mercredi 15-18h30, jeudi, vendredi et samedi 10-12h et 14-18h (samedi 17h)

Décrire c’est démolir. Tant pis, vous devez savoir ce qui vous attend à cette expo. Une série de placards ouverts, en quelque sorte. Avec des rayonnages, ceux des étages supérieurs sont à hauteur de vos yeux, à peu près. Ou des maquettes… Ou des immeubles miniatures, en coupe… Ou des maisons de poupées, vous savez, ces intérieurs de Lilliputiens où vos doigts qui s’y aventurent sont devenus des géants…

Bref, l’artiste, lui, les appelle des boîtes. Et pour cette expo à la médiathèque, ce sont ses bibliothèques qui ont été choisies.MGiai-Miniet4J’en connais qui s’arrêteront à la minutie du boulot. C’est vrai, un travail remarquable de reproduction exacte, à toute petite échelle. Scrutez les détails, c’est époustouflant. Mais, franchement, si c’était juste cet artisanat parfait du trompe l’oeil, je ne perdrais pas mon temps à vous en parler.Giai-Miniet2

Ces petits mondes construits par Marc Giai-Miniet créent le malaise.

Car, ces sages bibliothèques, d’une part sont désertes et abandonnées, et d’autre part finissent dans les chaudières du sous-sol où brûlent les livres. De monstrueux engins les ingurgitent dans leurs tuyaux. Et tout finit dans le noir des caves. Carbonisé. La bibliothèque est assimilée plusieurs fois à une mine de charbon: le livre est un carburant. Un côté Fahrenheit. Ou pire, Holocauste. En tout cas, le côté obscur de l’humain. Là-haut, le savoir, la culture, la mémoire. En bas, la destruction, l’anéantissement, la mort.Giai-Miniet3

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Sheila Hicks, Centre Pompidou, Paris

 Centre Pompidou, à Paris, une rétrospective de l’oeuvre de Sheila Hicks était installée à la Galerie 3 au printemps 2018, intitulée « Lignes de vie ».

Comme souvent maintenant dans les grandes expositions ou même dans certains nouveaux musées, pas de cloisons, pas de séparations. Ici, les oeuvres textiles de l’américaine Sheila Hicks sont montrées dans une vaste salle, sans ordre apparent, sans vraie chronologie. Invitation à la promenade.

Promenade du regard d’abord. A l’entrée, on ne voit, je crois, que de la couleur. Une immense palette de peintre. Et puis, on voit de la laine! On se dit (si on ne connaît pas bien l’artiste) que ce sont juste des pelotes géantes entassées ou accrochées aux murs, ou des écheveaux ultra-dimensionnés en cascade depuis le plafond, ou des piles de gros pulls tricotés ( à la rigueur des écharpes!) Non?

Décidément non. Plus on avance dans la salle, plus on s’approche, plus la subtilité du travail de l’artiste saute aux yeux. L’association de fils de matière et de teinte différentes aboutit à de belles compositions abstraites.Hicks

On a le plaisir de la couleur, certes, mais aussi du volume, de la matière … Du raffiné au rustique. De la soie au lin ou à la grosse toile. Ce sont de grandes sculptures, parfois.Hicks2 Ce sont aussi des objets, parfois: Sheila Hicks tresse, noue, ficelle, serre et bourre! Et voici ses « scaterred memories », petits macarons extraordinaires, comme des cailloux colorés, pleins de souvenirs…(découverts d’ailleurs au Consortium il y a quelque temps)Hicks4

Un mur de la Galerie est couvert des « Minimes » . Ces petits formats (20×30 cm) sont autant de mini tapisseries, tissages, broderies… que je ne connaissais pas. L’artiste les nomme aussi « investigations » ou « expressions personnelles ». De fins travaux manuels! Des bijoux!Hicks3Cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois

Consortium, Dijon, février-mai

Une nouvelle expo au Consortium , hiver et printemps 2018. Quatre artistes principaux. Suivant les salles et les oeuvres, je suis passée allègrement du désespoir à l’emballement. Avec des passages par le simple intérêt. Donc, finalement, de quoi bien se remplir.

Découverte de Jay Defeo, une américaine morte en 1989, connue à partir des années 50, avec la Beat Generation. Célèbre pour sa peinture-sculpture, « the Rose », qui obligera la démolition d’un mur pour l’extraire de son lieu d’expo! (l’illustration ci-dessous ne correspond pas à cette histoire! C’est une toile du Consortium)De Feo2Ici, au Consortium, son exposition se fait en parallèle avec onze artistes qui sont intervenus librement, en lien avec son travail,  pour constituer comme une « vague » (titre de l’expo « The Ripple Effect »). La plupart du temps (il y a des exceptions), les oeuvres de Jay Defeo semblent beaucoup plus fortes que celles de son fan-club! En peintures ou photos-collages, elle redéfinit à sa façon l’objet quotidien, la chose banale. J’ai suivi avec délice ses séries (ou parties de ) où la peinture en noir et blanc se fait matière à créer des volumes abstraits, très évocateurs.De Feo

Je passe sous silence une certaine installation avec des lampes de poche: ah non! Zut!

Parmi les collègues qui entourent Jay De Feo, j’ai retrouvé Tobias Pils que j’avais déjà noté ici comme intéressant.Tobias Pils

La salle, pour moi, la plus réussie, est celle de Mathew Lutz-Kinoy. Ce jeune artiste américain, touche-à-tout (danses, théâtre, performances, vidéos, peintures…), a installé là d’immenses toiles et quelques petites céramiques sur tatamis. Un ensemble cohérent dans la mesure où le point de départ est François Boucher, peintre du XVIIIème siècle. Et nous voilà plongés dans une ambiance château XVIIIème. Rien de vraiment défini. Juste des impressions, des sensations. Des harmonies de couleurs poudrées, comme déteintes, vieillies.M.Lutz-Kinoy Tout y est, mais en suggestions, en allusions : le parc du château (sous forme de plans géants), les tapisseries, les boiseries, l’exotisme en vogue à l’époque, l’érotisme sous-jacent mais ici représenté sans équivoque, la déco kitch, le dessin académique, la société de l’époque…M.Lutz-KinoyExtrait Le visiteur se promène, plongé dans le passé, mais en même temps bien présent dans sa modernité. Un exploit. Ce que savent faire les (bons) artistes: partir d’un sujet et le malaxer pour en faire une oeuvre à la fois référente et personnelle. Utiliser le vécu, le connu, l’ancien, le déjà-fait…Et puis, pétrir tout cela, gratter, enlever, ajouter, déformer et reconstruire…

Passons à Rebecca Warren, artiste anglaise et son expo « Tout ce que le ciel permet ». Ses sculptures déconcertent au premier abord.  Formes longilignes vaguement humaines (à la Giacometti) , hautes et maigres silhouettes qu’on pense féminines. Triturées, boursouflées, dégoulinantes de rose bonbon ou de bleu « Poupina »…Rebecca Warren En fait, ce sont de grands bronzes qu’elle a repeints. On imagine tout ce que portent en elles ces figures étranges: histoire de la sculpture, vie personnelle de l’artiste, idées féministes etc. Elle réalise d’autres sculptures: un petit peuple d’entités, du même genre, tortillés, déséquilibrés…A la limite de l’homme et de l’Alien.  Et puis, il y a ses structures en métal et ses mini « vitrines » avec néon (là, pas compris ni senti quoi que ce soit).

Pierre Keller (né en 1945, école d’Art de Lausanne) utilise, lui, le polaroïd. Un travail sur l’image. Images de l’instant, rapides, narratives, chargées de l’émotion du moment, sans esthétique, à collectionner etc. Je laisse la parole à ceux que cela touche et passionne…

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Y.P.Ming, Galerie Ropac, Paris

La Galerie Thaddaeus Ropac du Marais (7 rue Dubelleyme), à Paris, nous a offert une vingtaine de peintures de Yan Pei- Ming à voir au printemps 2018. Un régal!

Sur le grand mur blanc du fond, le pape Paul III zyeute du coin de son oeil coquin (lubrique?) la jolie Suzanne à moitié nue. Les deux toiles côte à côte… Bien vu! Drôlement irrévérencieux! Parfait!  Et revoilà le pape Paul III sur le mur de droite, deux fois représenté, encadré par une scène porno. Et, sur le troisième mur, c’est au tour d’un cardinal d’être le voisin de femmes nues.Ming2

L’exposition a double intérêt:  montrer des huiles et des gouaches (rares aussi chez lui) de Ming sur un sujet qu’on lui connaît peu, le nu et l’érotique. Et leur associer ses célèbres portraits pontificaux, dont sa reprise du Titien.

Haut, au-dessus de la porte, un autoportrait géant surveille le tout.Ming

Au-delà de la virtuosité du geste pictural de Ming, on apprécie ici le choc des époques (une jeune femme avec son téléphone portable non loin d’un pape du XVIème siècle), le choc des idées, des cultures, des réalités, des morales, des genres. C’est l’expo des chocs et des contrastes. Même dans les couleurs:  ces messieurs de l’Eglise sont peints de grands balayages rouges, pourpres ou bleus. Les femmes sont peintes en dégradés de blanc et gris clair.Ming3

Belle confrontation, donc. Avec, pour point commun, le brio bien connu du peintre chinois-dijonnais! Coulures et toniques coups de pinceau créent la lumière, le volume, les lignes…etc

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13+, à l’Hôtel Despringles

En mars 2018, le collectif 13+ donnait à voir une exposition intitulée « Diptyques, Triptyques et + » . C’était dans le bel Hôtel Despringles (ancien rectorat) rue Monge. Entrée 47 rue Crébillon. 

Je me fie à mes photos! Quand je prends en photo, c’est que je suis en état d’enthousiasme, d’émotion, d’étonnement ou de plaisir! Quand je ne prends pas en photo, c’est que je sens un goût de déjà vu, ou que ça ne me correspond pas, ou que c’est franchement vide d’intérêt et de sens.Jarlaud

Donc… Une quarantaine de photos prises à cette expo de 13+! C’est plutôt un résultat satisfaisant! Je ne me suis pas déplacée pour rien! Les artistes (que je connais pour la plupart) ont innové pour beaucoup. Même si chacun reste dans sa trajectoire de travail personnel. De belles idées ont jailli.reboulleau

(Je viens de me rendre compte que je n’ai pas tout vu….Zut. J’ai loupé une salle ou quoi? Ne faites pas comme moi, surtout! Par exemple, j’ai raté les retables de Pasale Serre…  Bon! A refaire)

Petite balade devant mes photos, pour raviver le souvenir de ma visite: oeuvres métalliques abstraites de Mireille Barrelle dès l’entrée, peintures en vues rapprochées de Thirion, silhouettes érotiques de Micheline Reboulleau, céramiques en installation de Monique Rion, paravent de Evelyne Lagnien, poésie en noir et blanc du photographe JP Jarlaud, transparences grillagées de F.Orzel, imaginatives gravures et aquarelles de Odile Massart, ardoise de Marc Mugnier…. Et encore plein d’autres créations…Massart

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Jean-Claude Sgro, Galerie La Source

A Fontaine-les-Dijon, la Galerie La Source a accueilli au printemps 2018 « Corps Accord » du peintre Jean-Claude Sgro. Du mercredi au dimanche compris, 15h30-18h30.

Disons-le tout de suite, j’ai été déçue. J’arrivais à la Galerie avec le souvenir d’une expo de Jean-Claude Sgro, en 2011, dont les dessins et peintures m’avaient semblé extrêmement forts.  Je voyais encore ces femmes au corps opulent et glorieux qui défilaient d’un bon pas, avec pour seul habit leurs chaussures à talons. Et il y avait de belles compositions de corps féminins emmêlés, à peine réalistes. Quelques traits énergiques qui donnaient le mouvement et quelques couleurs puissantes pour dynamiser l’ensemble. Le geste était sûr et l’artiste donnait à voir sincèrement ce qu’il ressentait à propos de son sujet préféré, le corps des femmes.

Cette fois, j’ai eu l’impression que l’artiste avait trop amplifié ce qui était encore discret il y a 7 ans: la couleur prend une place plus importante, les flashy sont nettement plus nombreux, le coup de pinceau s’est élargi, les compositions se sont chargées. En outre Jean Claude Sgro tente une nouvelle technique, il peint sur altuglas. Il ajoute aussi, ici et là, des petites feuilles d’or ou d’argent. Il dirige notre regard avec des sortes de flèches ou de traits. Tout cela donne la sensation que la peinture cherche à vous attirer, à vous plaire…Quelque chose de brillant…Qui enlève le côté sincère que suggéraient les oeuvres de 2011.Sgro

Bien sûr, le dessin est là. Le trait toujours aussi sûr. On se régale de croquis de toutes tailles éparpillés sur la surface peinte. Les corps de femmes sont toujours chantés en hymnes à la joie… Mais peut-être avec un côté exagéré et forcé, qui ne me convient pas. La seule oeuvre qui me séduit est celle choisie pour le carton d’invitation! C’est du Sgro sans pompe ni trompette. Sgro2

Et puis, quel dommage d’avoir repris un titre d’exposition déjà utilisé en 2014 par un autre artiste!! (Je suis persuadée que ce n’est qu’un hasard, mais zut! )

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Bernard Beros, photos, Espace Baudelaire

En mars 2018, à l’espace Baudelaire (27 rue Baudelaire, Dijon, quartier Toison d’Or) expo photos de Bernard Beros. 14-18h, du lundi au vendredi. Accompagnée de textes de Michel Lagrange.  A voir……

Avec un appareil argentique, depuis son 5ème étage, Bernard Beros a surplombé la place Grangier et saisi des instants changeants d’ombres et de lumières, des passages éphémères de piétons, des jeux de lignes et de teintes. Ce sont des haïkus en photos. Rien de trop. Juste le graphisme, augmenté de la petite touche d’humanité. (Et une épure qu’on admire sans vitre, ça ne gâche rien!!)

J’ose à peine glisser ici un visuel. Tant pis et pardon! (Je choisi un diptyque). Beros

Et j’ai joué de 4 et 5 pieds pour ces quelques vers en me plantant devant 4 photos (vous devinerez lesquelles en allant voir l’expo!)

Noires et blanches. Lignes coupées. Lignes alignées. Et la fameuse… petite tache rouge.

Béton rose poudré. Lignes cerclées. Lignes carrelées. Et le damier… bleu à sept côtés.

Couleur brique pâle. Disque quadrillé. Un cadran solaire. Et le pas noir… qui saute le pas.

Palette cendrée. Rugosité. Mur de pierres à plat. L’envie de plonger…sur le petit bleu

 

 

Vicenta Valenciano, galerie Charron, Paris

Hiver 2017-18 (quand il a neigé sur Paris!!) la Galerie Charron, Paris, 43 rue Volta, accueillait « Transgression » de Vicenta Valenciano. Petite visite.

Son idée, à cette artiste, Vicenta Valenciano, est de faire de la peinture sans support (elle appelle ça « liquid painting »). Je ne connais pas sa technique. Mais n’empêche que le résultat a quelque chose d’à la fois léger, agréable et mystérieux. Le principe de la peinture qui vivrait en indépendance,( qui vivrait sa vie!) me plaît assez. Une entité libre. Que l’on peut déplacer, sculpter, poser, manipuler…Les oeuvres sont entre volume et peinture. Entre espace et surface.

Ne vous imaginez pas que la peinture flotte, comme ça, immatérielle et fantomatique, dans l’espace de la Galerie! L’artiste l’a domptée!

Quelques coulures noires s’entortillent, saisies au vol et déposées délicatement sur cartons blancs, à peine tenues, en respiration, puis faites prisonnières dans un cadre derrière une vitre. Belle abstraction, comme des calligraphies échappées d’un manuscrit et qui dansent follement, ivres de leur liberté.Valenciano

Des portraits aussi, comme décollés de leur support, (décalcomanies!). Formes peintes aériennes. Repositionnées sur quelques fils d’on ne sait quelle matière transparente (plexiglas fondu et redurci?). On voit ces figures un peu comme à travers une surface d’eau. Sans vraie réalité. Lointaines. Troublées. Valenciano2

J’ai moins aimé ses autres portraits. L’artiste a voulu montrer et prouver que ses peintures n’avaient pas d’épaisseur, puisque pas de support. L’une d’elle tourne sur un socle, enfermée entre deux plaques de verre (plexiglas?) .Pour moi, ça, c’est juste froid et technique.

Cliquer sur les visuels pour agrandir, en deux fois (merci à la galeriste pour la permission de photographier)

 

Traits d’union, Nicolas Henry, Maison Phare

Hiver 2018; J’ai vu une expo à la Maison Phare (Fontaine d’Ouche, allée de Grenoble) dans le cadre du festival Modes de Vie à Dijon. Formidable travail de l’artiste Nicolas Henry. 

Trois parties du travail de Nicolas Henry : 1- en résidence dans des accueils périscolaires, il a échangé et créé avec les enfants (photo collective, créations de marionnettes personnelles,  journal de bord…)                   2- ses photos  « Les cabanes imaginaires autour du monde »           3- ses photos « Les cabanes de nos grands-parents.

Ses « cabanes »! C’est intéressant car, en amont, il y a toute une démarche de rencontres, d’explications, de dialogue, de participation… Dans tous ces pays du monde où Nicolas Henry est intervenu, j’imagine la surprise, l’incompréhension, la patience, la persuasion, et puis l’enthousiasme, les rires, les déplacements, les transports, les mises en place… Les gens de ces régions un peu lointaines et marginales se sont pliés aux folies de l’artiste! C’est formidable. Il s’agit d’un travail en commun, guidé par lui.HenryAvec les moyens du bord, de bric et de broc, avec les objets de leur quotidien, sont montés des sortes d’architectures, d’abris ou d’engins tout à fait farfelus. C’est aussi bien une fusée qu’une voiture, qu’un cercle de feu ou qu’une petite arche de branches… L’imaginaire s’est mis en branle autour de la réalité. Et l’artiste, en finale, réunit les participants devant (ou au coeur de) l’installation. Clic-clac, photo. Les gens sont figés, ils prennent la pose comme sur d’anciens clichés.Henry2

Mise en scène, installation (au sens artistique contemporain), montage de théâtre, création collective, image poétique, morceau d’humour, reportage ethnique, action significative… Et photo! Oeuvre d’art totale!

N’oublions pas les encadrements de ces photos grand format! Faits de morceaux de bois récupérés et dépareillés. Aussi bien des fragments d’armoire ou de planchers, ou des bouts de palettes etc! Des cadres en harmonie parfaite avec les assemblages fantaisistes du sujet photographié!

Deux magnifiques livres sont à consulter sur place pour mieux connaître le travail de Nicolas Henry.

Pardon pour la mauvaise qualité de mes clichés. Cliquer sur eux pour agrandir, en deux fois