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julia morlot,à Nü Köza

De cette installation-exposition à la galerie Nü Köza (en février 2012  je n’ai pratiquement retenu que les mots! L’artiste,Julia Morlot,écrit (un ou deux textes reproduits sur les murs de la galerie) des petits flashs,des instantanés qui sont souvenirs vécus ou impressions fugitives. Par exemple (en plus de ceux que j’ai insérés ), « Les bocaux s’empilent sur les étagères [] L’un porte la mention eau de neige [] L’eau de neige sert à calmer les brûlures »

J’apprécie ce genre d’écriture. J’en fais un tout petit peu. C’est ce que j’appelle mes « photo-mots »(il y en a quelques uns sur mon blog à la catégorie Textes persos).

Et en les lisant,je me disais qu’on pourrait les mettre en vie,ces phrases en forme de petits poèmes de Julia Morlot . Comme on encadre un vieux tableau,comme on couche des images sur un journal intime. Il y a là belle matière. Quitte à détourner quelque peu la chose,ne pas reproduire à la lettre ce que dit le petit texte,faire preuve de créativité. Lui ajouter une dimension.

C’est un peu ce qu’a fait l’artiste ici,dans son installation. Mais pas assez,à mon goût! Je suis restée sur ma faim!

Cheveux,poils,peaux,fourrure…Trophées,dentiers,dentelles…Oui! Des objets,ici,dans la scénographie de Julia Morlot,qui ont une vie à raconter. Certes! Mais qu’est-ce que j’aurais aimé qu’elle creuse davantage le sujet,qu’elle aille plus loin,qu’elle travaille ces idées de liens,de tresses,de tricotage,de tissage. Ce qui unit au passé,à l’enfance. Ce mélange d’évocations réelles et de contes de fées. D’habitude,j’aime la sobriété,mais…point trop n’en faut…parfois.

Bref. Je sais pas! Vague dans ma tête ! Mais une impression de « dommage »en sortant de nü köza. Que l’artiste ne m’en veuille pas!

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Patrick Gonzales,à L’Entrée Libre

La galerie Entrée Libre,Caisse d’Epargne,place de la Nation,à Dijon,a reçu en janvier 2012 l’artiste Patrick Gonzalès. Une exposition peinture et photo numériques.

Certes,c’est du numérique! Et je ne suis pas toujours admirative! Vous le savez! Mais là,j’ai trouvé que l’artiste utilisait l’outil avec intelligence et sensibilité. Les surréalistes auraient sans doute adoré ces techniques actuelles pour réaliser leurs compositions oniriques et leurs associations un peu folles. C’est ce que fait Patrick Gonzalès. Il aime sortir de leur contexte objets et personnages,les déplacer dans des décors inattendus,improviser des situations impossibles. Il rêve. Il flotte dans l’imaginaire et l’inconscient. C’est plein de charme. Charme volontairement un peu désuet parfois (comme d’ancienne cartes postales).

Sans cesse revient son amour de la peinture. Allusion à Botticelli,Magritte,Chirico,Raphaël…Il fait intervenir des personnages de peintures célèbres,mais en jouant un peu au « cadavre exquis »avec eux! Il les balades d’un monde à l’autre. Les fait cohabiter avec des univers incongrus.

Bref,l’artiste joue. Avec le temps,avec les lieux,avec les espaces,avec les dimensions…L’ordinateur lui est une aide précieuse pour jongler ainsi!

Mes œuvres préférées dans cette expo sont les noirs et blancs. Plus sobres. Petites mises en page soignées. Minimalistes. Saynètes souriantes et originales,comme ces deux escargots sur une enveloppe qu’on imagine prêts à baver pour la coller! Ou cet éléphant-nuage,que j’ai bien aimé!

Je n’ai pas de photo de cette expo. Mais vous pouvez aller sur le site de l’artiste:

http://www.patrickgonzales.net

 

 

 

Raphaëlle Jouffroy,gravures (la source)

En décembre 2011,la galerie La Source,à Fontaine-lès-Dijon,a offert une exposition qui changeait un peu de l’ordinaire,puisqu’il s’agissait exclusivement de gravures. « 15 ans de gravure »dit leur auteur,Raphaëlle Jouffroy.

Pointe sèche,eau-forte,aquatinte…Raphaëlle Jouffroy maîtrise les techniques (sans parler du dessin qu’elle maîtrise aussi!). La gravure représente un travail long,minutieux,soigné. Le résultat ,chez cette artiste,est magnifique. Dans la grande salle du bas,elle a choisi d’accrocher des séries,qui montrent les différentes étapes de son travail de graveur. C’est à la fois intéressant et beau.

Et,sinon,que de petits mondes intimistes,d’atmosphères confidentielles! L’artiste sait créer une ambiance. Qu’en peu de lignes ces choses là sont dites! Ces chiens de traîneau dans la tempête,ces chameaux dans le vent de sable,ce chat derrière le rideau,ce baiser,ces scènes de chasse,de corrida…Des mini formats qui demandent qu’on s’approche et qu’on s’attarde.  Une même teinte sépia qui empêche de se laisser distraire. On avance sur la pointe des pieds dans les salles de la galerie,pour ne pas déranger les souvenirs et les émotions que murmurent les œuvres. On a l’impression de feuilleter un de ces vieux albums photos qui laissent transpirer tant de sentiments…

je mets une photo gros plan (extrait d’une oeuvre) et une photo d’un cadre vu d’un peu loin,pour donner l’idée de la taille de certaines gravures et de leur présentation (très réussie). Cliquez pour agrandir

 

biennale de lyon

De la biennale d’art contemporain de Lyon (jusqu’au 31 décembre) j’ai envie de choisir un seul bon souvenir à vous évoquer! …J’hésite. Parmi les œuvres des trois sites que j’ai visités,il n’y en a qu’une petite dizaine qui m’ont interpellée (par exemple celles de arthur bispo do rosario,eva kotatkova,virginia chihota,christian lhopital,robert kusmirowski,laura lima  etc)

Allez,je choisis « la sorcière »de Cildo Meireles (La Bruja)

au sol,dans deux immenses salles,s’étirent et s’emmêlent des milliers de kilomètres de fils de laine. Une invasion. Une prolifération. Le visiteur marche sur ce réseau enchevêtré,dérape ou se prend les pieds dedans (pris dans les mailles d’un filet?)….Certains fils grimpent souplement au plafond,toiles d’araignées élégantes. Au fond de la seconde salle,on s’aperçoit que les fils sont crachés par un balai posé contre le mur. (On peut aussi supposer,à l’inverse,que le balai aspire cet océan de fils). Un peu plus loin,dans un recoin,s’est accumulé un gros tas de fils. Une montagne avachie. Peut-être la réserve,ou le rebut.

Cet étalage de fils crée un bel ensemble de lignes noires,certes chaotique mais harmonieux. Les traits structurent  l’espace. L’esthétique est présente (chic!). La réflexion aussi:On pense à un crayon rageur qui aurait tracé,tourbillonné,filé,gribouillé…Ou on pense à un ouvrage qui aurait été tissé et qui est en train de se défaire,et c’est la débâcle. Un travail de longue haleine qui se détricote,se détruit…Et c’est le désordre. Ou alors…C’est le contraire,la pagaille d’avant la création..

Et cette œuvre du brésilien Cildo Meireles cohabite avec le travail d’autres artistes. Des dessins aux murs et des objets qui ont trouvé leur place dessus. Intéressant,vraiment.

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Salon à Chevigny

Encouragée par ma visite de l’an dernier,au Salon Art Actuel de Chevigny-st-Sauveur, j’y suis retournée cette année. Et je n’ai  toujours pas été déçue. Pourquoi? En général,le mot Salon me fait reculer…Quelque chose de coincé,où les œuvres ne cohabitent pas bien entre elles…Toujours les mêmes noms…Une espèce de salle des ventes…

Ici,à Chevigny (c’était en nov 2011,ce sera à partir du 19 octobre l’an prochain) chaque artiste a la possibilité d’exposer beaucoup d’œuvres. Il y a de l’espace. Les panneaux sont blancs,hauts,et rangés de telle manière que les chocs n’ont pas lieu (pas trop) entre les divers travaux d’artistes. Les peintres peuvent présenter de belles séries. Un panel de leur travail. Et puis,des nouveautés pour nous les spectateurs…Des découvertes. (Seuls 5 d’entre eux étaient déjà invités l’an passé,sur 20).

Mes trois vrais coups de cœur:-François Gauchet (photo juste ci-dessus),un langage pictural sans simagrées,quelque chose de pur et sincère dans le coup de pinceau abstrait,une économie de lignes et de teintes qui font un concentré d’émotion (et le dessin de la « gamelle »en refrain,en présence incessante!)       -Erba Mar,  (photo ci-dessous) des abstractions qui l’air de rien racontent chacune une histoire,avec leurs différences de ton,de force,de composition,de couleurs…Je m’explique toujours mal comment de telles peintures abstraites me font vibrer au plus profond de moi!       -Françoise Bogard,(supprimée sur demande de l’artiste) du trompe l’œil qui flirte avec l’abstrait,une perfection de réalisme qui flotte loin de la réalité,de superbes ballets d’objets sans nom. Des faux-semblants de tissus,papiers,voiles. Beaucoup de recherches esthétiques.  Déçue par ce que j’ai appris ultérieurement. Cette artiste travaille sur ordinateur…Dommage!

J’ai aimé aussi les aquarelles de Franck Jooste,les dernières toiles de Katherin,les sympathiques sculptures de Colettes Denizot,les chaises de Christian Rattoray et certaines toiles de Mic Hahn…Et…Le costume de théâtre exposé sur scène!

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marc-antoine mazoyer,galerie nü köza


Un peintre s’était installé à Nü Köza en novembre 2011. Un peintre. Un vrai. Qui mène une sincère aventure picturale depuis des années. Après l’abstraction,il a introduit peu à peu des personnages qui émergent de cette matière colorée tellement vivante dans ses tableaux. Oui,sous le pinceau de marc-antoine Mazoyer,on a presque l’impression d’une matière organique qui se développe ou se déplace,gonfle ou maigrit…Qui existe en elle-même.

Par moments,il semble même que l’artiste soit en lutte avec ses pigments…La toile du triptyque exposée à Nü Köza,qu’il intitule l’atelier du peintre,montre d’ailleurs l’artiste en position très dynamique. (J’ai même cru d’abord qu’il s’agissait d’un coureur de jeux olympiques!!) Le pinceau pourrait être une arme dans sa main. Au même titre que celles que brandissent nombre de ses personnages. Car,chez marc-antoine Mazoyer,le climat est souvent à la révolution,à la contestation. Le poing est en avant. On est « debout »,en action…Et son geste de peintre a quelque chose de ce refus de la passivité et de l’immobilisme.

Ses grands formats vous accueillaient dans ce bel espace de la galerie,rue Charlie Chaplin à Dijon,pas forcément avec douceur! Ils attaquent un peu! Certains violets,par exemple,pour moi,sont agressifs au possible! Et puis,vous restez. Et vous voyez qu’il se passe quelque chose. Vous vous approchez. L’énergie de cette peinture vous gagne.

« Le supplicié »,en particulier,est une toile bouleversante. Faite de souffrance et d’humiliation. Et c’est justement par la peinture (et non le dessin ou la forme) que cela est exprimé. (photo gauche)

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Jacques Brouail et Cheda,Galerie Wilson

Assez vite,la galerie Wilson a trouvé son rythme de croisière. Elle reste fidèle à un genre et accueille des artistes qui sont tous dans la même lignée (même différents apparemment) . Je veux dire que chez Colette Vuillaume,la maîtresse des lieux,  on rencontre toujours des artistes accomplis,qui ont fait leurs preuves. Des artistes au travail sérieux. Souvent connus et reconnus dans un certain monde artistique. Des références. Mais rares sont les vraies surprises côté création plastique…

Je visite souvent cette galerie car il faut reconnaître que le lieu est un coffret très agréable pour contenir peintures et sculptures. Éclairages parfaits,vases de fleurs,chat sur le radiateur,cloison en vitres anciennes,vieilles portes raffinées…L’âme de la maison est là.  « Luxe,calme et volupté »..

Mais,en général,le travail présenté est sans vraie audace.  Sans vraie nouveauté.  Il ne « risque »rien.  Il va plaire,sans aucun doute.  Les œuvres exposées sont toujours très décoratives,prêtes à rejoindre votre salon. On est dans une jolie esthétique,une élégance…Même si la galerie Wilson accroche parfois des abstractions franches,celles-ci restent sage et sans originalité.

Quand même!………Jusqu’au 13 novembre 2011,il y avait qque chose à voir!

Le sculpteur (et médailliste) Jaques Brouail présentait quelques unes de ses œuvres. J’ai été séduite. Ce sont des pièces en tôle d’acier. Étonnants volumes abstraits où jouent masses et vides,équilibres et tensions,reflets et moirures. (Cliquez sur les photos pour agrandir)

Le sculpteur était accompagné par la peintre Cheda dans cette exposition. Effets de cubisme à la Braque,mais avec couleurs assez éclatantes. Les paysages sont  meilleurs que les personnages. Ses natures mortes aussi. C’est joli. Sans plus.

3 femmes cherchent…(Galerie La Source)

Il fallait prendre un laps de temps suffisamment long pour visiter cette exposition! Elle demandait qu’on s’y attarde. Il y avait tout de même trois artistes qui faisaient,en quelque sorte,leur expo dans l’expo.  A priori,on ne voyait pas trop de lien entre les peintures.. Pourquoi ces femmes avaient-elle construit une exposition commune? On  cherchait le fil à suivre…Donc,pour vous y retrouver et prendre  du plaisir,il fallait leur accorder une bonne heure ou davantage à ces « Trois femmes qui cherchent… »(titre de l’expo)! Elles le méritent!

Les sculptures de Catherine Scellier servent de bornes (ou de garde-fou),dans la salle du bas,pour vous guider dans votre cheminement. Sinon,les peintures de Véronique Soriano et celles de Christiane Bruley vont se heurter devant vos yeux. Elles ne vont pas forcément ensemble.

Par contre,le travail de Catherine Scellier a des échos avec les deux peintres. (Aurait-on déjà trouver le lien?…)

Et revoici donc,pour notre plus grand plaisir,  les créatures burlesques,ou tragiques,ou attendrissantes de la sculptrice. Formidable créatrice,elle met en mouvement des personnages pleins de vie qui,la plupart du temps,jaillissent d’un élément naturel,bois,os,pierre ou coquillage. Elle manie décidément le raku toujours avec dextérité.

Christiane Bruley met de plus en plus de fougue dans son pinceau abstrait. Ses derniers tableaux
donnent de plus en plus l’impression de pénétrer une matière. Comme si on circulait à l’intérieur d’un arbre,ou d’un élément naturel ( eau,terre,ou même fruit…) Après le carton et le bois,elle peint depuis quelque temps sur métal. C’est du plus bel effet.

Véronique Soriano semble tisser et coudre des pans de couleurs douces sur sa toile et y glisser des personnages féminins ou asexués. Anges,vierges,amazones,sirènes…ils sont transparents comme le rêve ou éphémères comme le souvenir. Les décors ( que je qualifierais de « bibliques ») où ils apparaissent ont la même évanescence. Quelle mythologie nous racontent-ils? C’est du Fra Angélico moderne ou du Chagall! (Toute proportion gardée!)

En plus,ces 3 artistes ont utilisé habilement les pièces de la Galerie avec,entre autre,chacune son « cabinet des curiosités ». Là,petite collection intime de ce qui les nourrit,les inspire en tant qu’artiste. Petits portraits cachés. Petites confidences. On y voit de très belles choses parfois,comme ces gravures de C. Scellier assorties de points de couture et d’encre de chine flottée…Ces alcôves nous permettent peut-être de mieux appréhender la personnalité de chacune des 3 femmes.

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Fuggio,à St-Apollinaire

En septembre 2011,les cimaises de la Maison des associations de St-Apollinaire ont accueilli le travail de Fuggio (Paule Fumoleau). L’artiste montrait son parcours depuis ses premiers figuratifs et modelages jusqu’à ses abstractions.

Non,Fuggio n’est pas inspirée par le Japon,elle vous le répète gentiment et patiemment! Même si son travail de recherche  sur la gestuelle aboutit souvent à des idéogrammes proches d’une écriture asiatique. Elle s’intéresse au graphisme et à « la trace laissée par le geste »,voilà tout. « Le trait a sa propre vie »dit-elle.

Cette expo raconte son chemin d’artiste vers l’abstraction. Comment elle a appris d’abord à épurer,à réduire les couleurs pour mieux jouer sur les formes etc.

Ses dernières peintures manifestent encore une évolution. Elles s’éloignent un peu du graphisme,tout en restant dans le mouvement,  l’élan,le geste ample. L’abstraction devient peut-être encore davantage spirituelle.   « Aller plus loin »  dit-elle. Et elle reste fidèle à ses rouges et noirs.

Côté sculptures,ce qui m’a toujours séduite chez Fuggio,ce sont les relations étroites entre celles-là et ses peintures. Quand elle dégote chez les ferrailleurs de superbes formes vieilles et rouillées,qu’elle fait revivre en une seconde existence (sans pour autant ni les déformer ni les modifier),on a l’impression de voir le graphisme de ses toiles passer en 3 D! Rapports évidents! Etonnant!

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Christine Jouvenceaux,à La Source

« Résonnances »est le titre que la sculptrice Christine Jouvenceaux avait choisi pour son exposition à la galerie La Source,l’automne 2011 (Fontaine-lès-Dijon). Cette petite dame filiforme,à la (très) longue chevelure rousse et aux yeux bleu profond,fait naître de troublants personnages.

Une armature métallique,des textiles,de la résine,du plâtre,du bois flotté…Christine Jouvenceaux use avec habileté de matériaux qui lui conviennent pour sculpter l’homme. L’homme dans sa dualité:à la fois fragile-vulnérable et,malgré tout,capable de grandeur et de force.

Son humanité se courbe,tombe,rampe. Elle ploie sous le fardeau de la vie. Elle souffre dans son corps. Elle ressemble à un Christ de chemin de Croix ou à un Don Quichotte désespéré. Mais elle sait aussi se relever,s’entraider,s’envoler,trouver la voie!Voilà l’impression que laisse cette exposition assez émouvante.

Ces sculptures à la chair déchiquetée,écorchées vives,à l’allure squelettique,au visage douloureux sont vraiment belles.

Le travail plus récent de l’artiste a gagné en sérénité. Les personnages sont moins torturés. Cela me plaît moins! (c’est personnel!)

Et l’artiste présentait au 1er étage de la galerie une série d’oeuvres inspirées de bouddhas. Je n’adhère pas du tout à cette façon de mettre en scène,d’une façon « folklorique »,des objets d’une religion qu’on croit connaître extérieurement. Tissus,poufs,bâtons de parfum…Non! L’art n’a pas besoin de ça. Ses « astres »,par contre,sont intéressants (bas-reliefs de résine et de sable).

A noter ses petits animaux,sur le pallier,dans la même veine que ses personnages. Bien!

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