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Dijon vu par…

Poésie et photographie, cette année, au Palais des Ducs de Dijon pour le traditionnel « Dijon vu par », au Salon Apollon. Pascal Reydet et Annabelle Larcheveque. Jusqu’au 20 septembre; 14-18 h, fermé dimanche et lundi.

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Pascal Reydet nous a habitués à d’excellentes scénographies de ses expositions de photographies. Et cette fois, avec ses collaborateurs, je crois qu’il fait encore mieux! Dès l’entrée dans le salon Apollon, on comprend ce qui nous attend: deux panneaux géants attirent le regard et annoncent la couleur: photo très grand format au sol, face à nous, et écriture, sur écran suspendu au plafond, un peu plus loin. On a compris. Ce sera l’image et les mots.

Sept ou huit sujets sont abordés, avec chacun son style de présentation: petits panneaux sur pieds pour un tour au centre ville, cadres vieillots pour un cabinet de curiosités, sorte de gros chamboule-tout pour la fête foraine, carnet géant pour l’intime etc. Varié, sans aucune monotonie, mais pas fouillis pour autant. Tout cela se tient. Et s’enchaîne. Mais on peut aussi suivre l’ordre que l’on veut. Et lire les tomes de cette belle histoire séparément.

Dijon nous est donc conté.

L’art de Pascal Reydet c’est la sobriété. Ce serait presque l’image pauvre. Celle qu’on ne verrait pas ou qu’on oublierait si le poète-artiste-photographe ne nous la montrait pas. Et l’image est si simple parfois qu’elle oblige à s’arrêter et à chercher son pourquoi, sa raison d’être, son secret. Comme un simple trait d’encre de Chine peut en dire long… Et Pascal Reydet porte un certain regard tendre sur Dijon, ce qui n’empêche pas l’humour et le pittoresque.

La déambulation dans la ville a été faite à deux. Pascal et Annabelle. Et le résultat est un duo, avec échos et résonances… Les mots de Annabelle Larcheveque traduisent (interprètent?) les scènes, les personnages, les objets et les paysages avec d’autres couleurs, d’autres sons, d’autres références…Peut-être davantage dans l’abstrait, dans le rapport à soi, dans l’intérieur intime. Même si son écriture colle à la réalité, elle s’en échappe aisément et construit des images (oui, comme le photographe) immatérielles.

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